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Bosalisi apporte son soutien aux écoles d’Afrique subsaharienne

 

Créée le 14 janvier 2014 et installée à la Cité francophone d’Edmonton, la fondation Bosalisi veut améliorer les conditions d’enseignement en Afrique subsaharienne, notamment en République démocratique du Congo. Sa directrice générale raconte.

« En septembre dernier, mon mari [Max Mubela] a été au Congo. Il a vu qu’il y avait beaucoup de souffrance, beaucoup de pauvreté et pas beaucoup de ressources pour les jeunes, surtout en milieu rural : des écoles qui n’ont pas de bancs, pas de tableaux… On écrit par terre ! » Maryse Kiese-Mubela a beau avoir passé les premières années de sa vie au Congo, elle n’a pas connu ce dénuement. « Quand tu rentrais à l’école, tu avais un nouvel uniforme, ton sac à dos, tes affaires… », se souvient-elle.  C’était il y a une vingtaine d’années, avant qu’elle ne déménage à Montréal, puis Edmonton.


Aujourd’hui, Maryse se démène pour son pays d’origine. Avec son mari et un noyau de bénévoles, elle a créé la fondation Bosalisi (« entraide » en lingala, une langue bantoue parlée aux deux Congo) dans le but de soutenir l’éducation des jeunes en Afrique subsaharienne, en commençant par la République démocratique du Congo. « J’y suis retournée pour la première fois en janvier 2014 », pour remettre du matériel de base à des écoliers : cahiers, crayons, taille-crayons… « Ce sont des choses qu’ils n’avaient pas », insiste-t-elle.

Deux écoles rurales de la province de Kinshasa (primaire et secondaire) ont ainsi été aidées. « On les a choisies parce qu’elles étaient en dehors de la ville et qu’il n’y avait pas d’électricité », précise la directrice générale de la fondation. « Ces jeunes-là deviendront des adultes : s’ils peuvent devenir responsables et agir sur leur environnement immédiat, on aura fait quelque chose de bien. »

Importer de l’art « complètement exotique »
Par ailleurs, un partenariat a été conclu avec l’Académie des Beaux-Arts de Kinshasa, un établissement de niveau universitaire. L’idée est de leur offrir du matériel, notamment audiovisuel, pour améliorer les conditions d’enseignement…  et de création artistique. La fondation souhaite que certaines œuvres d’étudiants ou de professeurs puissent être vendues au Canada. « Cela permettra à Edmonton d’avoir accès à un art complètement exotique », estime Maryse. Et, bien sûr, de rétribuer les artistes africains.
 
Actuellement, Bosalisi propose déjà des cartes de vœux surmontées d’une plaquette de cuivre, des tableaux congolais réalisés avec de la peinture ou du sable coloré, des porteclés en bois d’Éthiopie... Des objets auxquels s’ajouteront des bijoux en malachite et des masques Kuba.  Une exposition devrait aussi voir le jour dans les prochains mois.

 


 

Le coup de main d’Emily, étudiante au campus Saint-Jean
Maryse repart au Congo le 15 aout avec, dans la soute de l’avion, des ordinateurs et des cartons remplis de CD de musique classique récupérés auprès de l’Université de l’Alberta. De quoi débuter une médiathèque à l’Académie des Beaux-Arts de Kinshasa. Et « une façon d’aider les étudiants pour qu’ils aient une expérience scolaire plus enrichissante », explique Emily Speur (à gauche sur la photo), étudiante en 5e année de sciences politiques au campus Saint-Jean et membre bénévole du Partenariat de la jeunesse canadienne de Bosalisi.

Emily a appris le français en immersion et semble aujourd’hui heureuse de découvrir le Congo par le biais de Bosalisi. « Avant, j’avais une perspective plus naïve, à la surface des choses… ». Compte-t-elle aller sur place ? « Peut-être dans le futur », après ses études.

La directrice de Bosalisi espère quant à elle poursuivre les partenariats au Congo, en Guinée-Conakry, voire au Nigéria ou en Éthiopie. Elle envisage d’implanter un bureau durablement dans la région. « Que je le veuille ou non, il y aura toujours une partie de moi qui sera à l’écoute de ces personnes. »

 

Photo en haut de l'article : courtoisie Max Mubela

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