Sélection du doyen et question du Centre collégial de l’Alberta abordées lors d’une rencontre publique.

Le pavillon Lacerte était rempli, le 13 février dernier sur l’heure du diner, alors que des étudiants, des membres du personnel du Campus Saint-Jean (CSJ) et des membres de la communauté franco-albertaine sont venus écouter le provost et vice-président académique de l’Université de l’Alberta, Carl Amrhein.


« Nous lançons le processus de sélection d’un nouveau doyen et je voulais présenter comment nous allons procéder dans les prochaines semaines. Aussi, je voulais en profiter pour entendre les préoccupations de la communauté et découvrir comment elle se voyait dans cinq ans par rapport au Campus Saint-Jean », a soutenu M. Amrhein au terme de cette rencontre privée.

À noter que l’Université ne se limitera pas dans sa recherche de candidatures. « C’est un recrutement à l’échelle internationale que nous faisons », lance-t-il en précisant qu’idéalement, la personne retenue entrerait en fonction le 1er juillet « ou dans les jours suivants. »

Le comité de sélection comporte notamment trois membres externes, soit un représentant de la communauté franco-albertaine, un membre de Canadian Parents for French et un membre des enseignants francophones.

« Du côté de l’ACFA, nous avons choisi Pierre Desrochers. Il n’y avait pas de personne plus convaincue sur Saint-Jean et son importance pour la communauté que M. Desrochers », estime le président de l’ACFA, Jean Johnson.

Dossier collégial
La rencontre a aussi permis à Carl Ahmrein de faire le point sur le dossier du Centre collégial de l’Alberta. « Nous voulons travailler avec l’ACFA pour trouver une structure qui permettra de maintenir un contact entre l’Université  et la communauté, tout en lui donnant une gouvernance autonome. Si on donne cette flexibilité au Centre collégial, cela lui donnera une réelle opportunité de réussite », soutient M. Ahmrein.

Jean Johnson croit que c’est un pas dans la bonne direction. « M. Ahmrein est d’avis qu’un collège sans les ressources du Campus va vivoter. Ce dont nous avons de besoin, c’est une structure dans un contexte de collaboration où le collège est indépendant », mentionne-t-il en ajoutant que ce modèle de gouvernance doit encore être développé.

Toutefois, le président de l’ACFA croit que le recrutement pour le programme de Techniques d’administration des affaires doit reprendre, et ce, au plus vite. « Si l’Université s’engage, elle doit aller de l’avant et avec une équipe intérimaire, responsable d’élaborer des stratégies (recrutement et autre), on doit mettre le programme en place. De notre côté, il faut rallier la communauté une autre fois pour appuyer les efforts de recrutement et s’assurer que, cette fois-ci, les efforts ne seront pas vains et que le programme va démarrer en septembre », énonce Jean Johnson.

Carl Ahmrein demeure prudent quant au lancement d’un premier programme collégial. « J’espère que ce sera le plus rapidement possible », lance-t-il.

Ce dernier rejette cependant du revers de la main la question du financement comme raison pour retarder ce lancement. « L’argent est toujours quelque chose de problématique. Tous les matins, je rendre au bureau et la question monétaire est au cœur des dossiers », fait-il remarquer.
Parlant de budget, M. Amrhein estime qu’il est trop tôt pour connaitre l’étendue des prochaines coupures au Campus Saint-Jean si coupures il y aura, rappelant que l’établissement universitaire francophone avait eu à redoubler d’efforts ces dernières années pour équilibrer son budget.

« Le Campus va chercher ses revenus à plusieurs niveaux, notamment au gouvernement fédéral et provincial. Les prochaines semaines nous
permettront de revoir ce dossier », conclut Carl Ahmrein, enprécisant qu’il n’était de retour en poste que depuis une dizaine de jours, soit le 1er février dernier.
- Étienne Alary

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