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Se réunir pour mieux se concerter

Des passionnés de l’histoire étaient au rendez-vous au Campus Saint-Jean, le 30 novembre dernier, pour assister à la première Foire de l’histoire franco-albertaine, organisée par la Société historique francophone de l’Alberta (SHFA).

Environ 40 personnes ayant un intérêt à l’histoire franco-albertaine, ou œuvrant dans le milieu associatif, de Bonnyville, Beaumont, Calgary, Edmonton, Fort McMurray, Legal, ainsi que de la région de Rivière-la-Paix, se sont réunies pour en apprendre davantage sur le travail de la SHFA, et pour échanger des idées et collaborer à l’avancement des projets dans le secteur historique.


« L’objectif de la foire était d’assurer que les personnes intéressées dans la province aient l’occasion de dire ce qu’ils font, ce qu’ils souhaitent faire et ce qu’ils souhaitent que d’autres fassent », explique le président de la SHFA, Frank McMahon.

Ste Web
« Depuis ses débuts, la mémoire de la communauté francophone de l’Alberta a été racontée, mais peu documentée et encore moins diffusée », a lancé l’animateur de la journée, le directeur général de l’Association canadienne-française de l’Alberta, Denis Perreaux.

La SHFA y a remédié. Cette journée a débuté avec du nouveau, soit le dévoilement du site Web de la Société (www.shfa.ca), présenté par France Levasseur-Ouimet, la responsable du contenu de plusieurs centaines de pages du site.

Cette destination sur le Web se veut le début d’un bilan exhaustif des collections, publications et ressources historiques, y compris des archives virtuelles, des histoires orales (par audio), des catalogues, des biographies, etc. Le tout est parsemé de photos historiques : la famille de Joseph et Mathilda Plamondon, figée dans le temps, dans une photo prise au printemps 1912, invite le public à cliquer pour entrer dans le portail; et voilà un groupe d’agriculteurs dans le temps des battages en 1914, près de Beaumont, et beaucoup d’autres encore.

« C’est votre portail. Ça va être énorme, très riche et très beau. Ça va aider à nous connaitre. C’est un début, une place pour se rencontrer, une place pour se parler », affirme Mme Levasseur-Ouimet.

Cette dernière rappelle qu’un volet important du portail est d’inciter la collaboration des autres personnes intéressées, et elle lance l’appel pour la contribution de photos et de documents historiques, ou encore d’histoire orale. « Je trouve cela extraordinaire. On va être capable d’en accumuler des choses », se réjouit-elle.
    
L’appel résonne chez Mireille Lavoie-Beaupré, agente de développement à l’ACFA régionale de Bonnyville/Cold Lake. « Je n’en ai pas eu assez! s’exclame-t-elle. Ça me donne le gout d’aller voir comment on peut l’utiliser en tant que ressource pour nous même. Au niveau personnel, ça donne le gout d’aider en effectuant nos propres recherches pour fournir du matériel. Au niveau du travail, c’est une nouvelle carte dans mon jeu pour aider dans les régions », croit Mme Lavoie-Beaupré.

Lors de sa présentation, le directeur de l’Institut pour le patrimoine de la francophonie de l’Ouest canadien, Carol Léonard, a fait le survol d’un répertoire de ressources historiques, lequel sera disponible sur le site de la SHFA dans les prochains mois.

Il mentionne Roche Miette, Roche Bonhomme, Lac Maligne... quelques exemples de noms historiques qui font partie du répertoire qui comprend plusieurs champs de recherche, dont les monuments, l’architecture, les collections muséales ou personnelles pour en nommer que quelques-uns.

« C’est une ressource utile à chacun et aussi aux enseignants qui peuvent avoir du mal à présenter la perspective francophone, signale M. Léonard. Il faut assurer la continuité du temps; qui était où et quand ».

Concertation, échanges
Après les présentations, c’était au tour des participants de se mettre au travail, en groupe, afin d’élaborer des suggestions pour contribuer aux grands axes de développement de la Société.

La Foire se voulait une source d’information, un temps de discussion et de partage d’idées. « Je trouve ce qui se fait vraiment fantastique », lance Suzanne de Courville Nicol. La présidente-fondatrice du Bureau de visibilité de Calgary a aussi partagé sa passion pour l’histoire francophone de Calgary dans sa présentation. « Souvent, les chercheurs ne savent pas toujours vers où ou vers qui se tourner. C’est extraordinaire ce que les gens de la Société ont accompli », pense-t-elle.

Au terme de la journée, le président de la SHFA s’est dit satisfait des résultats et confiant que l’organisme pourra avancer avec une vision claire et un plan d’action qu’il partagera avec les participants. Parmi les dossiers importants identifiés, notons l’augmentation de la visibilité du secteur du patrimoine et histoire dans la communauté, ainsi qu’un effort accru dans la promotion auprès de la jeune génération.

« On veut sensibiliser les gens à bien enregistrer et préserver les documents dont ils disposent. On veut aussi étudier les différentes façons d’intéresser les jeunes à l’histoire et au patrimoine », laisse savoir Frank McMahon.

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