Généalogie : se questionner pour mieux se développer

À l’aube de ses 25 ans, qu’elle célèbrera en 2016, la Société généalogique du Nord-Ouest (SGNO) entend se retrousser les manches pour assurer son avenir.

« Nous avons une équipe de bénévoles engagés qui travaillent fort et c’est la clé de la réussite de la SGNO. Mais plus on avance, plus il devient critique d’aller chercher une relève. Aussi, il faut trouver un moyen d’impliquer davantage nos membres », a lancé le président de la SGNO, Ronald St-Jean.


Ce dernier prenait la parole lors de l’assemblée générale de l’organisme, tenue le 13 novembre dernier devant une quinzaine de personnes dans les locaux de la SGNO, à La Cité francophone. « Nous approchons un point critique quant à l’avenir de la Société », soutient-il.

Pour faire le point, la Société compte tenir une réunion spéciale, au printemps 2014, pour faire l’état des lieux et regarder vers l’avenir. « Il est important de définir ce que sera la SGNO dans cinq et 10 ans et se permettre de rêver. On ne peut pas seulement parler de ce que nous faisons présentement, il faut penser à long terme. Même ceux qui sont sur le conseil d’administration présentement, ils ne seront pas tous sur le conseil dans 10 ans et il faut y penser dès maintenant. Il faut s’en parler », a soutenu un membre actif, Éloi DeGrâce.

Ronald St-Jean abonde dans le même sens. « Il faut être proactif, mais il ne faut pas se le cacher, il y a du pain sur la planche », évoque-t-il parlant notamment de susciter l’intérêt de la nouvelle génération au monde de la généalogie.

L’organisme cherche aussi des appuis pour l’aider à élargir ses horizons. « Nous avons essayé d’avoir accès aux registres paroissiaux de nos paroisses francophones, qui sont une source riche de généalogie, mais nous avons frappé un mur. Ces
registres ne peuvent pas être étalés au public », lance-t-il.

La Société espère que la Société historique francophone de l’Alberta puisse l’épauler. « Nous devons établir des liens. J’ai accepté de siéger au sein de leur conseil d’administration et cela me permettra certainement d’adresser quelques-uns de nos défis », évoque-t-il.

Projet Jeunéalogie
Pour faire connaitre la SGNO auprès de la jeunesse franco-albertaine,  une première idée a été lancée au printemps 2013, alors que le concours Jeunéalogiue a été créé. « Il était destiné aux élèves de la 9e à la 11e année des écoles francophones. On leur demandait d’écrire une dissertation de 500 mots sur le thème Le Franco-Albertain ou la Franco-Albertaine m’ayant le plus inspiré(e) », a rappelé Ronald St-Jean.

« Nous avons essayé quelque chose pour attirer la jeunesse à la généalogie. Allumer un petit feu, mais ce concours n’a pas eu le meilleur des succès du monde. D’ailleurs cela été un échec complet et total », lance-t-il.

La SGNO avait même reçu un appui financier de 1800 $ du Secrétariat francophone pour mener ce projet à terme. « Nous voulions remettre six prix entre 250 $ et 350 $, un montant d’argent assez important, mais nous n’avons reçu aucune dissertation », indique le président de la SGNO.

Malgré tout, l’organisme ne laissera pas baisser les bras et compte revenir à la charge avec un concours révisé. « Nous sommes en train d’étudier pourquoi le concours n’a pas fonctionné. Par exemple, les directions générales des conseils scolaires francophones avaient donné leur accord, mais pour une raison ou une autre, l’information n’a pas été acheminée aux directions d’école », signale Ronald St-Jean.

Le concours Jeunéalogie sera de nouveau tenté en 2014. « Notre clientèle cible n’était peut-être pas la meilleure », avance-t-il, précisant que la SGNO aurait peut-être dû viser la clientèle adulte ou encore des jeunes des écoles d’immersion.

Planifier ses 25 ans
Fort d’une situation financière stable, l’organisme nageant dans des surplus de 40 000 $, en plus d’un excédent de 45 000 $ provenant de son compte casino, la SGNO songe déjà à 2016, année où l’organisme fêtera ses 25 ans. « Nous devons y penser dès maintenant, afin de célébrer cela d’une façon valable », affirme Ronald St-Jean, spécifiant que ce sujet sera abordé au printemps.

En lien avec cet anniversaire et la création de la SGNO, notons que l’organisme a perdu un allié de taille au sein de son conseil d’administration, puisque Hilaire Fortier n’a pas sollicité de nouveau mandat pour des raisons de santé. « Hilaire a dévoué tout son temps et son énergie à la SGNO depuis sa création en 1991. Il a été honoré lors du dernier Rond Point de l’ACFA et sa présence lors des discussions sera grandement manquée », déclare M. St-Jean.

Un autre poste était à pourvoir au conseil d’administration et Colette Beauchamp a accepté un nouveau mandat d’un an à titre de représentante des bénévoles. Les autres élus sont, outre M. St-Jean, Yolande Labbé (vice-présidence), Ernest Lefebvre (secrétaire), Mario Giguère (trésorier) ainsi que Gratien Martineau et Victor Labelle (directeurs).

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