Programmation populaire, service de garde contingenté et budget excédentaire ont marqué la dernière année de l’organisme.


C’est dans une ambiance positive qu’une quinzaine de personnes se sont réunies, le 5 octobre dernier à La Cité francophone d’Edmonton, pour participer à l’assemblée générale annuelle de l’Institut Guy-Lacombe de la famille (IGLF).


« Les choses vont bien », s’est exclamée la présidente de l’organisme, Maryse Simon, prenant soin de donner le crédit à l’équipe d’employés dirigée par la directrice générale Mireille Péloquin, en poste depuis 2010.

En effet, au cours de la dernière année, les activités de l’IGLF, par l’entremise du centre d’appui à la famille et à l’enfance, démontrent des statistiques surprenantes. « Le rapport remis à Alberta Children Services fait état de 335 activités offertes et 3080 participants. Depuis 2011, nous constatons une augmentation de 72 % chez les participants et 44 % du nombre d’activités », a lancé fièrement Mme Simon dans la présentation de son rapport.

L’organisme a aussi noté une utilisation accrue de ses ressources. « Dans le cadre du renouvèlement des ressources de la bibliothèque, 700 ressources obsolètes ont été retirées des rayons pour faire place à quelque 1120 nouvelles ressources. Grâce à ces nouvelles ressources (DVD et livres), nous avons constaté une augmentation du taux de circulation en 2013 de 32 %, comparé à 2,7 % en 2012 », affirme Maryse Simon.

C’est grâce à un appui financier du Secrétariat francophone que l’achat de ces ressources a été possible. D’ailleurs, cet octroi de la province permettra éventuellement aux membres de l’IGLF de faire des réservations de ressources directement en ligne, à partir du site de l’organisme.

Service de garde
Après avoir connu une période creuse au cours de l’année 2011-2012, alors que le service était offert gratuitement, le programme Après-école est désormais contingenté.

« L’IGLF a obtenu une licence de la province pour opérer le programme qui est destiné aux enfants de 5 à 12 ans, au tarif de 525 $ pour l’année 2012-2013 pour 30 places et nous avions 30 enfants d’inscrits et une liste d’attente », avance Maryse Simon.

Pour la présente année scolaire, la liste d’attente est aussi longue que le nombre de places disponibles. « Présentement, nous avons deux employés pour gérer ce service. La licence nous permet de monter cela à 50 enfants si nous ajoutons un autre employé, mais je trouve que 50 enfants, c’est trop pour le centre, tant au niveau de la sécurité que du bienêtre des jeunes », a soutenu la directrice générale de l’IGLF, Mireille Péloquin.

« Oui, il y a un manque de places et nous allons augmenter dans les prochaines semaines, peut-être ajouter un autre 10 places. Cependant, le moment est venu, pour assurer une qualité du service, de regarder à l’offrir pas seulement à La Cité francophone, mais ailleurs à Edmonton », avance Mme Péloquin.

Maryse Simon abonde dans le même sens. « Au printemps, nous devons regarder de nouveau notre planification stratégique et le Conseil d’administration accordera une attention au service d’Après-école, qui est très populaire et en forte demande dans la communauté francophone d’Edmonton », indique-t-elle.


« Nous pourrions envisager approcher, par exemple, les écoles francophones et travailler avec elles pour voir s’il est possible d’offrir un tel service à l’école même », envisage Mireille Péloquin.

À l’heure actuelle, il y a aussi la garderie francophone le CEPP qui offre ce type de service, également contingenté, à l’école Gabrielle-Roy.

Budget excédentaire
Après avoir présenté un surplus de 4000 $ en 2012, l’Institut Guy-Lacombe de la famille a poursuivi sa bonne performance financière, terminant sa dernière année avec un surplus de plus de 38 000 $. « Les revenus ont légèrement diminué entre les deux années, mais les dépenses ont connu une diminution importante, ce qui a donné un tel surplus », a présenté Pierre Bergeron, de la firme Bergeron et CO.

Maryse Simon précise que la fermeture du Centre d’appui à la famille et à la petite enfance (CAFE) Nord-Ouest, le 30 juin 2012, a eu un impact positif sur le budget, puisque l’IGLF appuyait financièrement les activités de ce centre.

Avec cette excellente année financière, l’IGLF a maintenant un surplus accumulé de 62 000 $. « L’organisme a maintenant des réserves de l’ordre de 20 % de son chiffre d’affaires et s’approche de l’objectif d’avoir un fonds de roulement de 25 % pour lui permettre de bien fonctionner », explique Pierre Bergeron.

« Quand on voit un excédent de cette envergure, cela permet à un organisme de mieux se positionner et d’élargir possiblement les services qui peuvent être offerts aux membres », ajoute-t-il.

Statuts et règlements
Cette rencontre annuelle a permis aux membres présents d’adopter des changements aux statuts et règlements de l’Institut. Parmi ceux-ci, notons des changements majeurs au niveau de la composition du Conseil d’administration. Au préalable, le CA était constitué de plusieurs représentants nommés, alors que dans les nouveaux statuts, on retrouve seulement trois représentants nommés parmi les 8 à 12 administrateurs qui forment le CA.

« Nous avions de la difficulté pour certains postes nommés à avoir un représentant. Le nouveau CA sera également un meilleur reflet de la nouvelle réalité géographique de l’offre de services de l’IGLF », fait remarquer Maryse Simon.

En effet, à compter de l’an prochain, six postes d’administrateurs (trois préscolaires et trois communautaires) devront provenir de la région du grand Edmonton (incluant Beaumont, Leduc, Sherwood Park, Spruce Grove, Saint-Albert, Legal et Fort Saskatchewan). « Notre objectif est d’étendre les services à divers endroits dans cette grande région, pas seulement à La Cité francophone ou à la base militaire », informe Mme Simon.

CA 2013-2014
Pour la prochaine année, qui se veut une année de transition, le conseil d’administration de l’IGLF sera formé de Maryse Simon (représentante Nord-Ouest), Carole Forbes (représentante Centre-Nord), Louise Reidy (préscolaire région Centre-Est), Geneviève Poulin (Sud), Lily Gauthier (représentante préscolaire), Na Hawa Cissé, Mélanie Samson-Cormier et Nadia Lacroix (représentantes communautaires).

On retrouve aussi, Natalie Harris (représentante de la famille Lacombe), Kate Charbonneau (représentante de la Fédération des parents francophones de l’Alberta), Andrée-Anne Rousselle (représentante du secteur santé), Beda Kaji-Ngulu (représentant du secteur immigration) et Adèle Amyotte (représentante du Conseil scolaire Centre-Nord).

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