Grâce à un nombre record de donateurs et un excellent rendement sur ses placements, la Fondation a terminé son dernier exercice financier avec un bénéfice net de près de 594 000 $.

Une trentaine de personnes se sont déplacées à La Cité francophone, le 21 septembre dernier, pour participer à l’assemblée générale annuelle de la Fondation franco-albertaine (FFA), rencontre qui précédait le Rendez-vous des Philanthropes.


Comme le souligne la présidente du Bureau des gouverneurs de la FFA, la sénatrice Claudette Tardif, les efforts de la Fondation pour être plus visibles dans la francophonie à travers la province commencent à rapporter.

« Nous avons rejoint plus de 600 personnes lors de la dizaine d’évènements tenue pendant la dernière année. Nous avons vu la création d’un comité de développement à Edmonton. Nous avons observé la création de 10 nouveaux fonds de dotation et plus de fonds sont devenus actifs, sans oublier la création de trois nouvelles bourses », a fait observer la sénatrice Tardif.

« Le mot se passe, chers amis, et c’est grâce à votre travail », a-t-elle lancé aux membres du Bureau des gouverneurs, aux membres du Conseil d’administration, aux partenaires philanthropiques et amis de la FFA présents pendant l’assemblée annuelle.

Autre fait important, la Fondation franco-albertaine a terminé sa dernière année financière (au 30 juin 2013) avec un nombre record de 165 donateurs. « La Fondation n’a jamais reçu autant de dons ni eu autant de donateurs qu’au cours de cette dernière année. Avec une cinquantaine de fonds de dotation, des bénévoles dynamiques, une présence et un appui aux régions et aux organismes qui désirent se développer, la croissance de la Fondation va très bien », de soutenir le président du comité de développement provincial de la FFA, Pierre Bergeron, dans le rapport à la communauté 2012-2013 de l’organisme.

D’ailleurs, la valeur de l’ensemble des fonds de dotation est passée de 1,08 million $ à 1,63 million $ en 2012. « L’an prochain, j’espère pouvoir remplacer le 1 qui se trouve devant par un 2 », a lancé le président du conseil d’administration, Ghislain Bergeron.

Surplus records
Après avoir terminé son année 2012 avec un déficit d’opération de 86 000 $, notamment à cause d’une perte de 105 000 $ dans ses actions non vendues, la Fondation franco-albertaine a terminé son dernier exercice financier avec un surplus d’opérations de près de 186 000 $. Ce résultat est directement attribuable à des gains de 172 000 $ dans ses actions non vendues.

À ce 186 000 $, il faut aussi ajouter quelque 408 000 $ dans les activités des fonds de dotation (comparativement à 286 000 $ l’an dernier), ce qui a porté le bénéfice net de la FFA à près de 594 000 $ pour son année 2013.

« Bien que les marchés financiers soient demeurés volatils, les rendements des différentes bourses globales (marché des actions) ont été excellents cette année. (…) Le portefeuille de la Fondation a réalisé un gain de plus de 10,6 % (après les frais de gestion et d’administration) lors de l’année. L’excellent rendement obtenu en 2013 ramène le rendement annuel des trois dernières années à près de 8 % », de présenter Guy LeBlanc, au nom du comité d’investissement, dans le rapport à la communauté de la FFA.

Ce dernier précise que cet excellent résultat permettra d’augmenter la réserve aux fonds existants, « réserve qui pourra servir lors des années où les résultats ne seront pas aussi intéressants », avance-t-il.

Cette excellente année financière a d’ailleurs été soulignée par la sénatrice Tardif dans son rapport : « Voilà des gains remarquables dans le climat financier présent. »

Poursuivre le développement
Malgré tout le positivisme qui a marqué cette assemblée annuelle, la FFA n’entend pas s’assoir sur ses lauriers. « Deux objectifs prioritaires ont été retenus par le Bureau des gouverneurs au cours de la dernière année, soit la mise en place de fonds locaux et l’inscription de la philanthropie dans le prochain plan de développement global de la francophonie albertaine », indique Claudette Tardif.

Selon la sénatrice, le domaine de la philanthropie doit faire partie des grandes priorités de la communauté. « La philanthropie est un élément essentiel dans le développement de toute communauté, mais c’est un concept qui ne fait pas encore partie des mœurs au Canada. Il faut davantage sensibiliser les membres de notre communauté à ce potentiel qui existe, à ce levier que nous avons et qui nous permet de nous prendre en main et de réduire notre dépendance aux subventions gouvernementales », explique-t-elle.

Comme le fait remarquer Mme Tardif, les coupures sont présentes partout. « On les vit à Ottawa et dans les communautés. Il faut se prendre en main. L’avenir de notre francophonie, c’est à nous d’y voir. Chacun de nous pouvons faire une différence », ajoute-t-elle.

Conseil d’administration
Quatre nouvelles personnes ont été élues au CA de la Fondation franco-albertaine. Dans un premier temps, Ernest Lefebvre a été élu pour deux ans comme représentant du Centre afin de terminer le mandat de Gilles Cadrin qui a décidé de se retirer pour des raisons de santé.

Pour leur part, Evans Lavoie (représentant du Nord) et Gérard Carlier (représentant du Sud) ont été élus pour trois ans, remplaçant respectivement Rachelle Bergeron et Kate Peters. De son côté, Ghislain Bergeron (représentant du Centre) a accepté de renouveler son mandat de trois ans.

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