Après une assemblée de fondation en juin dernier, un Cercle local s’est ajouté à la grande famille de l’ACFA à la fin aout.

Il aura fallu cinq ans à Malorie Aubé pour réunir les francophones de Camrose et ses alentours. Le 25 aout dernier, l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA) a accepté son groupe en tant que cercle local.


Originaire du Québec, Malorie Aubé gagne sa vie en cuisinant et en vendant des produits du terroir. C’est en discutant avec ses clients et d’autres citoyens qu’elle a réalisé que la région était riche en francophones et francophiles.

« J’entendais les gens me dire qu’ils aimeraient avoir des activités et des rencontres en français. De fil en aiguille, j’ai discuté avec les enseignants de l’école d’immersion Sifton et ceux du Campus Augustina de l’Université de l’Alberta, à Camrose, et j’ai senti que je devais ramener tout ce monde-là ensemble », explique la jeune femme.

Si elle visait rassembler de cinq à 10 membres, Majorie Aubé a été agréablement surprise de voir une quarantaine de personnes assister aux premières réunions. Elle croit même que le Cercle local pourra éventuellement devenir une ACFA régionale d’au moins 100 membres.

« Nous pouvons devenir une régionale, mais je pense qu’il faut prendre notre temps pour bien faire les choses. L’important, c’est que tout le monde se sente bienvenu dans notre cercle », a-t-elle mentionné, en précisant que déjà, il y avait une bonne représentation de francophones provenant du Canada, mais aussi de l’Europe et de l’Afrique.

D’après l’ACFA, le nombre de francophones de la région de Camrose-Drumheller a augmenté de 13 % entre 2001 et 2011. C’est la croissance la plus importante à travers la province.

À l’heure actuelle, la ville de Camrose compte 170 francophones, en plus de tous les anglophones qui ont appris le français comme langue seconde. « La création d’un cercle local à Camrose, un endroit non traditionnel reconnu pour une présence francophone, vient démontrer le changement démographique qui est observé en Alberta depuis quelques années», croit la présidente de l’ACFA, Dolorèse Nolette.

Pour Malorie Aubé, le plus facile est fait. « Trouver des gens intéressés a été long, mais pas trop ardu. Maintenant, il va falloir aller chercher des subventions et ça risque d’être plus difficile », appréhende-t-elle, en précisant qu’elle a hâte de voir si la Ville de Camrose appuiera le nouveau cercle.

Cet automne, le cercle local sera l’hôte de Chemin chez Nous, une tournée d’artistes, tels que Daniel Gervais et Yves Lambert, qui fait le tour de l’Alberta.

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