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Vers un membership adapté

Les membres de la Grande famille de l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA) ont étudié divers scénarios.

Réunis à Edmonton le 24 aout dernier, les membres de la Grande famille de l’ACFA (présidences et employés des ACFA ainsi que le conseil d’administration provincial) ont regardé l’évolution du dossier du membership de l’organisme.


En effet, lors du dernier Rond Point, en octobre 2012, l’assemblée annuelle de l’ACFA avait décidé que le statuquo n’était pas acceptable et qu’un plan d’action qui « tranche sur la question d’autonomie du Franco et de la restructuration du membership » devait être présenté  lors de l’AGA de 2013.

« Les gens avaient besoin de se parler, ce qui est tout à fait normal », de résumer Ronald Martineau de Tao Design Marketing, firme retenue par l’ACFA pour l’aiguiller dans le processus.

Un avis que partage la présidence de l’ACFA, Dolorèse Nolette. « Cette rencontre de la Grande famille a permis de pousser la réflexion et d’avancer sur le dossier du membership. Les représentants des régionales ont eu la chance de partager leurs préoccupations et leurs inquiétudes tout en arrivant à des options possibles », soutient-elle.

Mme Nolette reconnait l’importance de ce type de rassemblement. « L’an dernier, il n’y avait pas eu de rencontre de la Grande famille de l’ACFA, cela avait été remplacé par un déjeuner des présidents lors de Rond Point. Cependant, il est clair qu’il y a un besoin de se rencontrer autour d’une thématique qui était le membership cette année », déclare Dolorèse Nolette.

Tel qu’exprimé par les membres lors de l’AGA 2012, la notion d’abolir le membership a été écartée. « Le membership est un appui qu’un Albertain, qu’il soit francophone, francophile ou même anglophone, devrait signifier à l’ACFA. Cette personne pose un geste pour dire oui, je veux être membre de l’ACFA », mentionne Ronald Martineau.

« Une des valeurs ajoutées du membership, c’est le soutien à l’ACFA », ajoute-t-il.

Pour ce qui est de la question du Franco, il semblait y avoir consensus pour une majoration de l’appui financier. « J’ai senti que la notion de membership avec un cout additionnel pour les membres qui désirent recevoir leur hebdomadaire semblait rallier les membres », note M. Martineau.

« C’est, à mon avis, le meilleur des deux mondes. À long terme, le statuquo nuirait au développement du journal. L’option envisagée ne dissocierait pas le Franco du membership de l’ACFA et pour le journal, le membership devient un point de vente », avance le directeur général de l’ACFA, Denis Perreaux.

Puisque l’abonnement au journal deviendrait optionnel, il y a un risque de pertes d’abonnements pour le journal. « Présentement, le journal vient avec le membership. Il est difficile pour la direction du Franco de juger si chaque copie est lue. Étant donné qu’il y aurait un cout, oui, il y aurait peut-être une perte dans le nombre d’abonnés, mais l’une des grandes dépenses du journal, c’est l’envoi de celui-ci. Donc, s’il y a moins d’abonnés, ces couts d’envois sont réduits. Et ceux qui voudront le recevoir, le cout d’abonnement viendrait compenser pour l’impression et l’envoi », explique Denis Perreaux.

Membre du conseil d’administration (CA) provincial de l’ACFA, Claude Duret, estime que tout changement demandera du temps. « C’est certain que cela va prendre quelques années pour les gens à réaliser qu’ils ont vraiment un deal en payant un cout pour recevoir, chaque semaine, un journal qui parle de leur communauté, car présentement, ils l’ont gratuitement. Mais, c’est un geste qu’il faut poser », affirme-t-il.

Fait à noter, les échanges lors de la rencontre de la Grande famille, qui a été suivie d’une rencontre du CA provincial, ne sont pas finaux. « Maintenant, on passe à l’étape de consultation auprès des membres de l’ACFA, des anciens membres et aussi des non-membres », indique Ronald Martineau.

En effet, d’ici le 10 septembre et jusqu’au début du mois d’octobre, un sondage électro-nique pourra être complété par toute personne qui s’intéresse à la question. « Dans ce sondage, nous allons présenter divers scénarios qui reprendront ce qui a été discuté le 24 aout. Selon les réponses obtenues, des pistes seront présentées au CA tout juste avant Rond Point. Cela sera suivi d’un atelier dans la matinée du 20 octobre, puis de recommandations pour l’AGA », présente Dolorèse Nolette.

Tout cela, dans le but d’arriver à un membership adapté. « Cela fait plus de 10 ans que ce dossier est sur la table. Il est temps de le régler pour mieux refléter la réalité d’aujourd’hui », conclut Mme Nolette.

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