Une voix francophone au Conseil de la première ministre sur la culture

L’artiste multidisciplinaire Casey Edmunds fait partie des 24 leaders choisis par le gouvernement de l’Alberta pour siéger sur ce conseil.

La première ministre de l’Alberta, Alison Redford, et la ministre de la Culture, Heather Klimchuk, ont confirmé, au début du mois d’aout, le nom des 24 personnes retenues pour faire partie du Conseil de la première ministre sur la culture (Premier’s Council on Culture).

 


Ce comité, dont les membres se rencontreront pour la première fois en septembre, vient remplacer le Premier’s Council on Arts and Culture, établi en 2008 sous le ministre de la Culture Lindsay Blackett, alors qu’Ed Stelmach était premier ministre de la province.
« Nous avons appris au début de l’année 2013 que le comité allait être réactivé », a soutenu le président du Regroupement artistique francophone de l’Alberta (RAFA) Casey Edmunds.

Ce dernier a bien hâte à la première rencontre après un processus jugé « long » pour choisir les personnes qui en feront partie. « Je sais que quelque 300 demandes ont été reçues pour siéger à ce comité. L’appel a été fait à la fin de l’hiver et mon entrevue, d’une durée d’une heure, a eu lieu quant à elle en avril », indique M. Edmunds, qui n’a su que tout récemment que son nom avait été retenu.

« On ne connait pas encore les paramètres du comité. Il sera donc intéressant de voir si nous mettrons en place un nouveau plan culturel ou si ce sera plutôt une révision et une amélioration de la politique actuelle », affirme Casey Edmunds.

L’artiste multidisciplinaire a bien hâte de faire progresser le dossier de la culture albertaine. « À mon avis, il est essentiel de changer la réputation albertaine et d’assurer que le produit artistique albertain rayonne au-delà des frontières de l’Alberta. Nous sommes chanceux d’avoir une ministre (Heather Klimchuk) qui est dévouée à défendre ce secteur au sein de son gouvernement. On voit sa présence à plusieurs activités culturelles. Elle fait beaucoup d’efforts », souligne-t-il en rappelant que les secteurs des arts et de la culture n’avaient pas subi de grandes coupures lors du dernier budget provincial.

Présence francophone
Outre la présence de deux francophiles, soit Todd Babiak d’Edmonton (vice-président) et Jean-Claude Munyezamu de Calgary, Casey Edmunds est l’unique représentant de la francophonie albertaine. « La place francophone autour de la table est très importante et la ministre Klimchuk a fait de grands efforts pour préserver le Secrétariat francophone d’une part, et pour être présente à plusieurs évènements francophones, d’autre part », note M. Edmunds. « Durant l’entrevue, je leur ai mentionné qu’une présence francophone était essentielle », ajoute-t-il.

Ce dernier dit ignorer si d’autres représentants de la francophonie albertaine, en l’occurrence des membres de l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA) ou de Francophonie jeunesse de l’Alberta (FJA), avaient soumis leur candidature.

« Il est important de positionner la francophonie albertaine à chaque occasion qui se présente. Si nous avons la chance de mettre notre pied dans la porte, il faut la saisir et c’est ce que j’ai fait à titre de bénévole, de membre de la communauté qui croit en son développement culturel et artistique », témoigne M. Edmunds.

Précisons que le Conseil de la première ministre sur la culture a le mandat de conseiller le Ministère de la Culture quant aux  approches novatrices, aux partenariats et aux solutions pour soutenir une croissance durable au sein de la diversité culturelle du secteur.

Le conseil est composé de leaders qui reflètent les différents secteurs chargés des expériences et activités culturelles en Alberta : le milieu des arts, du patrimoine et multiculturel ainsi que les organismes à but non lucratif, les industries culturelles, les organismes jeunesse et les partenaires corporatifs.

Les membres du conseil proviennent de différents milieux, ce sont des artistes, des créateurs, des entrepreneurs, des philanthropes, des présidents ou directeurs d’organismes à but non lucratif.

« Parmi les gens qui ont soumis leur candidature, on retrouvait certainement des personnes comptant plusieurs années d’expérience dans l’industrie, mais j’espère de par ma jeunesse et mon enthousiasme, apporter une dynamique particulière », conclut Casey Edmunds.

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