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Un modèle pour d’autres

Une présentation du système de classement des archives franco-albertaines sera publiée à l’internationale.

L’archiviste Claude Roberto des Archives provinciales de l’Alberta sera publiée dans Comma, la revue internationale des archives.

Sa conférence sur le système de classement des archives de la francophonie albertaine lors du congrès du Conseil international des archives en aout 2012, en Australie, a suscité beaucoup d’intérêt. Ce système se divise en plusieurs thèmes qui démontrent l’identité de la société franco-albertaine, comme l’éducation, la culture, l’économie, la religion, et plusieurs autres.


À partir des archives reçues et de ces thèmes, une base de données informatisée est créée. Cette dernière est disponible à tous. « Nous avons aussi mis sur pieds des activités pour être proactifs et recueillir des archives dans ces
domaines-là », mentionne Claude Roberto en donnant pour exemple les spectacles dans les écoles, les trousses pédagogiques, la publication d’un livre, etc.

« Cette technique avec les thèmes est très flexible et pourrait s’appliquer à la plupart des minorités, ou même des majorités », ajoute-t-elle. C’est d’ailleurs pour cette raison que le sujet a été retenu pour la publication, parmi de nombreuses autres conférences.

Puisque la revue Comma n’est publiée et distribuée à travers le monde entier qu’en 2014, les présentations choisies doivent avoir de la valeur à long terme et peuvent servir de modèle à d’autres.

Au prochain congrès du Conseil international des archives en novembre, la Franco-Albertaine d’adoption se penchera sur l’accessibilité des documents liés à des sujets sensibles. L’archiviste va se concentrer sur la Commission canadienne de vérité et réconciliation, au cœur des révélations sur les pensionnats résidentiels autochtones.

« Pour les archivistes, c’est parfois difficile de savoir comment rendre ces documents accessibles parce que les gens peuvent les interpréter de différentes manières. Je veux démontrer comment l’histoire est sujette à interprétation », souligne-t-elle.

Conserver l’histoire
La dernière fois que Claude Roberto a été publiée dans Comma, c’était au sujet de la Déclaration universelle des archives. Cette déclaration, d’abord adoptée au Québec, a rapidement pris de l’ampleur et a été adaptée pour tous les pays, traduite en plusieurs langues et appuyée par l’UNESCO en 2011.

Elle espère qu’avec cette déclaration, les gens sont plus conscients de la valeur des documents à conserver. « Dans les gouvernements où il n’y a pas de démocratie, les archives ne sont pas bien gardées, cite-t-elle en exemple. Les gouvernements ne préservent pas les archives des gouvernements précédents. »

Lorsque les archivistes reçoivent des documents, il leur est difficile de décider quoi garder. « Il faut déterminer à l’avance ce qui va être utilisé par les chercheurs à l’avenir sans connaitre les sujets que ces chercheurs vont étudier », note Claude Roberto.

Les Archives provinciales de l’Alberta ont déterminé quelques documents importants à conserver et à leur remettre : photographies, films, actes de naissance, mariage ou décès, testaments, diplômes d’études, relevés de notes, journaux de voyage…

Au contraire, il n’est pas nécessaire de garder les permis de conduire, les factures, les contrats d’assurance, les relevés de compte, etc.

« Plusieurs personnes font l’erreur d’entreposer leurs documents au mauvais endroit, se déplore l’archiviste. Fréquemment, on les met dans le sous-sol, alors que s’il y a une inondation, ils seront très difficiles à récupérer. »

Quelques facteurs permettent l’entreposage et la préservation des archives. Moins les documents sont exposés à la lumière et à la chaleur, mieux ils se porteront.  Des enveloppes ou des boites sans acidité assurent également une plus longue durée de vie des archives.

« Souvent, on ne comprend pas l’importance des archives et on les détruit. Les archives sont importantes, car elles sont un témoignage de la société actuelle », rappelle Mme Roberto.

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