L’année 2013-2014 promet d’être intéressante pour les ainés de la francophonie albertaine.

 

Une soixantaine de personnes ont participé à l’assemblée générale annuelle (AGA) de la Fédération des ainés franco-albertains (FAFA), le 28 mai dernier. Cette AGA, tenue à La Cité francophone, a eu lieu en marge du congrès annuel se déroulant sous le thème Notre vie en photographie.

 

Cette rencontre a permis à la présidente, Simone Demers, de revenir sur les principaux accomplissements de la dernière année. Elle a notamment parlé de l’étude Portrait des 50+ Franco-Albertains qui a été lancée en octobre dernier lors d’un colloque provincial. Un document qui « guide la création de stratégies qui permettent d’assurer le respect de vos droits », a soutenu Mme Demers.

 

Cet outil permet aussi de cerner les besoins et « encourage une plus grande implication bénévole dans les clubs », évoque-t-elle.

 

Au cours des derniers mois, la FAFA a été appelée à jouer un rôle de premier plan dans « l’accès aux services de santé en français pour les ainés, qui a été priorisé comme dossier important pour toute la communauté francophone. La FAFA a d’ailleurs été invitée à agir comme porte-parole des organismes provinciaux francophones pour la valorisation de critères langagiers d’admissibilité des ainés aux services de courte et de longue durée dans les établissements francophones », avance Simone Demers.

 

Dossier important pour Edmonton, avec le Centre de santé Saint-Thomas, la FAFA explore « le besoin d’avoir accès aux services en français dans toutes les régions », souligne la présidente.

 

À cela se sont ajoutées les activités majeures de la FAFA, en l’occurrence la semaine de formation Plaisir d’apprendre, les Jeux FRANCO+ et le congrès annuel. La FAFA travaille aussi en étroite collaboration avec l’Association des juristes d’expression française de l’Alberta (AJEFA), qui a permis de sensibiliser les ainés à la prévention et la dénonciation des abus et de maltraitance.

 

Selon Simone Demers, la dernière année a permis à la FAFA de « rehausser notre image auprès des bailleurs de fonds et de nos partenaires qui constatent le sérieux de nos projets et l’excellence de notre travail », affirme-t-elle. La présidente ajoute que les bailleurs de fonds « s’attendent à ce que nous continuions de nous impliquer dans nos communautés pour qu’elles profitent de notre imagination, de nos connaissances et de notre compassion ».

 

Équilibre financier

L’organisme représentant les ainés franco-albertains a accompli tout ce travail sans pour autant mettre en péril sa santé financière, et ce, après avoir affiché un déficit de près de 20 000 $ en 2012.

 

En effet, pour 2013 (1er mai 2012 au 30 avril 2013), la FAFA a présenté un excédent de près de 1000 $ sur un budget annuel de 138 000 $. « Nous venons de terminer un bel exercice qui a vu plus de projets et d’activités être présentés tout en effectuant un assainissement de nos finances », a présenté le directeur général de la FAFA, Yannick Freychet. 

 

Ce dernier a présenté les états financiers de l’organisme, en l’absence du trésorier Raymond Morin. « Ce qu’il faut retenir de notre dernière année financière, c’est que nous avons vu une évolution de nos revenus, notamment le fait que nous avons réussi à presque doubler nos revenus indépendants, les faisant passer de 16 000 $ à 26 000 $, que nos avons eu à moins puiser à même le fonds Casino, comme cela avait été le cas l’an dernier (67 000 $ en 2012 comparativement à 16 000 $ cette année) et que la FAFA a été en mesure de contrôler les salaires, en les réduisant de près de 30 % », explique M. Freychet. 

 

Le directeur général a rappelé qu’en 2012, la FAFA avait deux employés pour une bonne partie de l’année, ce qui n’a pas été le cas dans la dernière année. 

 

Ces éléments combinés ont permis à la FAFA de passer d’un déficit de 2012 à un léger surplus. « C’est notre objectif annuel, soit de présenter des résultats financiers légèrement positifs », note Yannick Freychet, en rappelant que l’organisme pouvait compter sur un coussin financier de 64 000 $.

 

Une année de projets

Les ainés franco-albertains connaitront une année chargée au cours des 12 prochains mois. « Nous avons fait plus de demandes de financement, appuyées sur notre étude de besoins présentés en octobre dernier, et les réponses sont favorables », informe M. Freychet.

 

Ainsi, le budget de l’organisme passera de 130 000 $ à quelque 200 000 $ pour la prochaine année. « Nous sommes dans une situation favorable, ayant déjà encaissé 90 % des revenus attendus », admet le directeur général de la FAFA.

 

Trois projets verront le jour. Dans un premier temps, le projet Stop aux abus verra une quinzaine d’ateliers être offerts en province en collaboration avec l’AJEFA

 

Ensuite, le projet Valoriser les 50+ permettra de réaliser des capsules vidéos. « Trop souvent les ainés sont victimes de stéréotypes, mais les ainés, ce n’est pas juste des bingos. Ces gens sont présents et à la page en terme de technologie », soutient Yannick Freychet.

 

Enfin, le troisième projet sera une Tournée provinciale des artistes ainés. « On veut se rendre en région pour offrir des spectacles par et pour des ainés », présente M. Freychet.

 

Nouveaux élus

Peu de changements ont eu lieu au niveau du conseil exécutif de la FAFA, alors que Simone Demers poursuit la 2e année de son 2e mandat et que les élus suivants continuent aussi leur mandat : Madeleine Lundrigan, Huguette Schweiger, Solange Bachand, Raymond Morin et Roland Soucy. 

 

Linda Groth terminait son mandat de conseillère et elle a accepté le poste de secrétaire, laissé vacant par la démission de Suzanne Slevinsky. L’autre poste de conseiller sera occupé par François Clavel.

 

Pour ce qui est des représentants des régions, Gilles Bouchard (nord-ouest), Claire Champagne (nord-est) et Rose-Marie Morin (sud) occuperont ces fonctions. Notons que la région d’Edmonton devra choisir un représentant dans les semaines à venir.

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