Il n’y a pas d’âge pour aller à l’université

L’édition 2013 de Plaisir d’apprendre s’est déroulée du 29 avril au 3 mai dernier.
 
La Cité francophone et le Campus Saint-Jean de l’Université de l’Alberta ont accueilli 85 personnes de plus de 50 ans. Organisée par la Fédération des ainés franco-albertains (FAFA), cette semaine de cours a ravi les participants.


« Les gens s’ouvrent, découvrent et partagent. Et tout le monde est heureux », s’est exclamée la présidente de la FAFA, Simone Demers, lors de la dernière journée de l’évènement.
Toute la semaine, des cours très diversifiés étaient offerts le matin et l’après-midi. Les ainés pouvaient choisir ce qui les passionnait le plus entre la poésie, le développement et le vieillissement de l’adulte, l’histoire de la Première Guerre mondiale, la corruption en occident au 18e et 19e siècles, la récession de 2008, la musique ou l’expression humaine esthétique et créative.
 

« Il y a plus de flexibilité pour les cours cette année, mentionne le directeur général de la FAFA, Yannick Freychet. En gardant une même thématique de cours, par exemple la musique, on a plusieurs intervenants qui offrent un cours en lien avec le sujet. Ça permet à des intervenants qui n’auraient pas pu participer autrement de venir. »
 
Ce dernier tient à remercier les professeurs et conférenciers d’expérience qui, année après année, transmettent leur passion de façon tout à fait bénévole. « D’habitude, on a seulement des professeurs du Campus Saint-Jean, rappelle-t-il. Mais pour cette édition, nous avions un professeur de Calgary, Stéphane Guevremont, qui a enseigné l’histoire de la Première Guerre mondiale. »
« Nos conférences du midi sont très variées et les sujets sont extrêmement d’actualité », souligne le directeur général. Entre autres, il cite les conférences sur le printemps arabe et
sur le mouvement Idle no more.
 
« Ce sont des gens qui veulent se tenir à la page, modernes, qui participent à Plaisir d’apprendre », ajoute Mme Demers.  
 
Des activités culturelles avaient lieu en fin d’après-midi. La diffusion du film Et si on vivant tous ensemble?, une rencontre interculturelle avec des jeunes de l’école Joseph-Moreau et la présentation de la pièce Mais qui a tué la tante Anna? ont pimenté les journées après les cours.
 
L’évènement s’est terminé par une remise des diplômes, le vendredi après-midi. La présidente de la FAFA affirme que cette cérémonie est très valorisante pour les participants, puisque plusieurs d’entre eux n’ont jamais eu la chance de faire des études dans leur jeunesse.
 
Tisser des liens
« C’est une bonne occasion pour retrouver des francophones que tu connais d’ailleurs dans la province, croit Simone Demers. C’est extrêmement convivial. » Les ainés de cette Université du troisième âge étaient tous d’accord avec elle, évoquant l’aspect social de la semaine comme l’une des principales motivations qui les poussent à revenir chaque année.
 

« Certains nous disent que, quand ils viennent ici, c’est comme une semaine de vacances. »


 
« On oublie tout quand on est là, disent-ils, ça nous change du quotidien », cite Yannick Freychet.
 
La FAFA tente, de plus en plus, d’élargir sa clientèle. Elle cible d’abord les hommes, en proposant des sujets d’étude comme l’économie et l’histoire, qui leur plaisent généralement. Le directeur général parle également des jeunes ainés, tout juste dans la cinquantaine. « On est conscient que ces gens sont peut-être encore très actifs, mais il est déjà arrivé que certains prennent une semaine de congé complète pour participer aux cours de Plaisir d’apprendre. »
 
Avec ces 85 participants, la semaine d’activités en 2013 a été plus populaire que les deux précédentes, alors que 69 ainés y avaient participé.
 
Restrictions budgétaires
L’organisation de Plaisirs d’apprendre a reçu beaucoup de bons commentaires de la part des participants. Certains ont même proposé plusieurs idées. « Il y a des gens qui aimeraient que le projet grandisse, explique Yannick Freychet.
Ils souhaiteraient que ça soit sur deux semaines ou même à l’occasion au courant de l’année. »
 
Compte tenu des répressions budgétaires, notamment au Centre collégial de l’Alberta, le principal partenaire de l’évènement, M. Freychet ne croit pas que cela sera possible tout de suite. « D’abord, on espère très fortement que notre programme ne sera pas touché. On a le rêve fou que ça puisse continuer à se développer,
mais on connait le contexte et on sait que ça va être difficile », conclut le directeur général de la FAFA.

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