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La FPFA célèbre 25 ans d’existence

C’était avec un retour émouvant dans son passé que la Fédération des parents francophones de l’Alberta (FPFA) a célébré ses 25 années d’existence, lors de la soirée d’ouverture de son colloque annuel, le 16 novembre dernier à Edmonton.

Dans sa présentation qui donnait un survol du cheminement de la FPFA, la conférencière d’ouverture France Levasseur-Ouimet a su faire revivre les hauts et les bas du dernier quart de siècle, depuis les premières « années de lutte » jusqu’à l’obtention récente du statut de porte-parole officiel au sein d’Alberta Education.


« C’était tellement émouvant », avoue la présidente de la FPFA, Claudine Lajoie. « J’ai réalisé que l'on marche dans les traces des parents qui ont lutté fort, des gens de tellement de coeur qui ont assuré notre survie. »

« Des fois, on se demande : ça sert à quoi? Et c’est dans les moments comme celui-ci qu’on réalise pourquoi on y travaille. C’est un moment qui nous réunit et on peut être vraiment fiers », poursuit-elle.

Mme Levasseur-Ouimet a rappelé les faits saillants qui démontrent le long chemin parcouru par la FPFA. Parmi ceux-ci : en 1985, il n’y avait que deux écoles primaires et cinq comités de parents francophones en Alberta. En 1987, un groupe de parents de la région de Saint-Paul dépose en Cour du Banc de la Reine un avis de poursuite pour faire avancer leur projet d’école française. En 1988, des parents occupent les locaux de la Commission scolaire catholique à Edmonton pour avoir gain de cause pour l’obtention d’une école secondaire dans la capitale.

C’est en 1986, au Congrès de la francophonie à Edmonton, que la FPFA voit le jour et devient l’organisme qui va poursuivre les intérêts des parents qui désirent une éducation francophone langue première pour leurs enfants.

« Les progrès sont lents, mais sont le résultat d’un montant incroyable d’énergie dépensée par des bénévoles », a rappelé Mme Levasseur-Ouimet en évoquant les premières années de l’organisme.

Dolorès Cadrin en est une qui se souvient bien des débuts de la FPFA. Elle a servi comme première vice-présidente du groupe et a travaillé, entre autres, à la mise sur pied du premier bureau à Edmonton, ainsi qu’à l’organisation du premier colloque annuel.

« Je suis émerveillée de tout ce qu’ils ont fait depuis 25 ans, tout le chemin parcouru », s’exclame Mme Cadrin, qui se réjouit de voir le travail de la FPFA continuer à porter fruit pour les prochaines générations.
« Je suis tout à fait confiante en l’avenir. C’est beaucoup plus facile pour mes petits-enfants de
parler français puisqu’ils ont des avantages qui n’existaient pas pour moi. »

Pour sa part, Sylvie Mercier, une ancienne présidente de la FPFA, était émue de revivre les moments forts de l’organisme.

« C’est à cause de parents comme vous qui font ce que vous faites que l’éducation française est ce qu’elle est. Aujourd’hui, nos enfants en ont profité et les enfants de nos enfants vont en profiter », a-t-elle partagé devant l’assemblée.

Ce qui a rappelé des souvenirs pour certains a servi d’apprentissage et de motivation pour d’autres. « J’ai bien aimé connaitre le côté historique. Ça permet de mieux comprendre ce qui s’est passé et de poursuivre les efforts », avance la Québécoise d’origine Annie Desrochers, trésorière du comité de parents pour la prématernelle Bobino Bobinette à Edmonton et qui participait à son premier colloque.

Si la FPFA a pris un moment pour célébrer son histoire et ses succès, son 25e rassemblement des parents francophones de l’Alberta, intitulé Voir grand pour les prochains 25 ans, promettait de poursuivre l’élan.
Le travail doit continuer, affirme Mme Levasseur-Ouimet. « Il faut que la FPFA continue à se réinventer de manière à répondre à la situation actuelle, tout en demeurant fidèle à ce qu’elle est. »

Prix CNPF
Lors de la soirée d’ouverture du colloque, le Prix de la Commission nationale des parents francophones (CNPF) a été remis à l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA) par Ghislaine Pilon, ancienne présidente de la CNPF.

La présidente de l’ACFA, Mme Dolorèse Nolette, a accepté le prix au nom de l’ACFA. Le prix reconnait la contribution importante de l’ACFA envers l’épanouissement de l’éducation francophone langue première en Alberta.

Le Franco vous présentera un compte rendu de l'assemblée annuelle de la FPFA dans sa prochaine édition.

 

 

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