CEFFA : Maurice-Lavallée accueille près de 300 congressistes

Le Conseil de l’éducation de la foi catholique chez les francophones de l’Alberta (CÉFFA) a invité des paroissiens et des professeurs des conseils scolaires catholiques francophones en province à venir s’outiller pour bâtir un monde meilleur, du 1er au 3 novembre dernier, à Edmonton.

Le président du CÉFFA, Marcel Lizotte, espère des impacts positifs de cet évènement une fois les participants rentrés dans leur milieu. « Cela va aller plus loin. Ces gens vont se demander : que pouvons-nous faire pour faire une différence? Et il en ressortira autre chose », laisse-t-il présager.

Plusieurs ateliers et conférences de sensibilisation à la foi catholique se tenaient sous le thème, Ensemble, bâtir un monde meilleur… un réveil s’impose.


La conférencière Michèle Boulva s’est inspirée de ce thème général pour les trois conférences qu’elle a données durant le congrès. La directrice de l’Organisme catholique pour la vie et la famille y voyait une belle occasion de partager ses acquis.

« Lorsque tu as tellement reçu, il est temps de redonner », assure celle qui tente de rendre l’Église accessible au plus grand nombre.

Le développement de la foi chez les jeunes, la nouvelle évangélisation, l’implication communautaire et les moyens disponibles pour être acteur de changement, tant au niveau local qu’à l’international, étaient autant de sujets abordés durant la fin de semaine de sensibilisation.

Marcel Lizotte et son épouse, Claire Lizotte, offraient d’ailleurs un atelier sur les divers séjours missionnaires laïques qu’ils ont effectués au cours de leur vie, notamment des projets de construction de puits en Afrique. Intitulé, Y’a pas d’âge pour faire une différence, M. Lizotte affirme que les yeux brillaient durant sa présentation.
« Je dis aux gens de ne pas s’empêcher de vivre une telle expérience. Sinon, ils auront des regrets d’avoir manqué une occasion de faire une différence », indique-t-il.

Si quelques-uns des participants se sont rendus au congrès exclusivement dans le cadre de leur travail au sein d’une école catholique, Marcel Lizotte affirme que les conseils ont voulu offrir ce congrès au personnel des écoles catholiques en guise d’appréciation. L’invitation avait également été lancée aux écoles publiques, mais ces dernières n’ont pas répondu à l’appel.

Pour l’enseignante de maternelle à l’école Père-Lacombe d’Edmonton, Mary Noah, ce congrès rejoint ses intérêts personnels. « Nous n’avons pas nécessairement la chance d’entendre parler de la foi catholique et de ses valeurs. Cela permet de rafraichir des choses que l’on devrait savoir, car nous ne pouvons pas toujours aller à l’Église tous les dimanches », témoigne la jeune femme.

Elle se réjouit d’autant plus que l’atelier de chants religieux auquel elle a participé lui servira dans son travail. « Cela va m’aider à planifier mes cours. C’est comme un renouveau spirituel, cela fait réfléchir », partage Mme Noah. Certains professeurs ont toutefois soulevé des doutes quant à la pertinence d’imposer leur présence à ce congrès. « Cela dépend des perceptions de chacun », nuance le président du CÉFFA.

Se rassembler
Pour cette 3e édition, le président du CÉFFA a décidé d’inviter non seulement les francophones catholiques de l’Alberta, mais aussi ceux des autres provinces de l’Ouest.

« Nous allons nous réveiller et nous parler. Je ne crois pas que nous vivons isolés, nous sommes tous francophones et partageons la foi catholique. Il faut se mettre en commun », avance M. Lizotte.

Un avis partagé par Joanne Comeault, qui œuvre au sein de l’Archidiocèse de Saint-Boniface, au Manitoba. « Nous vivons tous les mêmes défis. Il faut renouer les liens pour l’Ouest et travailler ensemble », soulève-t-elle.

Selon cette dernière, une crise de conscience habite l’Église canadienne en général. « Depuis toujours, nous avons mis l’accent sur les enfants. Mais les églises sont vides, cela ne fonctionne pas. Il faut se concentrer sur l’éducation de la foi aux adultes », met-elle de l’avant.

Une idée qui rejoint les dires de Mme Boulva. Cette ancienne journaliste encourage les adultes à se faire entendre à travers la voix des médias. Il s’agissait du contenu de sa troisième conférence. « Notre témoignage est important. Il faut oser proposer une vision des choses et des solutions aux problèmes de notre société, inspirées de l’Évangile », incite la conférencière.

Le prochain congrès du CÉFFA se tiendra à Calgary, en 2015.

 

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