Membership : la question se règlera l’an prochain!

L’abolition du membership est écartée, mais l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA) devra présenter des modifications au Rond Point 2013.

C’est ce que les membres de l’ACFA ont adopté, lors de l’assemblée annuelle (AGA) de leur organisme, qui a eu lieu le 13 octobre dernier. Découlant d’échanges lors d’un atelier en matinée, l’AGA est d’avis que « le statuquo n’est pas acceptable » et que le Conseil d’administration provincial de l’ACFA « devra présenter un plan d’action qui tranche sur la question d’autonomie du Franco et de la restructuration du membership ».


L’atelier, auquel une trentaine de personnes ont participé avait comme titre Et si on abolissait le membership de l’ACFA? « Nous voulions avoir un titre-choc, car lorsqu’on reste dans le gris, plutôt que de présenter quelque chose tout noir ou tout plan, c’est difficile d’avoir un impact sur les gens et de savoir ce qu’ils pensent réellement », a soutenu le directeur général de l’ACFA, Denis Perreaux.

M. Perreaux a rappelé que le membership de l’ACFA est en décroissance constante depuis plusieurs années, passant de 6200 au début des années 90 à 4800 présentement. « Actuellement, nous avons un niveau de membres le plus bas que nous avons connu depuis un bon bout de temps », note-t-il.

Un constat qui va à l’encontre de la démographie albertaine. « Nous observons une baisse de nos membres alors que la population francophone augmente. Nous sommes en chute libre », avance Denis Perreaux.

À l’heure actuelle, l’adhésion à une ACFA régionale, de l’ordre de 15 $ pour un individu et 25 $ pour une famille, donne d’ordre général à ce membre un droit de vote, lui permet d’obtenir un abonnement au Franco et lui offre, selon la régionale, des rabais à certaines activités.

Lors de l’atelier, certains ont dit souhaiter une baisse de la cotisation, tout en limitant les services, ou encore, une augmentation tout en ajoutant des services. « Les questions du membership de l’ACFA et de l’abonnement au Franco vont de pairs. On ne peut pas traiter d’une question et décider de laisser de côté l’autre », fait remarquer Denis Perreaux.

« Le fait de s’abonner directement au Franco, c’est une action d’engagement et de soutien. Comme abonné, je m’attends à de la qualité. Je paie pour mon quotidien anglophone, alors je ne vois pas pourquoi les gens ne devraient pas payer, avec leur adhésion à l’ACFA, davantage pour leur abonnement au Franco », a lancé Paul Lamoureux.

Pour Denis Tardif, mieux vaut y penser deux fois avant de décider de séparer complètement l’adhésion à l’ACFA et l’abonnement au Franco. « À l’époque, c’était pour protéger Le Franco que les deux avaient été combinés », affirme-t-il, rappelant qu’en Colombie-Britannique, le journal francophone, qui n’était pas lié à l’organisme porte-parole de la communauté a fermé ses portes.

Ainsi, plutôt que de séparer les deux, certains ont suggéré d’augmenter l’offre de services. « On veut modifier le membership et aujourd’hui, être membre de l’ACFA pour plusieurs, cela va plus loin que le sentiment d’appartenance. Développons une gamme de services qui incitera les gens à devenir membres », évoque Patrice Brideau.

C’est l’approche que l’ACFA régionale de Grande Prairie a prise au cours de la dernière année, donnant des privilèges – accès à la garderie ou à la prématernelle par exemple – à ses membres. Cette régionale, compte aujourd’hui plus de 600 membres. Le président Cédrik LeBlanc rappelait que payer 15 $, ce n’est rien, à condition d’offrir plusieurs services.

Pour la présidente de l’ACFA régionale de Bonnyville/Cold Lake, Colette Déchaine, il faut être prudent et tenir compte des réalités particulières. « Chaque régionale de l’ACFA vit des défis différents et, à l’heure actuelle, certaines ne voient pas l’importance ou la nécessité du membership. Il est cependant important de le redéfinir », avance Mme Déchaine.

Un avis partagé par David Fréchette, président de la régionale de Centralta. « Il faut commencer par changer l’image de l’ACFA. Pour plusieurs personnes, l’ACFA est vue et perçue comme des brasseux de m***e il faut démontrer que nous ne sommes pas juste cela », énonce-t-il.
 

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