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Une société historique est créée

Après des mois de préparation, la Société historique francophone de l’Alberta (SHFA) a officiellement vu le jour, le 12 octobre dernier.

« Pour nous, c’est très excitant d’arriver à la fondation », s’est exclamé Frank McMahon à la trentaine de personnes réunie au Shaw Conference Centre pour participer à l’assemblée générale de fondation de la Société.

Cette assemblée visait principalement à entériner les statuts et règlements de l’organisme, présenter ses objectifs, ainsi que de compléter le conseil d’administration.

En effet, siègent à la Société deux représentants du Campus Saint-Jean (CSJ), dont M. McMahon qui en est le premier président, deux représentants de l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA), deux représentants de la Fédération des conseils scolaires francophones de l’Alberta (FCSFA) ainsi que deux personnes élues par l’assemblée.

Selon Frank McMahon, cette structure permet de regrouper sous une même égide, ce qui ce fait en matière de patrimoine et histoire dans la francophonie albertaine. « Plusieurs organismes et individus jouent un rôle important dans leur domaine respectif et selon leurs intérêts, mais on a vite réalisé que personne, vraiment, ne regardait le portrait d’ensemble », soutient-il.

Le président de la SHFA rappelle que l’histoire et le patrimoine se veulent un secteur important. « Nous avons une histoire riche, mais nous risquons d’en perdre si rien n’est fait. Nous avons aussi des documents, mais qui va les dépouiller? Il n’y a pas de coordination d’ensemble et nous ne savons pas trop qui fait quoi », rappelle Frank McMahon, pour expliquer ce qui a poussé la création de ce nouvel organisme.

« En milieu minoritaire francophone, nous sommes l’une des seules provinces canadiennes à ne pas avoir de Société historique », ajoute-t-il.

Pour M. McMahon, le rôle de la Société sera très clair : « Nous ne sommes pas là pour dire aux gens quoi faire. Nous voulons plutôt aider ces personnes et déterminer ce qui ce fait et, surtout, ce qui ne se fait pas, en matière de patrimoine et d’histoire. »

Parmi les structures en place, on peut penser, entre autres, aux rôles de la Société généalogique du Nord-Ouest (SGNO), aux Archives provinciales de l’Alberta, à l’Institut pour le patrimoine de la francophonie de l’Ouest canadien, et, du côté individuel, de tout le travail accompli notamment par Fran-ce Levasseur-Ouimet, Laurent Godbout, Éloi DeGrâce, etc.

La création de la Société historique francophone de l’Alberta est la bienvenue et permettra aux Franco-Albertains de savoir où s’adresser s’ils veulent faire don de leurs documents historiques.

« À la SGNO, on s’est questionné récemment à savoir si on ne devait pas revoir notre vision et notre nom pour devenir la Société généalogique et historique, car une personne est venue me porter huit boites de documents chez nous. Je ne savais pas trop quoi en faire, et je ne pense pas que mon garage était l’endroit idéal pour préserver ces documents », affirme le président de la SGNO, Ronald St. Jean.

Du pain sur la planche
Incorporée sous la charte de l’ACFA, la Société dispose d’un budget de 40 000 $ – 30 000 $ provenant de l’ACFA et 10 000 $ du Secrétariat francophone – jusqu’au 31 mars 2013. L’organisme a aussi fait une demande pour obtenir du financement de l’Accord de collaboration (Patrimoine canadien) à compter du 1er avril 2013.

Le budget actuel servira à planifier l’embauche d’une direction générale, maintenir le journal historique Avant que j’oublie et finaliser une entente de collaboration avec les Archives provinciales de l’Alberta.

« L’embauche de la direction générale est importante. On ne peut pas seulement se fier au travail bénévole, car bien lancer la Société va demander beaucoup de travail et d’énergie », estime Frank McMahon.

En effet, l’organisme entend œuvrer activement dans quatre domaines : la collecte de données, l’organisation, la création de documents synthèses et la diffusion. « Toutes ces étapes sont cruciales et si on veut que la Société soit efficiente, il faudra demeurer actif dans chacun de secteur. S’il manque un de ces maillons, la Société ne sera pas aussi forte », avance le directeur général de l’ACFA, Denis Perreaux.

Conseil d’administration
Les trois organismes partenaires (ACFA, CSJ et FCSFA) sont représentés par deux délégués au conseil de la Société. Ces personnes sont Adèle Amyotte et Denis Perreaux (ACFA), France Levasseur-Ouimet et Frank McMahon (CSJ) ainsi que Gérard Lavigne et Henri Lemire (FCSFA).

Pour représenter la communauté franco-albertaine, l’assemblée a élu David Fréchette et Deni Lorieau.
 

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