Après quelques années difficiles, l’Institut Guy-Lacombe de la famille (IGLF) semble avoir tourné la page sur son passé et entrevoit l’avenir avec optimisme.

C’est devant une vingtaine de personnes que l’IGLF a tenu son assemblée générale annuelle, le 22 septembre dernier à La Cité francophone d’Edmonton. « Nous venons de terminer une belle année enrichissante à tous les points de vue », s’est exclamée la présidente de l’Institut, Maryse Simon.


Pour une deuxième année consécutive, l’organisme a terminé son exercice financier avec un léger surplus. « Il y a eu un bon redressement, notamment au niveau financier, au cours des deux dernières années et je pense que l’on peut être fier du travail accompli par l’équipe en place », a-t-elle souligné.

Cette dernière estime que l’IGLF est plus pertinent que jamais. « Nous avons connu une belle augmentation de la participation à nos activités. Certaines ont vu le nombre de personnes présentes tripler par rapport à l’année précédente. Cela en dit long sur ce que nous faisons et l’Institut répond, sans équivoque, aux besoins de la population », avance Mme Simon.

L’organisme entend être encore plus présent dans la capitale albertaine dans la prochaine année. « Nous voulons élargir notre champ d’action de la grande région d’Edmonton à l’extérieur de La Cité francophone. Nous voulons explorer des communautés avoisinantes, comme Sherwood Park et Beaumont, afin de répondre à la demande grandissante de parents », affirme Maryse Simon.

Fait à noter, pour une deuxième année consécutive, l’IGLF ne tenait pas son assemblée annuelle en marge du colloque de la Fédération des parents francophones de l’Alberta (FPFA). L’objectif premier étant de distinguer les deux organismes et « de clarifier les rôles et responsabilités de chaque organisme », soutient la présidente de l’IGLF.

Il est cependant prématuré d’écarter définitivement toute la question d’une fusion des deux organismes qui partagent les mêmes espaces de bureau et une partie des ressources humaines.

« La FPFA a mené une étude sur la gouvernance. L’analyse des résultats de cette étude sur la gestion des organismes est présentement en cours. Pour l’IGLF, il est encore trop tôt pour se prononcer sur la suite des choses puisque l’analyse n’est pas terminée », indique Maryse Simon, qui se montre optimiste que ce dossier connaitra un dénouement dans la prochaine année.

CAFE Nord-Ouest
Un dossier qui aura retenu l’attention de l’Institut au cours de la dernière année aura été celui du Centre d’appui à la famille et à la petite enfance (CAFE) Nord-Ouest.

« Nous pourrions qualifier l’année comme étant une période décisionnelle pour la gestion du CAFE Nord-Ouest (…). L’Institut, qui offrait un soutien depuis de nombreuses années au centre de Falher, a cette année concrétisé cette relation par la négociation et la signature d’une entente, l’élaboration d’un plan de redressement et l’accord d’un appui financier ponctuel (14 400 $) », indique Maryse Simon.

Ces efforts se sont avérés vains, puisque le centre de ressource à but non lucratif a finalement cessé ses opérations en juin dernier. « À la suite de l’accusé de réception des demandes de subventions dont le CAFE Nord-Ouest s’est vu refuser, le comité local s’est vu dans la nécessité de reconsidérer leur viabilité », explique la présidente de l’IGLF.

Le manque d’engagement des parents aura finalement fait pencher la balance. « Malgré une année bien planifiée, un comité de bénévole engagé, le soutien d’une employée rémunérée par l’IGLF et l’assistance aux activités dites PLC (Centre d’appui parental), le centre ne réussissait pas à attirer de nouvelles familles. Ce sont uniquement les membres du CA et leurs enfants qui se présentaient aux activités », évoque Maryse Simon dans son rapport annuel.

C’est ainsi que la fermeture a été envisagée en mai dernier. « À la suite de nombreuses rencontres, la nouvelle présidente Sylvianne Maisonneuve a remis une demande à l’IGLF de céder les opérations du Centre d’appui à la famille », a rappelé Mme Simon.

Les sommes que dégageait annuellement l’IGLF pour appuyer le CAFE Nord-Ouest serviront à accroitre l’offre de services à Edmonton. « Pour ce qui est des ressources qu’il y avait, une partie du matériel a été redistribuée dans la région de Rivière-la-Paix, le comité local a conservé certaines ressources pour des animations ponctuelles et la balance du matériel a été vendue par l’entremise d’une vente tenue en juin », explique la présidente de l’IGLF.

Élections
Douze des 15 postes étaient à pourvoir lors de l’assemblée annuelle. Kate Charbonneau, Beda Kaji-Ngulu, Rita Hébert, Louise Reidy, Maryse Simon, Carole Forbes et Geneviève Poulin ont été élus pour des mandats de deux ans. Pour leur part, Frank McMahon, Hélène Cuddihy et Lily Gauthier poursuivaient leur mandat. Cinq postes restent toujours à pourvoir.
 

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