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Tirer son épingle du jeu

Malgré une situation économique mondiale qui est venue limiter la croissance financière des Fonds de dotations, la Fondation franco-albertaine (FFA) estime avoir terminé sa dernière année sur un bel élan.
 

« Nous avons connu une année occupée qui a permis une philanthropie dynamique dans la communauté franco-albertaine », a lancé la présidente du Bureau des gouverneurs de la FFA, la sénatrice Claudette Tardif, à la trentaine de personnes réunies à La Cité francophone, le 22 septembre dernier, pour l’assemblée annuelle de l’organisme.


« Malgré le climat économique difficile, la Fondation a continué son développement et la réponse de la communauté a été très bonne », affirme Mme Tardif.

En effet, la période du 1er juillet 2011 au 30 juin 2012 a vu la FFA procéder au lancement de 11 nouveaux fonds de dotation qui ont permis à la fondation d’aller chercher 285 000 $ en dons. « Nous avons dépassé le chiffre symbolique du premier million de dollars dans les 42 fonds de dotation que nous avons », a soutenu, pour sa part, le président du conseil d’administration, Ghislain Bergeron. « On dit que c’est le palier du premier million qui est difficile à franchir alors l’avenir
est prometteur », ajoute-t-il.

Malgré ce développement, le bilan financier laisse les administrateurs sur leur appétit.« Ce n’est pas ce qu’on s’attendait », de déclarer le trésorier François Gagnon, lorsqu’appelé à commenter la performance des portefeuilles. « On est loin de nos objectifs », enchaine-t-il.

Guy Le Blanc, membre du comité d’investissement, résume bien la situation : « Après avoir connu une excellente année en 2011, avec des gains de + 12,1 %, le portefeuille de la Fondation n’a crû que de 1,5 % en 2012. Bien que cela soit en dessous de nos attentes et des besoins de nos fonds de dotations, il faut tout de même souligner que cela se compare avantageusement aux rendements des autres fondations canadiennes », présente M. Le Blanc.

Ainsi, après avoir terminé son année 2010-2011 avec un bénéfice net de plus de 500 000 $, les administrateurs ont dû se contenter de 180 000 $ de surplus au cours de la dernière année. Cette baisse est notamment attribuable à la performance des fonds, passant d’un gain de 151 000 $ (2010-2011) à une perte de 105 000 $ (2011-2012). Notons aussi que le total des dons a aussi diminué de près de 107 000 $ entre les deux années, et ce, même si le nombre total de donateurs a doublé pour franchir le cap des 130 l’an dernier.

Guy Le Blanc dit espérer que la situation économique mondiale se replace dans la prochaine année pour amener
« de meilleurs rendements afin de permettre à la Fondation, et surtout à ses créateurs de fonds, de continuer à mieux soutenir et encourager la francophonie albertaine ».

L’éducation à l’honneur
Au cours de la dernière année, la Fondation a tenu 76 rencontres, 22 évènements et 21 réunions. « La région de Calgary a été particulièrement active et la création d’un comité de développement de la Fondation à Calgary est une initiative qui promet », souligne la sénatrice Tardif en rappelant qu’il y a eu pas moins de 32 rencontres dans cette ville, sept
réunions et quatre évènements.

Fait à noter, parmi les 11 nouveaux fonds de dotation qui ont été créés au cours de la dernière année, c’est dans le secteur de l’éducation où la FFA a été la plus active. « La Fondation s’est démarquée par ses initiatives dans le secteur scolaire grâce à de nouveaux fonds de dotation créés par les conseils et comité de parents », indique Claudette Tardif.

Parmi les écoles qui ont vu leur comité lancer des fonds, notons celles de la Rose sauvage, Sainte-Jeanne-d’Arc, Père-Lacombe, Gabrielle-Roy et celui du Conseil scolaire catholique et francophone du Sud de l’Alberta, qui comprend des sous-fonds pour les écoles Sainte-Marguerite-Bourgeoys, Notre-Dame-de-la-Paix et Notre-Dame des Monts.

« On se doit d’être fier de la générosité de nos donateurs. Dans notre contexte de milieu minoritaire, tout ce qu’accomplit cette Fondation est remarquable », estime la présidente du Bureau des gouverneurs.

Élections
Trois postes étaient à pourvoir lors de l’assemblée annuelle. François Gagnon (région Nord), Gilles Cadrin (Centre) et Zacharie Magnan (Sud), dont les postes venaient à échéance, ont tous renouvelé pour un nouveau mandat de trois ans.

 

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