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Une nouvelle association voit le jour : Via Musica

Une première assemblée générale se tiendra le 21 juin afin de fonder officiellement l’association Via Musica, qui perpétue l’œuvre de sœur Thérèse Potvin, de la congrégation des Sœurs de l’Assomption à Edmonton. Elle est l’auteure principale du matériel pédagogique Via Musica, pour l’enseignement musical.

« C’est l’œuvre de toute une vie », témoignait Thérèse Potvin. En plus de deux guides pédagogiques imposants approuvés par le ministère de l’Éducation de l’Alberta en 2003 pour les écoles francophones et d’immersion, sœur Thérèse a développé une série de cahiers pour l’apprentissage de la musique basés sur le folklore francophone, selon la méthode d’apprentissage Kodaly.


« En donnant des ateliers musicaux, j’ai réalisé qu’il manquait de ressources en français. Nous n’avions pas les matériaux dont bénéficiaient les anglophones. Alors, j’ai développé une série de livres, maitre et élève, basé sur nos chansons et notre folklore », explique-t-elle.

Cette dernière ajoute avoir reçu l’aide de plusieurs musiciens et connaisseurs du monde musical pour mener à terme ce projet.

Entreposées au couvent des Sœurs de l’Assomption à Edmonton, les ressources comprenant 11 recueils, trois disques compacts et deux DVD doubles pour un total de 1660 chansons, ont été transférées dans les entrepôts du Conseil scolaire Centre-Nord (CSCN) à la suite de la vente du bâtiment.

L’association Via Musica cherche à diffuser le matériel produit par sœur Thérèse et favoriser la formation des enseignants afin qu’ils utilisent cette approche qui favorise le chant.

Une des signataires de l’association, Rachel Jean a offert une journée de formation à une douzaine de professeurs le 11 mai dernier, selon la méthode d’enseignement mise de l’avant par sœur Thérèse. Ce qui aura été le catalyseur de l’initiative, affirme Denise Lavallée, autre signataire qui accueillera l’assemblée générale.

« On pourrait aider à recruter des gens et aussi parler de la possibilité d’étudier en Hongrie », ajoute la passionnée de musique, qui occupe le poste de coordonnatrice des communications au CSCN.

La Hongrie et sœur Thérèse
Puisque c’est en Hongrie que tout a commencé. Sœur Thérèse s’était rendue en Europe pour étudier les méthodes d’enseignement musical développées sur le Vieux Continent à la fin des années 60. « Mais, je n’étais pas satisfaite, je savais qu’il me manquait l’essentiel. Nous ne pouvions pas dépasser les frontières de la Hongrie à l’époque. C’était dans le temps du rideau de fer », se souvient sœur Thérèse Potvin.

Un deuxième voyage lui a permis de se rendre à l’Institut Kodaly, en Hongrie, et de suivre un cours en français à propos de cette approche pédagogique. « C’est lorsque j’ai vu les enfants en action, leurs habiletés, leur joie et leur type d’activité. Ils avaient acquis la lecture musicale et leur matériel pédagogique était leur folklore. J’ai apprécié le point de vue humain de l’approche de Kodaly et me suis dit, voilà ce que j’ai cherché toute ma vie », partage sœur Thérèse Potvin.

Cette dernière voyait plusieurs avantages à cette méthode qui utilise le système relatif. Non seulement elle permet le développement des habiletés
musicales et sociales, mais elle enrichit le vocabulaire.

Sœur Thérèse est reconnue internationalement pour son travail ayant donné des ateliers musicaux, non seulement en Amérique du Nord, mais aussi en Europe et au Japon.

Passer le flambeau
Pour Denise Lavallée, qui intègre cette méthode pour ses cours de piano, ces ressources offrent une solide formation musicale et une belle façon d’apprendre l’Histoire.

« Il n’y a rien de plus fort pour les enfants que de se mettre dans la peau des pionniers. Ils intériorisent leur histoire et s’en souviennent mieux », témoigne la musicienne.
 
Autre signataire et flutiste amateur, Rock Larochelle a déjà eu la chance de comparer les deux méthodes d’enseignement. « L’impact est direct, il y a un grand écart entre les enfants qui apprennent avec les cahiers Via Musica et ceux qui n’utilisent pas le programme », témoigne l’ancien professeur de musique, aujourd’hui conseiller technologique au CSCN.

L’association a été incorporée auprès du gouvernement de l’Alberta par cinq signataires : Nicole Bugeaud, Rachel Jean, Rock Larochelle, Denise Lavallée et Marcel Lavallée.

Pour plus de détails, ou pour assister à l’assemblée, visitez : www.viamusica.ca

 

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