Le Prix d’excellence Jean-Louis-Lebel décerné à Pierre C. Desrochers

L’Association des juristes d’expression française de l’Alberta a tenu son banquet annuel, en marge  de son assemblée générale, le 1er juin dernier à l’Edmonton Petroleum Club.

Plus de 80 personnes ont participé à cet évènement et sont, du même coup, venues rendre hommage à Pierre C. Desrochers, récipiendaire du Prix d’excellence Jean-Louis-Lebel pour ses nombreuses contributions au sein de la communauté francophone, notamment dans l’avancement du dossier des écoles francophones et de leur gérance.


« Je suis honoré lorsque je regarde la liste des récipiendaires, ce sont tous des gens que je respecte. J’accepte le prix avec humilité puisqu’il n’y a pas juste une personne qui doit être reconnue, c’était un travail d’équipe », affirme Me Desrochers.

C’est au moment d’inscrire ses enfants à l’école francophone que Pierre Desrochers s’est véritablement intéressé à l’application de l’article 23 de la Charte canadienne des droits et libertés.

« J’étais un avocat naïf, admet ce dernier, je croyais que si une loi était mise en place, cela devrait être bien fait. C’est dans l’application que l’on se rend compte qu’il y a du travail à faire au niveau politique. »

Plusieurs fois président d’organismes influents au sein de la francophonie albertaine, Me Desrochers a notamment contribué à faire reconnaitre les différentes structures d’organisation des conseils scolaires francophones.

« Il est l’architecte de ce dénouement. L’achèvement de son travail se verra dans la nouvelle loi scolaire », annonçait le directeur général du Conseil scolaire Centre-Nord, Henri Lemire, en présentant le récipiendaire.

Pour avoir eu la chance de d’œuvrer à ses côtés, M. Lemire affirme que Pierre Desrochers a grandement influencé la façon de travailler dans les conseils scolaires.

« Il a su créer une atmosphère de collaboration et de consensus et depuis ce temps, ces valeurs règnent dans les conseils scolaires », ajoutait-il.

Continuer la bataille
Pierre Desrochers ne se fait pas d’illusions, plusieurs batailles déjà gagnées sont continuellement à refaire. « Surtout au niveau du financement avec les changements de gouvernement. Dans le climat actuel, le gouvernement est moins réceptif qu’il y a cinq ou six ans et il faut toujours rester aux aguets », avançait le récipiendaire.

Depuis 1997, le prix Jean-Louis-Lebel récompense les juristes qui font preuve de dévouement exceptionnel à l’avancement de la francophonie en Alberta.

Animée par le comédien André Roy, la soirée comptait également une conférence interactive sur le devoir d’impartialité et la conduite des juges dans la vie de tous les jours, donnée par la juge Mary Moreau de la cour du Banc de la Reine à Edmonton.

À l’aide d’exemples concrets, la juge Moreau demandait aux participants d’émettre leur point de vue sur les conduites à adopter en tant que juge face à différentes situations qui risquent de mettre ces derniers dans l’embarras.

« Voici les défis auxquels font face les juges en tant que citoyens dans l’exercice de leur fonction », concluait Mary Moreau à la fin de son allocution qui aura provoqué échanges, discussions et éclats de rire de la part des participants dans la salle.
 

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