ACFA provinciale : coupures, rationalisation et déménagement possible!

C’est avec le défi de travailler avec un budget équilibré pour 2012-2013 que les membres du Conseil d’administration (CA) provincial de l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA) se sont réunis, les 2 et 3 juin derniers à Edmonton, pour leur rencontre régulière.

Au cours des dernières semaines, l’organisme provincial a notamment vu quatre de ses projets déposés à Patrimoine canadien être refusés, soit la 5e édition des levers du drapeau franco-albertain, la Foire annuelle de l’industrie francophone en Alberta, le projet d’agents de liaison communautaire et la gestion des processus de l’Entente de collaboration 2012-2013.


Depuis l’annonce de ces refus, les membres du Conseil exécutif ont travaillé sur le budget 2012-2013 du Secrétariat provincial de l’ACFA afin de couper 10 % dans les dépenses et réduire les opérations en conséquence. Après des discussions à huis clos le 2 juin, les membres du CA ont adopté un budget qui comprend plusieurs mesures.

« Toucher aux ressources humaines était quelque chose d’inévitable. Nous avons certains postes vacants qui ne seront pas comblés », a soutenu la présidente de l’ACFA, Dolorèse Nolette.

Parmi les autres mesures, Mme Nolette a confirmé que certains programmes et services seront touchés. Il s’agit notamment de la rencontre de la Grande famille de l’ACFA, qui avait lieu au mois d’aout, mais dont le mandat a été revu à la lumière de la création l’automne dernier de Franco-Réso.

La formule actuelle de S’outiller pour sa communauté (perfectionnement professionnel des élus et des employés de la francophonie albertaine) sera aussi revue. « Présentement, le conseil d’administration a décidé de ne pas toucher à Rond Point et à la foire de services qui s’y tient en marge du rassemblement annuel de la francophonie albertaine », avance-t-elle.

Étant donné qu’il n’y a plus de rencontre de la Grande famille de l’ACFA, les membres du CA ont exploré la possibilité de réduire le nombre de rencontres du CA de quatre à trois. Il a plutôt été avancé de transformer la rencontre du mois d’aout en personne par une vidéoconférence d’une demi-journée, et de voir à la possibilité de rencontres plus régulières en comité à distance.

« Tout le monde doit prendre un coup et nous devons en faire davantage », a déclaré Patrice Brideau de Grande Prairie, représentant du Nord-Ouest au CA.

Pour Stéphane Perreault de Red Deer, représentant du Centre, réduire le nombre de rencontres en personne est une chose, mais le conseil d’administration doit pouvoir se rencontrer différemment plus souvent. « On est présentement, à mon avis, à la limite de ce qui est possible de faire en terme de capacité d’ingestion de l’information transmise et de prendre des positions éclairées », affirme-t-il.

Un avis que partage le représentant provincial Claude Duret. « Il faut optimiser les ressources que l’on a. Il faut, comme élu, embarquer plus et se fatiguer davantage », croit-il.

Selon la présidente de l’ACFA, le CA pourra atteindre cet objectif. « Il y a une volonté d’équilibrer le budget, sans perdre notre efficience comme CA et sans perdre une partie importante de nos rencontres, celles du réseautage entre élus où il y a des échanges très enrichissants », fait remarquer Dolorèse Nolette.

Déménagement envisagé?
Par ailleurs, les membres du CA n’excluent pas la possibilité de voir le secrétariat provincial de l’ACFA quitter La Cité francophone.

Les élus ont mandaté la direction générale de faire une analyse de cout de location ailleurs dans le quartier Bonnie Doon et d’explorer aussi la possibilité de partager, si cela s’avère possible, certains espaces actuels. « En cette période d’austérité, le cout de notre loyer est une préoccupation. Les membres du CA veulent bien comprendre le détail de celui-ci et déterminer, à la lumière des recherches effectuées, quelle serait la meilleure option », soutient Dolorèse Nolette.

« Je pense que la question du cout du loyer, ce n’est pas juste notre problème. Plusieurs locataires semblent partager cet avis », a déclaré Brigitte Kropielnicki, représentante provinciale, en donnant en exemple la situation de l’ACFA régionale d’Edmonton.

Celle-ci a d’ailleurs invité l’ACFA à être proactive dans ce dossier en invitant l’organisme à convoquer une rencontre entre les locataires et La Cité francophone pour discuter de ce sujet.

Bilan 2011-2012
Outre le budget de la prochaine année, les élus ont regardé les finances de leur organisme pour l’année en cours.

Pour combler l’insuffisance anticipée, les membres ont accepté de prendre le manque à gagner dans l’actif net affecté pour la promotion des droits linguistiques et dans l’actif net non affecté.
 

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