Congrès annuel ACFA : S'imprégner pour se comprendre

Près de 250 francophones et francophiles se sont réunis du 19 au 20 octobre, à l’hôtel Westin d’Edmonton, afin de participer au congrès annuel de la francophonie albertaine. Organisé par l’Association canadienne-française albertaine (ACFA), l’évènement a permis de présenter son nouveau cadre conceptuel. Ouverture, inclusion et diversité étaient à l’honneur.

Congres annuel ACFA

« Le congrès, c’est comme un vaccin qui nous donne de l’énergie jusqu’à l’année prochaine », s’amuse à dire le président de l’ACFA Marc Arnal qui souligne le succès du congrès de cette année. D’un bloc, la communauté francophone et les francophiles ont pleinement participé aux activités proposées.

D’un exposé sur l’histoire de la francophonie albertaine, à une dizaine d’ateliers proposés, notamment un sur les médias communautaires, ponctués par des cocktails et des dîners en musique, en passant par un discours rempli de sagesse du député fédéral d’Abitibi-Baie-James-Nunavuk-Eyou et grand défenseur de la cause autochtone, Roméo Saganash, la richesse de l’évènement aura su marquer la grande majorité des esprits.

En sortant de « l’atelier sur la diversité » organisé par la Francophonie Plurielle Albertaine, le directeur général de l’ACFA régionale de Red Deer, Serge Gingras, déclare : « à mon goût, le congrès est excellent cette année, car contrairement aux années précédentes il y a un focus prononcé sur l’inclusion et la diversité ».

Tout juste sortie d’une période de crise, l’ACFA a décidé de se présenter sous le signe de l’unité durant ces deux jours, de quoi en rassurer certains. « Nous avions des inquiétudes par rapport à ce qu’il s’était passé, mais finalement nous sommes très rassurés. Je trouve que l’ACFA a une belle équipe, et un conseil d’administration (CA) ouvert où règne une belle atmosphère », confie Thérèse Dallaire, directrice générale de l’ACFA régionale de Bonnyville-Cold Lake.

S'imprégner pour se comprendre

Puisque, d’après Statistique Canada, la population francophone en Alberta est constituée de 26 % d’immigrants internationaux, soit l’une des provinces qui en reçoivent le plus, le thème central de cette année s’est logiquement tourné vers « s'imprégner pour mieux se comprendre ».

De ce thème, de nombreuses discussions orientées sur l’inclusion des communautés culturelles à la francophonie albertaine en ont découlé. L’un des objectifs majeurs mentionnés était de trouver de meilleurs moyens pour mieux les intégrer.

Tournés vers l’avenir

Des clarifications stratégiques entérinées par les CA et CE de l’ACFA, ainsi que par le forum communautaire auront permis d’effectuer une planification devant s’échelonner sur plusieurs années, mais dont le président, Marc Arnal, souhaite assurer le coup d’envoi.

Dans cette lignée, un cadre conceptuel a vu le jour et a été présenté à l’assemblée. Expliqué tel « un instrument à partir duquel on peut situer les individus et les organismes dans un continuum avec plusieurs perspectives », il favorisera l’inclusion et l’immersion selon le président Marc Arnal. Il permettra également « d’inclure les ressortissants de l’immersion pour qu’ils fassent partie de la francophonie », dit-il.

Le cadre conceptuel de la francophonie albertaine s’ajoute donc à son cadre stratégique, afin de l’orienter vers la promotion de la dualité linguistique, vers l’inclusion, et ultimement vers la transculturalité.

Une fois le congrès terminé, Marc Arnal s’est confié en déclarant : « Ces défis nous réservent une place de choix dans l’histoire du Canada si nous pouvons dépasser nos petites chasses gardées et nos petits fiefs ».

Marc Arnal et Alphonse AholaUne entente signée en marge du congrès  

En marge du congrès, une entente entre le président de la Francophonie Albertaine Plurielle (FRAP), Alphonse Ahola, et le président de l'ACFA, Marc Arnal, a été signée. « C'était le fruit de mon impatience », confie Marc Arnal qui admet qu'une partie de la communauté est assez conservatrice et lente à changer pour s'adapter aux enjeux actuels.

« La FRAP va prendre le leadership dans les activités d'inclusion », explique Alphonse Ahola. Concrètement, cette entente signifie que l'ACFA va soutenir la FRAP dans ses efforts de promotion de l'inclusion dans les communautés francophones.

Alors que sur le plan symbolique cette signature révèle l'importance qu'accorde l'ACFA au lien qu'elle entretient avec les organismes francophones, le président de la FRAP a commenté en disant que « désormais deux grands pôles se rencontrent à travers cette signature pour construire une francophonie plus forte, plus dynamique et pour tous les francophones » .

Une AGA passionnée

Les membres se sont rassemblés le 20 septembre en après-midi. Après le mot de bienvenue du président de l’ACFA, M. Marc Arnal, s’en est suivi l’adoption de l’ordre du jour et du procès-verbal de l’assemblée 2017. Cette année, l’AGA a été le moment de réviser les statuts et règlements de l’organisme. De nombreuses prises de paroles se sont succédées concernant la proposition de modifications aux statuts et règlements.

Une motion sur l’intimidation a été proposée par Henri Lemire, ancien directeur du CSCN à la retraite. En dépit de l’avis juridique de maître Noël, avocat de l’ACFA sur le fait que cette demande n’était pas recevable, un vote a été amené avec 64 pour et 46 contre. Un comité ad hoc formé de 3 membres du conseil d’administration de l’organisme devra établir des paramètres pour le lancement d’une enquête. Affaire à suivre !

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