Silence du côté des démissionnaires

Suite à leur départ annoncé le mardi 7 août du conseil d’administration de l’ACFA provinciale, les 5 membres démissionnaires avaient publié une lettre que Le Franco a partagée dans le cadre d’un entretien avec M. Marc Arnal, actuel président de l’ACFA, répondant aux accusations qui lui étaient adressées. Le journal a contacté à plusieurs reprises (le vendredi 10, le jeudi 23 et le vendredi 24 août) deux des membres du CA, Albert Nolette et Pierre Asselin, afin de passer des entrevues et d’exposer au mieux leur perspective sur cette affaire. Messieurs Nolette et Asselin ont décliné chacune de ces demandes. Nous tenons à préciser que contrairement à ce qui a été rapporté sur Twitter lors de la demande d’entrevue faite le 10 août par téléphone, il avait été aussi précisé qu’une entrevue serait demandée à Marc Arnal, dans le but d’exposer tous les points de vue à la communauté. Voici, par souci de transparence vis-à-vis de nos lecteurs, les démarches qui ont été vraiment entreprises et les questions que nous aurions aimé leur poser.

1) Vous vous étiez engagés au niveau du conseil d’administration de l’ACFA provinciale. Alors que vous aviez demandé une motion pour voter le départ du président Marc Arnal, vous avez démissionné avant même que le vote ait lieu. Pourquoi ?

2) Marc Arnal a été élu démocratiquement par un vote des membres de l’ACFA parmi quatre autres candidats en octobre 2017. Pourtant, vous avez demandé sa démission lors d’une motion à seulement 9 mois de son mandat. Comment considérez-vous le vote exprimé par les électeurs ?

3) D’après vous, le désaccord qui vous a poussé à partir ne serait pas lié aux dossiers de la francophonie en eux-mêmes mais plutôt au style de leadership exercé par le président Marc Arnal. Est-ce la première fois que le président de l’ACFA déplaît à ce point ? Au temps de Jean Johnson, son prédécesseur, y avait-il des critiques ?

4) Vous avez démenti le fait que le processus d'indépendance du journal Le Franco soit l'une des raisons de votre désaccord avec la présidence. Ce processus a débuté en décembre 2017 et en mai dernier il n'était toujours pas finalisé par le conseil d’administration. Comment expliquer une telle lenteur ? 

5) Monsieur Albert Nolette, durant votre mandat vous étiez favorable à la création d’un comité de contenu au sein du Franco qui exercerait ainsi un droit de regard sur la ligne éditoriale du journal. Pensez-vous que cette idée soit en adéquation avec les valeurs de transparence et d’ouverture de l'ACFA ?

6) Un audit est actuellement en cours sur les finances du Franco durant les dernières années afin de clarifier le mode de gestion financier entre l’ACFA et Le Franco. Existe-t-il un rapport entre votre démission et l'audit en cours ? 

7) L’ACFA compte environ 3 000 membres alors qu’il y a plus de 256 000 francophones et francophiles en Alberta. Cette réalité démographique ne dénote-t-elle pas selon vous un décalage qui s’est installé au cours des dernières années entre le discours de l’organisme représentant la communauté, l’ACFA, et la réalité des Franco-Albertains ?

8) Sous le mandat de Jean Johnson, Le Franco n'avait pas l'autorisation de s’adresser directement à la présidence. Depuis l'arrivée de Marc Arnal le dialogue est ouvert. Que pensez-vous d’une telle différence d’approche ?

Le conseil d’administration de l’ACFA s’est réuni les 24 et 25 août afin de faire le point sur les derniers évènements et les dossiers prioritaires. Le président Marc Arnal a déclaré dans un récent communiqué : « j’ai confiance qu’ensemble, nous saurons rétablir un climat de sérénité. Le débat est un processus démocratique qui demande de l’écoute et de l’empathie. J’ai constaté que tous les membres du conseil d’administration faisaient montre d’un sens du devoir exceptionnel. Nous sommes tous engagés envers une institution plus grande que la somme de ses parties. C’est une grande responsabilité et nous renouvelons notre engagement à son égard ».

Un processus de recrutement pour les cinq postes d’administrateurs (deux pour le Sud, un pour le Nord-Ouest, un poste pour le Centre et un non associé à un territoire) débute en date du 28 août et ce jusqu'au mardi 4 septembre à midi.

Évaluer cet élément
(0 Votes)

Laissez un commentaire

Assurez-vous d'indiquer les informations obligatoires (*).
Le code HTML n'est pas autorisé.

Aller au haut