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Le RIFA se réorganise

Les travaux de réorganisation ont officiellement démarré pour le Réseau en immigration francophone de l’Alberta (RIFA). Jeudi 28 juin à la Cité francophone, lors d’une conférence, le président du comité transitoire, Alphonse Ahola, en a présenté les grandes lignes devant une trentaine de personnes.

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Le RIFA ne sera plus jamais comme avant. Sa nouvelle autonomie annoncée en mai 2017 prend vie de façon tangible en cette année 2018. En mars dernier, l’organisme avait formé un groupe de travail, ou comité transitoire, en vue de son indépendance par rapport à l’ACFA. C’est ce comité qui a annoncé le 28 juin le lancement des « travaux ».

Alphonse Ahola, président de la Francophonie albertaine plurielle (FRAP) et président du groupe de travail du RIFA, s’est exprimé face à l’assemblée, heureux de lancer une nouvelle approche « centrée sur les besoins des clients et de la communauté ». Le responsable souhaite ainsi « une plateforme de concertation et de collaboration communautaire visant le succès intégral de l’immigration francophone en Alberta ».

Une nouvelle vision

« Une communauté ouverte et accueillante », voilà le but ultime du RIFA. Jusque-là, les résultats de l’immigration francophone dans la province étaient pour le moins mitigés. Pour Alphonse Ahola, la structure de gouvernance était en cause, « car elle ne permettait pas une appropriation effective du RIFA par ses membres et par la communauté ». À partir d’aujourd’hui, il sera question de « valoriser le leadership communautaire et d’encourager des collaborations à tous les niveaux en impliquant les bénéficiaires des services autant que possible ».

En outre, l’organisme se donne pour mandat « d’assurer les concertations et de faire la promotion de partenariats dans différentes initiatives visant l’attraction, l’accueil, l’établissement, la rétention, l’inclusion et l’intégration des nouveaux arrivants francophones ». Le tout en faisant la promesse de se doter d’un cadre « transparent et collaboratif ».

Pour faciliter ce travail, Ida Kamariza, nouvelle coordonnatrice du RIFA, œuvrera pour « renforcer les capacités de différentes structures du RIFA et canaliser les efforts de la communauté pour une prise en charge holistique des immigrants ».

Une approche novatrice

Le Réseau en immigration francophone de l’Alberta innove avec une approche inédite en milieu minoritaire. L’évaluation des besoins se fera au niveau local par des comités locaux, centralisés auprès d’un comité exécutif provincial qui aura la charge d’établir des priorités. Ces exigences seront ensuite validées lors d’un forum annuel provincial.

« Cette nouvelle organisation va permettre une meilleure réponse et participation des nouveaux arrivants aux activités », assure Ida Kamariza. La structure se distingue ainsi de celle adoptée dans bien des provinces au Canada, avec une gouvernance « réellement communautaire ».

Ida Kamariza indique que les groupes locaux se formeront d’abord dans 5 régions prioritaires : Edmonton, Calgary, Grande Prairie, Brooks et Fort McMurray. Pour le moment, si le RIFA bénéficie des services de l’Accueil francophone du Manitoba en tant qu’agent fiscal, il est question de se doter d’un agent basé en Alberta dans les 6 mois à venir.

Enfin, la nouvelle coordonnatrice insiste sur le fait que le dossier de l’immigration n’est pas qu’une question d’aide aux immigrants, mais bel et bien une façon de « contribuer à la vitalité et au renforcement du poids démographique des francophones en situation minoritaire ».

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