Conseil consultatif francophone: La communauté appelée en renfort

Jeudi 1er février, le gouvernement provincial a annoncé qu’un Conseil consultatif en matière de francophonie serait formé. Ce comité aura pour but d’épauler Ricardo Miranda, ministre de la Culture et du Tourisme et responsable du Secrétariat francophone, dans la mise en œuvre de la nouvelle Politique en matière de francophonie. Présentée en juin 2017, cette politique vise à renforcer et développer les services en français dans la province.

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« On cherche vraiment à recruter la crème de la crème, des gens qui veulent faire avancer la francophonie dans toute sa diversité et vitalité ! », lance Cindie Leblanc, directrice générale du Secrétariat francophone.

Albertaines et Albertains sont en effet invités à postuler pour siéger au Conseil consultatif qui aidera à l’application de la Politique en matière de francophonie de la province. Sept personnes issues de la communauté seront ainsi en charge de guider le ministre Ricardo Miranda dans cette lourde, mais non moins ambitieuse tâche.

La diversité de la communauté attendue

Les membres du Conseil aideront notamment le gouvernement à s’assurer que la communauté francophone est correctement représentée dans toute sa diversité : géographique, culturelle et démographique. « Ce que je veux, c’est que la diversité franco-albertaine soit reflétée dans le Conseil, car la francophonie albertaine est très diverse », rappelle Ricardo Miranda.

Cindie Leblanc, directrice générale du Secrétariat francophone, indique que « les membres seront bilingues, pas forcément francophones ». Car l’objectif est pour le ministère d’accéder à un large éventail de perspectives. « Il faut considérer la part importante des gens qui ont eu le français comme langue seconde, et la communauté des écoles d’immersion française. Nous avons une très grande population de finissants, de potentiels utilisateurs de services en français », tient à souligner la directrice du Secrétariat. D’ailleurs, il n’est pas encore certain que le Conseil opère dans la langue de Molière.

Un dialogue toujours renouvelé

Pour le ministre, le Conseil consultatif est aussi une façon de poursuivre « le dialogue, la consultation et la collaboration avec la communauté », processus qui avait déjà été à l’œuvre dans la préparation de la Politique.

L’enjeu est de taille : « Il faut s’assurer que la Politique en matière de francophonie soit établie d’une manière qui reflète bien les attentes de la communauté », avise Ricardo Miranda. Il sera entre autres question d’établir de nouveaux programmes ou services à destination des populations de langue française.

Si sur les dix places disponibles, sept seront attribuées à des membres de la société civile, deux sièges seront quant à eux réservés à des représentants d’organismes. « Il y aura un représentant de l’ACFA et un autre de la Fédération des conseils scolaires francophone de l’Alberta », informe Cindie Leblanc. Ce seront des cadres ou élus aux conseils d’administration des deux organismes.

C’est le Secrétariat francophone, dans son rôle de coordinateur à l’intérieur du gouvernement provincial, qui a défini l’approche : « On a développé le modèle, le concept du Conseil consultatif. On a obtenu des rétroactions des parties prenantes, particulièrement à l’interne, pour savoir quelle forme il devait prendre, et on a aussi regardé du côté des autres provinces », détaille la directrice Cindie Leblanc.

L’objectif ultime est de faire en sorte que le comité « [soit] un outil pour aider à la mise en œuvre de la Politique, [qu’il fournisse] des conseils et des perspectives sur les priorités, et sur l’allocation des ressources qui sont limitées ». En outre, Cindie Leblanc sera coprésidente de ce Conseil, afin de représenter le gouvernement à la table des discussions.

Quels critères de sélection ?

Pour siéger au Conseil consultatif francophone, il faudra être résident albertain, bilingue, et avoir une bonne connaissance de la francophonie albertaine, que ce soit dans un secteur particulier ou de façon globale. « On privilégie les gens qui ont déjà eu un engagement communautaire, des gens qui n’ont pas peur de partager leurs perspectives », précise Cindie Leblanc. Les membres se retrouveront trois fois dans l’année à Edmonton et Calgary, avec un mandat de deux à trois ans.

La sélection des candidatures se fera par l’intermédiaire du ministre Ricardo Miranda en collaboration avec ses collègues du Conseil des ministres. Leur annonce ne sera pas faite avant l’été, en vue d’avoir un Conseil opérationnel d’ici l’automne.

Les candidatures pour devenir membre du Conseil consultatif pourront être déposées jusqu’au 28 février, via le site Internet du gouvernement à : https://www.alberta.ca/public-agency-opportunity.cfm?appt=532.

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