Présidence de la FPFA : Lucie Lavoie tire sa révérence

Après six années à la tête de la Fédération des parents francophones de l’Alberta (FPFA), Lucie Lavoie de Bonnyville a jugé que le moment était venu de passer le flambeau.

« Je me permets de tirer ma révérence, car je sens que la FPFA a de bonnes bases solides », a lancé Lucie Lavoie à la quarantaine de personnes réunies à La Cité francophone, le  29 octobre 2011, dans le cadre du 24e Colloque annuel de la FPFA.

Ce n’est pas sans heurts que se seront déroulées ces années à la tête du conseil d’administration. L’organisme a en effet dû surmonter des périodes creuses, notamment en terme financier alors que l’organisme a dû faire face, au cours des dernières années, à une dette avoisinant les 40 000 $.

 

 

Grâce à un surplus de 5000 $ au cours de la dernière année financière (1er septembre 2010 au 21 aout 2011), cette dette n’est plus qu’à 28 000 $ aujourd’hui. La FPFA a aussi déménagé à deux reprises au cours des trois dernières années.

« Cela n’a pas été facile, il y a eu beaucoup de remous et nous avons dû nous retrousser les manches, mais nous savions que nous avions des gens derrière nous pour nous appuyer dans nos démarches », lance Mme Lavoie. « Les dernières années nous aurons certainement rendus plus forts, plus résilients, plus confiants dans nos capacités individuelles, mais surtout, collectivement, sur l’importance de notre raison d’être en tant qu’organisme porte-parole des parents francophones », ajoute celle qui a fait son entrée au conseil d’administration (CA) de la FPFA comme conseillère il y a sept ans, avant d’en devenir la présidente en 2005.

Cet équilibre financier a été rétabli même si l’organisme a subi une perte importante d’environ 70 000 $ du ministère du Patrimoine canadien. « Ce qui est surprenant, c’est qu’on nous menaçait de couper dans nos subventions si on optait pour fusionner avec l’Institut Guy-Lacombe de la famille. Les deux CA ont décidé que la fusion des deux organismes n’était pas une option, mais on a décidé de nous couper pareil », soutient Lucie Lavoie.

Pour aller chercher ce manque à gagner, la FPFA a créé, ces derniers mois, des alliances gagnantes avec des partenaires majeurs, tels que la Fédération des conseils scolaires francophones de l’Alberta, le Conseil scolaire Centre-Nord, ainsi que leur homologue anglophone Alberta School Councils’ Association pour la traduction et l’adaptation de modules de formation destinés aux conseils d’école.

Aussi, la dernière année a permis de clarifier l’entente avec l’Institut Guy-Lacombe de la famille qui permet maintenant d’avoir les responsabilités de chacun par écrit.

Petite enfance
Dans son dernier discours à titre de présidente, Lucie Lavoie a réitéré que le domaine de la petite enfance était la grande priorité de la fédération. « Nous continuons nos démarches dans un effort de clarification de l’orchestration de la petite enfance. Nous comptons jouer notre rôle de porte-parole en étant inclusifs de toutes les parties impliquées. Les organismes qui œuvrent de près ou de loin dans ce domaine sont nombreux, et pour compte, car tous s’entendent sur l’importance d’investir dans la petite enfance. Cela est directement reliée à la survie de notre communauté francophone », affirme-t-elle.

Nouvelle présidente
Lors de l’assemblée annuelle, Claudine Lajoie, qui a agi comme trésorière au sein du CA de la FPFA depuis 2006, a été élue présidente pour un mandat de deux ans.

La Franco-Albertaine de naissance sera épaulée de Marcel Adzeme Essomo, Gillian Anderson, Rachelle Bérubé, Kate Charbonneau, Nathalie Courcy, Carole Forbes, Stéphane Marien, Geneviève Poulin et Pascale Proteau. Lucie Lavoie agira comme présidente sortante alors qu’un poste reste toujours à pourvoir.

Remise de prix
Le rendez-vous annuel des parents francophones aura aussi été l’occasion de remettre certains prix. Huit personnes se sont vu attribuer le prix Manon-Bouthillier, décerné pour souligner la contribution de personnes à l’éducation des enfants.

Les lauréates 2011 sont : Dorine Dentinger et Diane Doran (Rivière-la-Paix), Léona Bonneau (Bonnyville), Noëlle Hébert (Saint-Paul), Karen Brière (Canmore), Nathalie Bilodeau-Lepage et Nicole Akenak (Edmonton), ainsi que Gillian Anderson (Saint-Albert).

De leur côté, Francine Ricard s’est vu remettre le Prix pour l’excellence en éducation à la petite enfance, alors que Lucie Lavoie a reçu le prix de la CNPF (Commission nationale des parents francophones) pour sa contribution importante à l’épanouissement de l’éducation française en Alberta.

 

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