L'association Francophonie albertaine plurielle (FRAP) se préoccupe du dossier immigration

La FRAP s’inquiète ! C’est à la suite de la conférence Immigration francophone dans les territoires et l’Ouest canadien : réalités et perspectives après 10 ans d’accueil et de service tenue le 26 janvier au Campus Saint-Jean (CSJ), que l’organisme a décidé de sortir de sa réserve. Son président Alphonse Ndem Ahola a souhaité réagir sur le bilan de cette conférence.

FRAP

 « Comment gérer les immigrants sans les immigrants », s’exclame le président de l'association Francophonie albertaine plurielle (FRAP). Présent lors de la conférence, M. Ahola explique qu’il souhaite mettre en avant une logique constante d’amélioration en tant que représentant communautaire. Dans ce bilan, tout n’est pas blanc ou noir. Il y a des aspects positifs puisque le rapport de cette conférence a indiqué que le premier contact avec les services d’accueil s’établissait facilement. Ce qui marque un bon début dans le processus d’intégration des nouveaux arrivants. Cependant, M. Ahola tient à souligner un manque. Si les personnes utilisent surtout les services d’accueil au départ, le président de la FRAP déplore aussi le manque de  continuité et de suivi dans leur cheminement. « On perd leur trace après le centre d’accueil, la relation de continuité n’existe plus», a-t-il tenu à rappeler.  À la suite de la conférence, le président de la FRAP a réitéré son souhait sur l’importance d’échanger à ce sujet. « L’enjeu de ce dossier est capital puisque le futur de beaucoup de personnes dépend du dossier immigration », a-t-il martelé.  Le président de la FRAP s’inquiète de la discontinuité évoquée concernant l’avenir des francophones, et a tenu à rappeler un autre point important : la participation des principaux intéressés.

Un processus d’intégration plus participatif ?

L’autre point largement abordé durant cette conférence demeure l’inclusion et la participation des nouveaux arrivants : « être acteur, et non spectateur, de situations qu’ils vivent au quotidien », a avancé M. Ahola. Le sujet concernant le rôle que devait tenir le Réseau en immigration francophone de l’Alberta (RIFA) avait fait alors l’objet d’une discussion durant la conférence.

De son côté, le président du RIFA Jean Johnson s’était exprimé voilà quelques semaines dans les pages du Franco, réaffirmant ainsi le rôle de l’organisme. Selon lui, le rôle du RIFA est clair. C’est avant tout un réseau, et par conséquent son but est de mettre en lien les personnes entre elles, ainsi que de les guider vers les principaux organismes. À la suite de la conférence, l’ACFA avait alors procédé au lancement d’un outil pour aider les nouveaux arrivants dans leur démarche. C’est un passeport en format poche, permettant aux immigrants d’identifier et de s’orienter tant vers les organismes que les services communautaires. Il s’intitule : Bienvenue en Alberta, votre passeport pour tous les services en français dans votre région ! Cet outil permettra donc de rendre compte de la configuration des services et organismes dans la communauté.

En tant que responsable communautaire, le président de la FRAP a décidé de son côté de prendre contact avec les autres responsables de la communauté afin d’entamer un dialogue. M. Ahola a donc invité M. Jean Johnson à s’entretenir avec lui sur les suites de ce rapport et évaluer la situation.  

 

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