Après des mois de flottement, le Conseil de développement Économique de l’Alberta (CDÉA) peut compter depuis le 26 janvier sur un nouveau directeur général, M. Juste Kagisye. Au parcours académique riche et fort d’une expérience professionnelle de plus de 20 ans,  M. Kagisye possède de nombreux diplômes notamment deux Maîtrises en Administration des Affaires (MBA) de l’université de Royal Roads, Victoria – Colombie-Britannique – et de la Haute école de Management de l’université de Grenoble, France. Passionné des ressources humaines, c’est tout naturellement qu’il se concentre sur le leadership et la gestion du changement en entreprise. Après avoir travaillé dans de nombreux pays d’Afrique, d’Europe et d’Amérique du nord, c’est donc au CDÉA que Juste Kagisye pose ses valises. Son souhait : apporter une dimension locale, nationale et internationale à l’organisme. Rencontre.

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 Le Franco : quelle sera la vision prochaine au CDÉA depuis l’annonce de votre entrée en poste ?

-Juste Kagisye : merci pour la question, je tiens à préciser qu’aucune politique ne sera changée par rapport à ce qu’est et était le CDÉA.  Notre vision, justement, c’est de pouvoir continuer à conjuguer nos efforts, à travailler ensemble avec toutes les organisations et en l’occurrence l’organisme clé de la Francophonie, l’ACFA. Cela dans le but d’arriver au développement de l’économie et de la communauté.   

LF : que voulez-vous apporter à la communauté francophone et comment voulez-vous travailler avec elle ?

JK :  Tout d’abord apporter à la communauté francophone l’épanouissement. Je trouve que l’épanouissement passe par la culture, l’environnement dans lequel nous vivons, l’expression et la reconnaissance de la communauté. C’est très important d’arriver à tout développement dont on parle et que l’on veut.

Comment y arriver ? C’est les approcher tout simplement, travailler de près avec eux, connaître qui ils sont et savoir à quoi ils aspirent car c’est finalement eux qui me donneront le ton de travail. Nous sommes là pour la communauté, pour la Francophonie de notre province. Nous espérons porter la Francophonie au niveau national mais aussi à l’international.

LF : Est-ce qu’il y a une particularité franco-albertaine au niveau de  son économie par rapport à d’autres provinces ?

JK : Oui certainement. J’ai eu la chance de pouvoir agir et de travailler dans d’autres milieux avant d’être au CDÉA. Et ça je l’ai bien remarqué car l’atout que nous avons, c’est d’être l’une des provinces au Canada en dehors du Québec et de l’Ontario qui a un taux bien élevé des Francophones. Donc ça c’est un atout. Le développement passe par la population. C’est une première chose. Ensuite, j’ai appris que dans cette province il y a énormément de francophones entrepreneurs qu’il ne faudra pas laisser en arrière et qu’il  faudra apprendre à travailler avec. In fine, le développement de la communauté, ne passera que par le développement de la communauté elle-même. Pour moi, c’est ça le plus important.

LF : Quelle est l’importance de l’équipe au sein du CDÉA ?

JK : Tout repose sur l’équipe, depuis que je suis arrivé je me suis toujours adressé à l’équipe avec un seul mot : la symbiose. Mon profit plus votre profit, ou ton profit, égal deux profits ce qui veut dire égal beaucoup. Vous apprendrez de moi, j’apprendrai de vous et ensemble nous arriverons à une base bien solide. C’est comme ça que je le vois.

LF : Quelles seront les stratégies de développement qui seront mises en place par le CDÉA ?

C’est une année qui commence vraiment sur les chapeaux de roue. Il n’y a donc rien qui soit prévu en terme de grand changement, d’arrêter ce que l’on faisait ou de commencer autre chose. On ne changera aucune politique. Mais il s’agira de renforcer ce qui existe déjà et de l’inscrire dans un cadre beaucoup plus global. Agir non seulement au niveau local, mais aussi toucher le global, c’est à dire porter le CDÉA. Nous sommes au niveau provincial, mais le porter beaucoup plus au niveau national et voir même international. C’est ça notre vision, voir grand !

LF : Que va-t-il advenir du projet Francopreneurs, est-ce un projet important ?

JK : Nous misons sur le projet centre d’excellence (CE), tout comme d’autres que nous avions. :  le tourisme, le développement rural. Il y a aussi des projets sur lesquels nous travaillons de concert avec l’association des municipalités bilingues de l’Alberta, Concerto. Le centre d’excellence est un projet que nous pensons porter au niveau de l’Alberta. Il se situe déjà au niveau pan-ouest, quatre provinces y travaillent déjà : la Saskatchewan, le Manitoba, l’Alberta et la Colombie britannique. Nous avons notre vision, c’est de pouvoir porter le centre d’excellence, non seulement au niveau national mais aussi international.  Le CE c’est non seulement un porteur d’innovation, mais également un porteur des nouvelles méthodes de gestion en affaire.  

LF : En quoi consiste ces nouvelles méthodes de gestion ?

JK : Je parle surtout au niveau de l’innovation. Auparavant, le modèle de gestion était surtout concentré sur : voilà ce que nous voulons, et voilà comment le faire ! Mais la nouvelle méthode de gestion : c’est voilà où nous voulons arriver, mais comment allons nous y arriver ? Il faut diversifier. On ne limite pas les ressources pour y arriver. C’est pour ça qu’il faut porter cette touche de l’innovation. Comment y arriver ? Il faut savoir s’ouvrir. On parle de travailler avec différentes générations et donc amener différentes méthodes de travail. C’est ouvrir la porte à l’innovation et non pas définir les cadres de travail.

En conclusion, M. Kagisye a expliqué vouloir compter sur l’engagement de l’équipe existante et de son expansion. Consolider les bases pour mieux travailler et se développer, c’est cet état d’esprit que M. Kagisye veut insuffler !

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