C’est devant près d’une vingtaine de personnes que s’est tenue, le 5 octobre dernier, l’assemblée générale annuelle de L’UniThéâtre à Edmonton.

Outre un retour sur la saison artistique 2011-2012 et la présentation de la programmation de la prochaine année, c’est la situation financière de l’organisme qui a retenu l’attention. En effet, après avoir enregistré un surplus de près de 45 000 $ en 2009-2010, L’UniThéâtre a terminé son année financière 2010-2011, le 30 juin dernier, avec un manque à gagner de 39 000 $.


Selon le directeur artistique et général de l’association, Daniel Cournoyer, une baisse substantielle dans les subventions que reçoit L’UniThéâtre explique ce changement entre les deux années financières.

« L’an dernier, le Conseil des arts du Canada avait décidé d’augmenter son appui financier de 20 000 $. Cette année, nous avons subi une baisse de 20 000 $ de notre subvention de Patrimoine canadien (Accord de collaboration) », présente M. Cournoyer.

L’UniThéâtre obtiendra la même somme, pour les deux prochaines années, soit 90 000 $ de l’Accord de collaboration (anciennement connu sous le nom d’Ententes Canada-communauté), et ce, « malgré la recommandation de rétablissement complet de notre demande pour le fonctionnement de la part du comité communautaire », dénonce Daniel Cournoyer.

« S’attaquer à la stabilité financière de L’UniThéâtre est l’une de nos priorités pour la prochaine année », a, pour sa part, lancé le président du Conseil de direction, Joseph Doucet.

Pour ce faire, certaines mesures ont déjà été apportées. « À cause des coupures, nous avons décidé de présenter une production de moins cette année. C’est pour cette raison qu’il n’y a qu’une production avant Noël. Aussi, plutôt que de couper dans les productions locales, c’est au niveau du théâtre d’accueil que la baisse de financement a eu un impact », explique Daniel Cournoyer.

Malgré les défis financiers, l’organisme tentera d’être plus présent dans la communauté franco-albertaine. « Notre deuxième grande priorité de la prochaine année sera une plus grande intégration de L’UniThéâtre dans nos communautés », fait remarquer Joseph Doucet.

« Il faudra trouver une façon d’être plus présent en région et dans les écoles. De plus, nous devrons trouver une façon d’attirer les communautés culturelles au théâtre. Je ne vois pas beaucoup de nouveaux immigrants dans nos salles », ajoute le président du Conseil de direction.

L’équipe de L’UniThéâtre devra se montrer créative. « De toute évidence, les besoins communautaires dépassent largement nos capacités humaines et financières. Nous recevons plusieurs demandes de la part des artistes et des organismes communautaires d’Edmonton et des régions. On en fait déjà beaucoup, mais la demande est toujours là », souligne Daniel Cournoyer.

« Depuis les débuts, nous fonctionnons avec des budgets très restreints et avec peu ou pas de marge de manœuvre. Comme nos saisons se ressemblent d’une à l’autre, nos fonds se trouvent engagés avant même de choisir la programmation », ajoute M. Cournoyer.

Selon le directeur artistique et général, L’UniThéâtre doit se montrer tenace malgré le climat économique incertain. « Notre public, nos artistes et notre communauté en ont besoin », conclut-il.

Élections
Lors de cette rencontre annuelle, Joseph Doucet a accepté un nouveau terme à la présidence, lui qui occupe cette fonction depuis le printemps 2008. Il sera épaulé de Cécile Amyotte, qui poursuit son mandat, et de Suzanne Moquin-Vani, qui a accepté un nouveau terme de deux ans.

Par ailleurs, cinq nouveaux membres ont accepté de se présenter au Conseil de direction, il s’agit d’Émilie Duchesne, Chantal Grégoire, Louise Ladouceur, Rebecca Martel et Marie-Josée Trempe.

Ces nouvelles élues viennent remplacer les personnes qui n’ont pas sollicité de nouveau mandat : Martine Cavanagh (membre depuis 2009), Pierre Fagnan (membre depuis 2005), Marcelline Forestier (membre depuis 2009), Suzanne Lamy-Thibaudeau (membre depuis 2003) et Ruby Swekla (membre depuis 2007).

Joseph Doucet reconnait qu’il s’agit de plusieurs nouvelles personnes en même temps. « Le départ de cinq personnes, cinq personnes dévouées et compétentes, du conseil de direction pourrait être problématique, certes, mais je suis confiant que la relève sera à la hauteur et que le conseil continuera à contribuer au succès de notre organisation », croit-il.
 

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