Des fonds de dotation qui se multiplient

Trois nouveaux fonds de dotation ont été lancés lors du plus récent Rendez-vous des philanthropes de la Fondation franco-albertaine (FFA) tenu au Centre culturel de Bonnyville, le 16 septembre dernier.

C’est devant une vingtaine de personnes curieuses, mais surtout impliquées que Gilles Cadrin, membre du conseil d’administration de la FFA, a animé la soirée selon une formule conviviale de 5 à 7, où la signature officialisant la création d’un nouveau fonds a eu lieu.

Bien que les critères restent encore à établir, le Fonds Marie-Claire-et-René-Champagne a été créé pour appuyer le système d’éducation francophone. Les membres fondateurs ont d’ailleurs, tous les deux fait carrière dans ce domaine.


« Avec un fonds de 15 000 $, tu ne fais pas de grosses dotations chaque année, mais on aimerait rendre la vie des étudiants un peu plus facile. Qu’ils puissent se gâter un peu », a expliqué René Champagne.

Ce dernier aimerait également inclure une clause stipulant que les récipiendaires de la bourse doivent être des gens impliqués bénévolement, ou du moins démontrant un intérêt pour le développement de la francophonie albertaine. La création du Fonds Marie-Claire et René Champagne a été officialisée par la signature de l’entente en présence du président de la FFA, Ghislain Bergeron, et Georges Vincent, membre du comité de développement.

Réginald Roy, ancien président du Conseil scolaire Centre-Est, était aussi présent à la soirée afin de lancer un nouveau fonds de dotation en partenariatavec ses deux prédécesseurs : Vital Ouellet et Léo Piquette.

Le Fonds des présidents du Conseil scolaire Centre-Est a été créé pour aider à développer le leadership jeunesse dans cette région.

Par ailleurs, Thérèse Dallaire, directrice générale de l’Association canadienne-française de l’Alberta régionale de Bonnyville/Cold Lake, a également profité de l’occasion pour lancer son fonds de dotation, qu’elle aimerait orienter vers la musique, une discipline étudiée à l’école des Beaux-Lacs.

Mme Dallaire soutient que cette discipline peut être bénéfique pour les élèves qui réussissent moins bien à l’école. « Aujourd’hui, les cours de musique sont crédités, alors si tu n’aimes pas les autres matières, au moins tu as les cours de musique qui t’apportent les crédits », souligne celle qui a vécu cette situation dans sa famille.

La Fondation franco-albertaine existe depuis plus de 15 ans, mais ce n’est que tout récemment qu’elle s’est dotée d’une orientation claire et redistribue certains de ses avoirs par l’entremise des fonds de dotation. Ces derniers sont des initiatives personnelles de la part de ses membres.

« C’est à nous de fournir quelque chose à notre communauté et de nous en donner les moyens. Il ne faut pas compter sur l’État. C’est pour ça que j’ai embarqué », admet Ghislain Bergeron, qui a accepté la présidence de l’organisme il y a près d’un an maintenant.

Ce dernier rappelle qu’il n’est pas facile de trouver une cause et investir pour le futur, puisqu’il ne s’agit pas de remédier à un besoin immédiat, mais d’avoir une vision à long terme.

Une vision qui a interpelé les personnes présentes au Rendez-vous philanthropique de Bonnyville. Ces participants se sont montrés intéressés en posant des questions sur la marche à suivre pour créer des fonds de dotation lors de la présentation.

Selon le directeur général et du développement de la FFA, Joël F. Lavoie, la Fondation est plus présente en région qu’en ville, ce qui assure sa crédibilité auprès des ACFA régionales. « Sinon, les régions pourraient nous dire : vous voulez qu’on vous donne de l’argent pour développer les régions, mais vous ne venez pas nous voir », reconnait M. Lavoie.

Une initiative empreinte de partage, mais aussi de logique, puisque « si tu veux survivre comme minorité, il faut être fort économiquement », rappelle quant à lui Réal Girard, membre de la Fondation Fernando-Girard en économie, mise sur pied pour appuyer les étudiants dans cette discipline.

Le prochain Rendez-vous des philanthropes aura lieu le 1er octobre prochain au Grand Salon du Campus Saint-Jean à Edmonton.
 

 

Évaluer cet élément
(0 Votes)

Laissez un commentaire

Assurez-vous d'indiquer les informations obligatoires (*).
Le code HTML n'est pas autorisé.

Aller au haut