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27e Fête franco-albertaine: le point de vue des participants

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Le drapeau franco-albertain a fièrement trôné aux quatre coins du David Thompson Resort, le temps de la Fête franco-albertaine. Le rassemblement francophone, qui a eu lieu à Nordegg la fin de semaine dernière, demeure l’occasion idéale de socialiser en français en Alberta. La fête, qui met l’accent sur la fierté d’être Franco-Albertain, fait la part belle aux retrouvailles et aux nouvelles rencontres, mais aussi à la création de souvenirs indélébiles et au développement de l’identité francophone d’ici. Témoignages.

 

Éric Bergeron 
Pour Éric Bergeron, la Fête franco fait partie de ses racines. « C’est quelque chose dans laquelle j’ai grandi. J’ai participé chaque année depuis ma naissance. Ça fait partie de moi-même et de mon identité. » Le jeune homme s’engage d’ailleurs dans l’organisation de l’évènement annuel. « Ça me tient à cœur. J’aime voir plein de francophones qui s’amusent réunis ensemble pour une fin de semaine. C’est un festival qui est très communautaire, tout le monde, ou presque, se connaît. » Il fait part d’un de ses premiers souvenirs de cette grand-messe. « La première fête dont je me souviens, c’est celle qui s’était déroulée à Saint-Isidore. Il y avait eu une grosse tempête et des arbres étaient tombés. Il y avait aussi des ados déguisés en troll qui s’amusaient à me faire peur », se rappelle celui qui a conduit les festivaliers à bord de la Grebbitt Express.

Sophie Nolette
« Pour moi c’est une rencontre de différentes personnes, qui normalement ne seraient pas ensemble en camping pour célébrer la Francophonie et la langue française », estime Sophie Nolette. L’enseignante juge que l’évènement est propice aux belles rencontres. « Il y a une animation culturelle ici qui est importante pour créer des souvenirs et renforcer des amitiés. Je trouve que c’est important pour notre communauté. »

Liam Woolmen
La Fête franco est aussi l’occasion pour la communauté de démontrer son caractère inclusif. L’anglophone Liam Woolmen a tenu à faire part de son appréciation de la Fête. « Pour moi, ça m’a surpris de voir tellement de gens qui parlent en français en Alberta. J’ai grandi dans cette province, mais j’ai appris le français récemment à Montréal », dit-il. Le francophile estime que la Francophonie albertaine est le secret le mieux gardé de l’Alberta. « Tout le monde ici m’a accepté parfaitement et j’ai senti que je faisais partie du groupe, c’était vraiment super et j’ai hâte d’y retourner. »

Constanta Celac
Chaque année, plusieurs étudiants provenant du Québec participent à leur première Fête franco. C’est le cas de Constanta Celac, qui avoue avoir vécu un moment particulier à l’évènement. « C’était ma première fois et j’ai vraiment adoré ça. L’endroit est paisible, avec les montagnes autour et le lac qui est super beau. J’ai aimé voir que la Francophonie se réunisse de cette façon-là. Je ne savais pas qu’il y avait une si grande communauté », partage-t-elle. Venant de la Belle province, l’étudiante constate que cette communauté y est méconnue. « J’ai aimé que tout le monde se parle, c’est mémorable. » Son moment préféré a d’ailleurs été la prestation du groupe musical Les twés. « Tout le monde dansait et chantait. J’ai aussi aimé lorsque nous nous sommes réunis autour du feu, et qu’on a chanté. Je recommande vraiment à d’autres Québécois d’y aller pour vivre cette expérience, et même moi, j’aimerais revenir. »

Isabelle Deschenes-Guay et Pauline Légaré
Pour d’autres, la Fête est surtout l’occasion de revoir famille et amis. « Pour moi, la Fête franco, c’est de retrouver des gens qu’on ne voit pas souvent, car ils sont trop occupés, ou de la famille qui reste loin. C’est aussi la chance de connaître des nouveaux talents de chez nous. C’est une rencontre surtout sociale », remarque Isabelle Deschenes-Guay.

Même son de cloche du côté de Pauline Légaré, qui ajoute que la Fête est aussi importante pour le développement de l’identité francophone. « Mes enfants étant rendus adolescents, c’est l’occasion pour eux de faire des feux de camps et de s’amuser en français. Ça développe leur appartenance à la Francophonie d’ici. »

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