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La Coalition des femmes de l’Alberta a terminé son année en beauté, le premier juillet, avec un souper-conférence portant sur le leadership en politique. Invitée dans le cadre du projet Mentoraction, la conférencière Annie McKitrick est venue discuter de son parcours et a énuméré les étapes qui l’ont amenée à devenir la politicienne qu’elle est aujourd’hui.

 

 

« Tout le monde fait de la politique, même ceux qui disent ne pas en faire », a lancé Annie McKitrick. Pour elle, le fait de ramasser et de mettre à la poubelle un déchet que quelqu’un a jeté par terre, « c’est aussi ça, faire de la politique ». L’élue à l’Assemblée législative pour le comté de Sherwood Park explique d’ailleurs que de poser un geste par convictions personnelles représente une action politisée.

La présidente de la Coalition des femmes de l’Alberta, Gioia Sallustio, s’est dit très satisfaite des propos de la conférencière. Selon elle, un grand nombre de femmes peuvent s’inspirer du parcours et du courage de l’élue. « Son cheminement est intéressant. Petit à petit, elle s’est investie dans la communauté, à l’école, et elle s’est intéressée aux différentes politiques. Ce sont des décisions qu’elle a prises par elle-même », louange la présidente.

Une femme pleine de convictions
Annie McKitrick est une membre active de sa communauté. Au cours des 25 dernières années, celle-ci a utilisé beaucoup de son temps pour faire du bénévolat et pour s’engager au sein de nombreuses organisations. « Il y a dix ans, jamais je n’aurais cru être élue à l’Assemblée législative », a-t-elle confié.

Originaire de France, Mme McKitrick est venue au Canada pour étudier à l'Université McGill, où elle a obtenu un baccalauréat en Sciences. Elle est aussi titulaire d'une maîtrise en éducation et d’un diplôme en gestion du secteur public de l'Université de Victoria.

Mme McKitrick a passé près de 40 ans à travailler avec tous les paliers de gouvernement, les établissements postsecondaires et les organismes sans but lucratif. Le souper-conférence de vendredi dernier lui a permis de conseiller les jeunes femmes et de les encourager à suivre avec détermination le parcours politique qu’elles désirent. « Ça commence avec de petits gestes, a-t-elle mentionné,  comme de demander la création d’un passage piéton. »

Programme de mentorat
L’objectif de Mentoraction est d’offrir à des jeunes femmes âgées de 18 à 35 ans la chance de développer leur assurance afin de devenir des leaders dans leur communauté. Aux dires de Gioia Sallustio, plus d’une trentaine de femmes sont soutenues par des mentores.   « Plusieurs sont venues nous voir pour nous dire qu’elles étaient intéressées à travailler en politique. Notre but, c’est de les appuyer dans leur développement personnel et professionnel », explique-t-elle.

Les politiciennes albertaines 
En 2006, les élues de sexe féminin ne représentaient que 11% des cabinets provinciaux, contre 89% qui étaient des hommes. Aujourd’hui, en 2016, 53% sont des femmes et 47% sont des hommes. En raison de l'élection de 2015, l’Alberta assiste à une augmentation historique du nombre de femmes représentées dans les plus hautes fonctions de la province. Près de la moitié, soit 26 des 54 députés néo-démocrates sont des femmes, ce qui représente le pourcentage le plus élevé dans l'histoire de l'Alberta. Qui plus est, dix des 19 ministres de l'Alberta, y compris la première ministre Rachel Notley, sont des femmes.

Selon les propos de Mme McKitrick, une balance des sexes en politique apporte de nombreux avantages. « Les femmes amènent des idées nouvelles, souvent en ce qui a trait à la famille, à l’éducation et à plein d’autres sujets dont on ne pense pas toujours », a-t-elle noté.

Depuis que le Nouveau Parti démocratique (NPD) est au pouvoir en Alberta, des actions pour éliminer la violence domestique ont rapidement été observées, tout comme un plus grand accès aux services de garde dans les bâtiments publics. De plus, le NPD soutien fermement les augmentations du salaire minimum et des refuges pour femmes. Actuellement en Alberta, aucune règle n’est en place pour permettre un congé de maternité pour les députés, un problème auquel le gouvernement souhaite remédier.

Lors du souper-conférence, Mme McKitrick a déploré qu’ « en tant que femme en politique, on n’est pas toujours remarquée pour nos accomplissements communautaires ou pour nos objectifs. La première chose que les gens remarquent, c’est qu’on est femme ». Une phrase qui en aura marqué plus d’une…  

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