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De grands pas vers l’autonomie de sa communauté

L’établissement d’une entente de visibilité avec la Financière Banque nationale et la mise en place des partenariats philanthropiques et du Club des amis de la Fondation assureront l’autosuffisance de la Fondation franco-albertaine (FFA) pour les cinq prochaines années.

Voilà trois des cinq bonnes nouvelles annoncées au studio 104 de La Cité francophone, le 28 juin dernier, lors d’une conférence de presse.


Les groupes partenaires
Les conseillers en placement à la Banque nationale, Bruno et Madeleine Mercier, ainsi que le président et le secrétaire de la Fondation franco-albertaine, Ghislain Bergeron et Denis Magnan, ont signé une entente d’une durée de cinq ans qui garantit à la Financière Banque nationale de l’espace publicitaire et de promotion en échange d’une contribution de 5000 $ par année sur cinq ans.

« C’est un acte de foi, d’espérance envers la communauté franco-albertaine. » Ainsi parlait la vice-présidente de la Financière, Madeleine Mercier, du nouvel engagement de son établissement. « La Fondation a besoin de nous, nous répondons à l’appel», a-t-elle conclu.

Le lancement des partenariats philanthropiques et du Club des amis de la Fondation, deux initiatives étroitement liées, complète le tableau et assure à la Fondation franco-albertaine un financement annuel total de 35 000 $ pour les cinq prochaines années.

L’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA), le Secrétariat francophone, les Filles de Jésus, La Cité francophone et le journal Le Franco ont en effet répondu à l’appel de la FFA et intègrent le plan 5x5x5 en devenant partenaires philanthropiques.

Comme l’explique le directeur de la FFA, Joël F. Lavoie, le plan 5x5x5 se concrétise en cinq groupes qui s’engagent à injecter dans la Fondation 5000 $ par année pendant cinq ans. « Il faut considérer la possibilité que cela se poursuive, soutient Ghislain Bergeron, président de la FFA. Quand on fait la même chose pendant cinq ans, ça devient une habitude. »

Club des amis de la Fondation
Des démarches visant à la réalisation du plan 5x5x5 est né le Club des amis de la Fondation, formé pour l’instant de Ghislain Bergeron, Reed Gauthier, Guy Leblanc, Pierre Bergeron et Joël F. Lavoie.

En août dernier, lors de sa rencontre avec la présidente de l’ACFA, Dolorèse Nolette, Joël F. Lavoie mettait de l’avant son projet de partenariats philan-thropiques. L’entente de trois ans selon laquelle l’ACFA et le Secrétariat francophone accordaient ensemble à la FFA près de 50 000 $ par année n’allait pas être renouvelée, puisque, comme l’indique Mme Nolette, « d’autres projets nous tiennent à cœur et nous avons décidé d’investir ailleurs le montant que nous consacrions à la Fondation. »

L’offre de M. Lavoie d’un partenariat n’impliquant qu’un investissement annuel de 5000 $ a fait l’unanimité chez l’ACFA, qui a accepté l’idée d’emblée « à la condition que la Fondation soit en mesure de recruter les quatre autres membres du plan 5x5x5 », insiste la présidente de l’ACFA.

« Nous n’avions trouvé que quatre partenaires et ne pouvions compléter le plan. Nous avons donc décidé de nous associer et de former, à cinq individus, le dernier groupe philanthrope », relate Ghislain Bergeron.

Le partenaire manquant a finalement été recruté. Les cinq individus, dont l’implication n’était plus nécessaire au projet de partenariats philanthropiques, ont néanmoins souhaité maintenir leur intention de soutenir  la FFA. Ils ont alors créé un groupe, le Club des amis de la Fondation, dont les membres verseront chacun 1000 $ par année à la FFA. « Nous sommes cinq pour l’instant, souligne M. Bergeron, mais la porte est ouverte. Ce serait bien d’ajouter un “0” à ce chiffre! »

Joël F. Lavoie précise cependant que le recrutement de membres pour le Club des amis ne constituera pas une priorité pour son organisme. « Nous sommes heureux de l’investissement de ces gens, mais la priorité de la Fondation est de donner à la communauté, et non de financer ses propres opérations. S’ils veulent aider une cause qui leur tient à cœur, nous tenons à encourager les gens à agir d’abord directement, par exemple en créant un Fonds de dotation. »

Retour sur l’investissement
À ce sujet, il a été annoncé lors de la conférence de presse que la Fondation sera en mesure, cette année, de redonner à la communauté, puisqu’elle contribue désormais à un programme d’aide financière et à la distribution de neuf bourses.

La Fondation a en effet fait part récemment de la création du programme d’aide financière sur la construction identitaire du Fonds Sine qua non ainsi que de l’arrivée chez eux du Fonds Jeanne et Maurice Lavallée, deux distributeurs de bourses qui s’ajoutent à sept autres initiatives pour supporter les élèves, les professeurs et la communauté de la francophonie albertaine.

Notons que grâce au tout nouveau site Internet de l’organisme, qui a aussi été dévoilé lors de la conférence, il sera désormais possible de tout savoir sur ces bourses ou d’obtenir en ligne des formulaires de demandes.

Plus que jamais, la Fondation franco-albertaine est une source de revenus pour sa communauté, financée par sa communauté. Selon le directeur, c’est dans cette voie que l’organisme continuera son expansion et son évolution afin d’assurer l’autonomie financière des francophones en Alberta.
 

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