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« Je veux aider mes sœurs »

Samedi 28 mars, le nom de la présidente de la nouvelle Union des femmes ivoiro-canadiennes d’Edmonton a été révélé à la Soirée du Grand Rire. Il s’agit d’Aïssata Ouattara, une jeune femme bien décidée à favoriser l’intégration et l’épanouissement de ses compatriotes de la Côte d’Ivoire.
 

« Nous avons compris que si nous, femmes, mettions nos expériences et nos forces ensemble, nous ferions de grandes choses pour notre communauté », explique simplement Aïssata Ouattara, présidente de l’Union des femmes ivoiro-canadiennes d’Edmonton. Créée le 28 novembre 2014, l’association à but non lucratif compte une cinquantaine de membres et vient de se doter d’un bureau élu révélé à la Soirée du Grand Rire. Elle s’adresse à toutes les Ivoiriennes de l’Alberta et aussi aux femmes qui ont épousé un Ivoirien.
 

Pourquoi créer une nouvelle association féminine alors qu’il existe déjà une Communauté ivoiro-canadienne d’Edmonton (CICE) ? « Vous savez, la femme a toujours œuvré aux côtés des hommes. Elle a des qualités de mère, d’épouse, d’éducatrice et de travailleuse. C’est ce qui fait d’elle le pilier du foyer et un maillon essentiel pour le développement de notre communauté », estime la présidente, qui a d’ailleurs été soutenue par Giscard Kodiané, président de la CICE. « Il a vu que chaque fois qu’on organisait des choses, la femme était plus impliquée ! », sourit Aïssata, qui a déjà plusieurs projets en tête.


« Dans notre pays, quand les femmes accouchent, tout le monde les aide. Ici tu te retrouves seule avec ton enfant et ton mari. Nous pourrions faire en sorte d’aider une femme qui vient d’accoucher, par exemple aller la voir tous les week-ends, préparer [à manger] pour elle, nettoyer sa maison pour qu’elle puisse un peu respirer », prend-elle pour exemple. « Et pourquoi ne pas organiser des garderies tournantes ? Il y a des femmes qui travaillent le week-end. » Et les garderies classiques peuvent coûter cher.

Outre l’aide aux nouvelles mamans, l’Union des femmes ivoiro-canadiennes d’Edmonton a l’ambition de favoriser l’intégration dans le monde du travail canadien. « Sur le plan professionnel, les Ivoiriennes sont intellectuellement formées, elles ont des diplômes. Mais quand elles arrivent, elles font des petits boulots », regrette Aïssata Ouattara.

« On ne doit pas oublier notre background. Il y a des femmes qui sont docteures, comptables, informaticiennes… Elles abandonnent tout ça. Nous voulons les motiver à aller à l’école se reformer. Ça prend du temps mais ça paye plus tard », insiste la présidente, qui a elle-même choisi de compléter sa formation ivoirienne en administration au Campbell College d’Edmonton après avoir amélioré son anglais. Elle travaille aujourd’hui au gouvernement de l’Alberta. « Je veux aider mes soeurs. Elles sont toujours fatiguées à force de travailler dur. Je veux partager mon expérience », confie-t-elle avec enthousiasme.

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