Comment parrainer un membre de sa famille pour le faire venir au Canada ?

Samedi 21 février, le Centre d’accueil et d’établissement Alberta-Nord a organisé un atelier sur le thème du parrainage
avec Florim Tafilaj (Catholic Social Services) et l’avocat Dieudonné Kandolo.


« C’est facile de se sentir perdu », rassure d’emblée Florim Tafilaj, employé des Catholic Social Services et premier animateur de l’atelier parrainage du Centre d’accueil et d’établissement (CAÉ). En effet, toute procédure de parrainage demande de remplir plusieurs formulaires potentiellement intimidants.

M. Tafilaj choisit de présenter les formulaires relatifs au Family Classqui permettent par exemple de parrainer un époux ou une épouse, ainsi que ses enfants naturels ou adoptés. Le sponsor doit être citoyen canadien ou résident permanent. La personne parrainée obtient quant à elle la résidence permanente.

« Ces formulaires sont conçus pour que vous puissiez les remplir vous-même », insiste l’employé des Catholic Social Services. En clair, pas besoin de payer un avocat ou un consultant en immigration. Un conseil que reprendra Me Kandolo, le deuxième animateur de l’atelier.


Les formulaires peuvent être remplis sur ordinateur, ce qui limite les éventuelles erreurs car chaque case n’accepte qu’un type bien précis de renseignement.

Attention, cependant, de ne pas remplir les formulaires du parrainé à sa place. Ne pas connaître leur contenu pourrait poser problème lors d’un entretien avec les services d’immigration. En cas de difficultés, Florim Tafilaj conseille de remplir ces documents à deux via Skype ou Facebook.

Pour parrainé ses enfants, des certificats de naissance sont notamment requis. Pour parrainer une épouse ou un époux, il faut bien sûr un certificat de mariage conforme… ce qui ne dispense pas de fournir des éléments de preuve supplémentaires, par exemples des reçus (billets d’avion, appels longue distance, envois d’argent…) ou bien des photos.

Par ailleurs, cinq Canadiens ou résidents permanents peuvent parrainer n’importe quelle personne réfugiée. Ce groupe de cinq devient cependant responsable du parrainé pendant une année et doit subvenir à ses besoins…

Me Dieudonné Kandolo ajoute qu’il ne faut pas hésiter à passer par les services  d’un député fédéral, notamment pour faire avancer un dossier qui semble bloqué. « Ils sont là pour ça », rappelle-t-il.

Après avoir présenté d’autres situations spécifiques comme la demande d’asile ou la résidence à titre humanitaire, l’avocat répond aux nombreuses questions de l’auditoire, constitué d’une grosse vingtaine de personnes aux situations variées… Une bonne occasion de faire du cas par cas et d’y voir plus clair dans les méandres de l’administration.

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