Dans le cadre de la semaine nationale de l’immigration francophone, le Centre d’accueil des nouveaux arrivants francophones de Calgary (CANAF) a organisé le 1er novembre une table ronde sur le sujet de l’immigration en Alberta et son aspect fédérateur.

 

Une douzaine de personnes travaillant au CANAF, à Connexion Carrière, à l’AFCA ou dans d’autres associations francophones, s’étaient réunies, malgré la neige, à la Cité des Rocheuses de Calgary. Le directeur du CANAF, Mamady Camara, a présidé la table ronde en exposant les deux thèmes abordés lors de la rencontre : « Une diversité qui nous unit au Canada » et « L’immigration, une affaire de tous en Alberta ».

Daniel Eugène Cournoyer rend hommage aux Canadiens francophones de la Première et de la Seconde Guerre mondiale au travers d’une exposition à la Cité francophone.

« Les livres parlent très peu de l’histoire de la guerre des Canadiens de langue française », affirme Daniel Eugène Cournoyer. Pour y remédier, le vétéran de 91 ans a décidé de mettre sur pied une exposition se concentrant sur les francophones de l’Alberta qui ont participé aux deux guerres mondiales. Dans l’atrium de la Cité francophone (juste à droite après l’entrée principale de la rotonde), les soldats sont regroupés par région d’origine afin que les visiteurs puissent s’y retrouver facilement.

Edmond Croteau et la bataille de Vimy

« L’an dernier, on est allé visiter le monument de la crête de Vimy, raconte M. Cournoyer. Sur le monument, ils ont les noms de tous les Canadiens qui sont morts et dont les corps n’ont jamais été retrouvés. »

La bataille de la crête de Vimy a eu lieu en avril 1917, dans le nord de la France. Après de nombreuses tentatives infructueuses de la part des  Français et des Britanniques, les Canadiens se sont lancés à l’assaut de la crête fortifiée par les Allemands. L’affrontement dura trois jours et, malgré de lourdes pertes – 3 598 morts et plus de 7 000 blessés sur un total de 15 000 soldats impliqués –, l’opération canadienne est un succès.

Parmi les victimes de la bataille, M. Cournoyer cite Edmond Croteau, l’oncle de son épouse. « Il y avait quatre frères Croteau qui sont allés à Bonnyville. Probablement que s’il avait survécu, il serait venu rejoindre ses frères ». Au lieu de ça, Edmond est mort dans la conquête du « bourgeon », le point culminant de la crête de Vimy. « Le régiment de la Saskatchewan avait trop de pertes, alors ils ont appelé la compagnie F du 47e bataillon, et lui était de ce groupe. Il a été blessé et transporté à un hôpital. […] Il est mort deux jours plus tard. »

« C’est toujours bien d’avoir de compatriotes, des amis de chez nous », estime Valentine Skeels, agente de voyage et vice-présidente de l’ACFA régionale de Red Deer. Née à Moorea, « l’île-sœur de Tahiti », elle a rencontré son mari à Vancouver avant de s’installer en 2002 en Alberta. Depuis ce temps-là, impossible de mettre la main sur d’autres Polynésiens français dans la province.

Valentine a d’abord cherché des compatriotes via ses cercles d’amis, des groupes culturels, Facebook… en vain. « Je connaissais un des vice-consuls de Calgary, sa mère était polynésienne mais il a grandi en France… Je lui ai demandé : est-ce qu’il y a des Polynésiens francophones ? » Là encore,  la réponse fut négative.

« J’ai trouvé des Polynésiens, mais pas de Polynésiens français, explique Valentine. Des gens des Tonga, des Samoa, des îles Cook, d’Hawaii… Nous sommes tous Polynésiens mais ils ne parlent pas français. » Et si le tahitien que parle Valentine ressemble à l’hawaïen, il reste difficile de se comprendre.

Samedi 1er novembre, dans le cadre de la Semaine nationale de l'immigration francophone, la Journée d'accueil des nouveaux arrivants s'est tenue à la Cité francophone d'Edmonton. Au programme : des ateliers, des stands, des spectacles et des discours enthousiastes.
 

Plusieurs ateliers étaient organisés dès la fin de la matinée, notamment un consacré à l’habillement hivernal. De nombreuses familles ont ainsi pu récupérer gratuitement des manteaux, gants et autres vêtements chauds issus d’une précédente collecte auprès de la communauté.

Des stands disposés autour de la rotonde de la Cité francophone permettaient de découvrir des produits d’origines variées ou tout simplement de s’acheter à manger à l’heure du midi.

Vendredi 17 octobre s’est tenue la première édition albertaine du Francothon au centre de conférence Shaw à Edmonton, avec une retransmission en direct sur le site de Radio-Canada. 220 764 $ ont été amassés pour soutenir la francophonie en Alberta via divers fonds de dotation.

« La Fondation franco-albertaine est extrêmement heureuse du déroulement du Francothon. Cela a dépassé nos objectifs, a commenté son directeur Joël F. Lavoie.  Voir autant de gens se mobiliser et autant de donateurs donner pour une première fois, cela nous réjouit grandement. »

L’objectif initial de 200 000 $ a été nettement dépassé puisque 220 764 $ ont été recueillis, en comptant les dons enregistrés après la soirée. Le plus gros chèque fut celui du Club Marie-Anne-Gaboury à destination du fonds du même nom qui vise à appuyer les objectifs de bienfaisance de la francophonie et prioritairement les prématernelles et les maternelles, ainsi que les finissants des écoles francophones ou d’immersion. Parmi les donateurs les plus généreux, citons aussi la Société d’éducation de l’Alberta (24 891 $), Reed Gauthier (10 000 $), Maurice et Michèle Vincent (6 000 $), la Communauté Saint-Isidore (5 175 $), Juliette Richard (5 000 $), ainsi que Denis et Claudette Tardif (5 000 $).

 

Le président de l’Association canadienne-française de l’Alberta fait un tour de piste des dossiers importants sur lesquels les participants du Congrès annuel de la francophonie albertaine seront appelés à se prononcer.

Dossier immigration
Le Réseau en immigration francophone présentera son rapport lors d’un atelier ouvert à tous. Une stratégie globale sera soumise à la discussion, stipule le programme. Jean Johnson pense qu’« il y a encore un dialogue continu qu’il faut maintenir au niveau de communautés d’accueil ». Il précise que ce dialogue devrait porter en partie sur l’histoire de la francophonie en Alberta, afin d’y inclure les Métis, souvent oubliés et même dont les Franco-Albertains se sont parfois dissociés. « Si on apprend à se connaître au niveau de l’histoire, on va apprendre à mieux se comprendre quand on se parle », dit M. Johnson. Celui-ci ne croit pas à la théorie que deux sociétés d’expression française sont en train de se développer parallèlement : celle des communautés d’accueils et celle des communautés immigrantes. Cette discussion vise donc à intégrer toutes les « factions de la société franco-albertaine » afin d’arriver à une société d’expression française plurielle. Le président espère que des représentants de toutes ces « factions » seront présents lors de cet atelier.

Angélina Gionet, la directrice générale de l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA) de Wood Buffalo a reçu l’insigne de l’Ordre des francophones d’Amérique de la part du Conseil supérieur de la langue française, le 25 septembre à Québec.

Vous venez de recevoir l’insigne de l’Ordre des francophones d’Amérique. Qu’est-ce que cela représente pour vous ?
Vous savez, on ne fait pas notre travail pour être reconnus, mais ça a été un bon moment. (…) Cela permet de parler des réalités de chaque jour. J’ai eu tellement de témoignages de gens de partout à travers le Canada qui n’avaient pas idée de ce que c’est que de vivre en français dans les régions dans lesquelles on vit. (…) Ils étaient vraiment surpris d’apprendre que nous avions si peu de services francophones.



Le Conseil d’administration de la Coalition des femmes de l’Alberta a tenu sa réunion de planification stratégique le samedi 13 septembre. L’occasion pour cet organisme à but non lucratif créé en 2002 de réaffirmer sa mission – appuyer et représenter les femmes parlant français, faire valoir leurs droits et leurs intérêts, et faciliter leur regroupement – et d’évoquer les projets 2014-2015.


Afin de réaliser quelques économies (l’enveloppe de Patrimoine canadien est passée de 55 000 à 50 000 dollars), la coalition a déménagé du troisième au deuxième étage du pavillon II de la Cité francophone, dans des locaux plus petits. Il faut désormais franchir la porte du Regroupement artistique francophone de l’Alberta (RAFA) et se rendre au bureau 200 pour rencontrer Fabienne Bühl, seule employée de la coalition active toute l’année. Pour tout renseignement, c’est vers elle qu’il faut se tourner.

Ibrahim Karidio est venu parler de son entreprise Optimal Combustion sur le plateau de Nouveaux Horizons, une émission d'Alta TV. Il évoque notamment les difficultés, pour une nouvelle compagnie, de rassembler des capitaux et de se faire connaître.

Optimal Combustion travaille dans l'optimisation des chaudières, la conception de gazogènes industriels et la valorisation de ressources énergétiques. Elle cherche à collaborer avec l'industrie papetière et les compagnies de production d'électricité.

Samedi 9 aout à Sylvan Lake,  l’ambiance était festive sous la tente n°2, en face du grand lac. La foule était nombreuse, active et bien colorée, tout cela dans une ambiance de retrouvailles entre diverses composantes de la francophonie albertaine. Pour bien arranger les choses, Dame Nature a offert un excellent visage avec un thermomètre affichant au-delà des 25º C.

Le prétexte de cet événement était la deuxième édition du barbecue de la communauté guinéenne de l’Alberta  se situant dans le cadre de la programmation annuelle du bureau de l’Association des Guinéens de Calgary (AGC) dirigée par Mme Djénabou Diallo. Le comité d’organisation piloté par Morlaye Condé et Telly Sow a procédé à la planification minutieuse de l’ensemble des activités afin de créer les conditions de succès de l’événement.

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