Celle qui était directrice générale par intérim depuis août a finalement été choisie pour succéder à Denis Perreaux à la direction générale de l’Association canadienne-française de l’Alberta.

« J’étais vraiment touchée par la confiance [qu’on m’a accordée] », a réagi Isabelle Laurin après l’annonce de sa nomination à la direction générale de l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA). Le comité de sélection a épluché des candidatures de tout le Canada avant d’arrêter son choix. « Quand ils m’ont appelée pour me dire que j’étais choisie, ça a été un grand soulagement parce que ça fait sept ans et demi que je m’investis à l’ACFA », explique Mme Laurin.

Vacant depuis le départ de Denis Perreaux – désormais à la tête de la Société historique de l’Alberta –, le poste de directeur général revient donc à celle qui était directrice par intérim depuis août 2014. « L’automne a été extrêmement occupé : deux courses à la chefferie en Alberta, énormément [de travail] dans le dossier de l’immigration, notre congrès [annuel de la francophonie, ex-Rond Point], des rencontres du CA, notre AGA… Ça m’a vraiment donné le goût ! », détaille la nouvelle directrice.

Lancés cette année, le Fonds de la FAFA et le Fonds de la famille Florian et Yvonne Rijavec pour les aînés francophones ont déjà recueilli 77 000 $ de dons.

Jeudi 11 décembre, une vingtaine de personnes se sont réunies dans les bureaux de la Fédération des aînés franco-albertains (FAFA), autour d’un copieux buffet. Parmi eux, un certain nombre de philanthropes qui ont contribué à deux fonds de dotation à destination des aînés francophones de la province : le Fonds de la FAFA et le Fonds de la famille Florian et Yvonne Rijavec pour les aînés francophones. Plus de 77 000 $ ont ainsi été recueillis en 2014.

Linda Groth, la présidente de la FAFA, a tenu à remercier tous ceux qui partagent « [leur] temps, [leur] énergie et [leur] argent » pour soutenir les 28 000 aînés francophones de l’Alberta sur le long terme en développant des fonds de dotation.

Le Gala de la Francophonie était organisé à Calgary pour la deuxième année consécutive, le samedi 29 novembre dernier. Comme lors de l’édition précédente, les convives ont pu déguster un repas festif en assistant à la remise des prix de la francophonie de Calgary.

 

Pas moins de 150 invités étaient réunis dès 17h30 pour l’ouverture de la deuxième édition du Gala de la francophonie, organisé par l’Association canadienne-française de l’Alberta. Après un cocktail de bienvenue, les hôtes de la soirée ont été invités à prendre part au souper préparé par le chef Alain Éthier. Après un plateau de fromages, de charcuterie et de fruits, les élèves de l’école de la Rose sauvage – serveurs le temps de la soirée – ont présenté un plat de dinde, accompagné de canneberges, d’asperges et de pommes de terre. Enfin, de petites bouchées sucrées réalisées par la pâtisserie Éclair de Lune ont constitué un dessert apprécié.

L’animateur radio Normand Fontaine est décédé mardi 25 novembre à l’âge de 77 ans. Son ancien camarade André Roy se souvient.

« C’était un gars très talentueux », affirme d’emblée André Roy au sujet de son ami Normand Fontaine, décédé le 25 novembre des complications d’une intervention chirurgicale.

Originaire de Rivière-la-Paix, Normand Fontaine a rejoint radio CHFA (pour « Courage, honneur, fierté, amour ») en 1958, une entité privée mais affiliée à Radio-Canada. André Roy, lui, n’arrivera qu’en 1965. Il découvre un homme consciencieux (« toutes ses interventions étaient bien préparées ») et généreux. « J’étais pauvre, je finissais au Collège Saint-Jean et on n’était pas payé énormément à CHFA, raconte M. Roy. Je cherchais un endroit [où loger] et lui demeurait pas loin avec Adèle et ses enfants… Ils m’ont hébergé ! »

Au cours de sa longue carrière sur les ondes, Normand Fontaine a notamment animé une émission pour les petits où on le surnommait ‘‘l’oncle Normand’’. « Il était tellement bon pour parler avec les enfants et jouer de la musique, assure son ancien camarade. Faut pas être condescendant, faut leur parler à leur niveau, c’est tout un truc… et lui il l’avait. Je l’admirais pour ça. Je trouvais ça merveilleux. »

La Société historique francophone de l’Alberta (SHFA) a depuis août un bureau permanent et un directeur général, Denis Perreaux. La Foire sur le patrimoine franco-albertain, le 15 novembre à Edmonton, lui a permis d’évaluer les nombreux défis et objectifs qui l’attendent pour devenir la plaque tournante en termes de patrimoine.

Adriana Davies donnait la conférence d’ouverture de la Foire sur le patrimoine franco-albertain, organisée par la Société historique francophone de l’Alberta (SHFA) le 15 novembre. L’Italienne d’origine est très impliquée dans le milieu muséal en Alberta. Elle a été rédactrice de l’Encyclopédie canadienne pour l’Alberta, puis directrice de l’Association des musées de l’Alberta et de l’Heritage community foundation. Amie du président de la SHFA, Frank McMahon, elle l’a conseillé en 2010 sur l’avenir de l’Institut pour le patrimoine de la francophonie de l’Ouest canadien au Campus Saint-Jean, dont il est le directeur depuis 2001. L’Institut se concentrait principalement sur la collection d’archives, a constaté Mme Davies. Il était alors primordial de trouver des moyens d’engager les nouvelles générations dans la conservation de l’histoire franco-albertaine. Par ailleurs, elle voyait un retard dans l’importante tâche « d’aborder la francophonie à travers des concepts albertains ».

Le 7 novembre à la Cité francophone, le Centre d’accueil et d’établissement et la Coalition des femmes de l’Alberta ont réservé un moment de la Semaine nationale de l’immigration francophone aux femmes de l’Alberta.

« Le monde est porté par les femmes », a tenu à souligner la présidente de la Coalition des femmes de l’Alberta, Gioia Sallustio-Jarvis. Elle a ensuite mentionné l’importance de ses amies auxquelles elle peut se confier. « Sans elles, je ne serais pas là aujourd’hui devant vous », a-t-elle dit. Ce miniforum était donc l’occasion de réfléchir à ce en quoi consiste le bien-être de la femme, dans des circonstances de déracinement notamment, mais aussi de se retrouver et de créer des amitiés.

Après avoir fait le portrait fictif de trois types de femmes, qui ont réussi à réaliser un aspect de leur bien-être tout en constatant certaines lacunes au niveau physique ou psychologique, Jeanne Lehman a conclu en disant que « chacune de nous doit définir ce qu’est le bien-être ». Celle qui travaille au jour le jour avec des immigrants au Africa Centre, et présidente de la nouvelle association Francophonie albertaine plurielle (FRAP), donne un conseil aux femmes présentes : qu’elles prennent au moins une journée à elles pour leur permettre de souffler. « Si vous avez eu le courage de tout quitter pour venir ici, vous devriez arriver à trouver votre bien-être », finit-elle.

Dans le cadre de la semaine nationale de l’immigration francophone, le Centre d’accueil des nouveaux arrivants francophones de Calgary (CANAF) a organisé le 1er novembre une table ronde sur le sujet de l’immigration en Alberta et son aspect fédérateur.

 

Une douzaine de personnes travaillant au CANAF, à Connexion Carrière, à l’AFCA ou dans d’autres associations francophones, s’étaient réunies, malgré la neige, à la Cité des Rocheuses de Calgary. Le directeur du CANAF, Mamady Camara, a présidé la table ronde en exposant les deux thèmes abordés lors de la rencontre : « Une diversité qui nous unit au Canada » et « L’immigration, une affaire de tous en Alberta ».

Daniel Eugène Cournoyer rend hommage aux Canadiens francophones de la Première et de la Seconde Guerre mondiale au travers d’une exposition à la Cité francophone.

« Les livres parlent très peu de l’histoire de la guerre des Canadiens de langue française », affirme Daniel Eugène Cournoyer. Pour y remédier, le vétéran de 91 ans a décidé de mettre sur pied une exposition se concentrant sur les francophones de l’Alberta qui ont participé aux deux guerres mondiales. Dans l’atrium de la Cité francophone (juste à droite après l’entrée principale de la rotonde), les soldats sont regroupés par région d’origine afin que les visiteurs puissent s’y retrouver facilement.

Edmond Croteau et la bataille de Vimy

« L’an dernier, on est allé visiter le monument de la crête de Vimy, raconte M. Cournoyer. Sur le monument, ils ont les noms de tous les Canadiens qui sont morts et dont les corps n’ont jamais été retrouvés. »

La bataille de la crête de Vimy a eu lieu en avril 1917, dans le nord de la France. Après de nombreuses tentatives infructueuses de la part des  Français et des Britanniques, les Canadiens se sont lancés à l’assaut de la crête fortifiée par les Allemands. L’affrontement dura trois jours et, malgré de lourdes pertes – 3 598 morts et plus de 7 000 blessés sur un total de 15 000 soldats impliqués –, l’opération canadienne est un succès.

Parmi les victimes de la bataille, M. Cournoyer cite Edmond Croteau, l’oncle de son épouse. « Il y avait quatre frères Croteau qui sont allés à Bonnyville. Probablement que s’il avait survécu, il serait venu rejoindre ses frères ». Au lieu de ça, Edmond est mort dans la conquête du « bourgeon », le point culminant de la crête de Vimy. « Le régiment de la Saskatchewan avait trop de pertes, alors ils ont appelé la compagnie F du 47e bataillon, et lui était de ce groupe. Il a été blessé et transporté à un hôpital. […] Il est mort deux jours plus tard. »

« C’est toujours bien d’avoir de compatriotes, des amis de chez nous », estime Valentine Skeels, agente de voyage et vice-présidente de l’ACFA régionale de Red Deer. Née à Moorea, « l’île-sœur de Tahiti », elle a rencontré son mari à Vancouver avant de s’installer en 2002 en Alberta. Depuis ce temps-là, impossible de mettre la main sur d’autres Polynésiens français dans la province.

Valentine a d’abord cherché des compatriotes via ses cercles d’amis, des groupes culturels, Facebook… en vain. « Je connaissais un des vice-consuls de Calgary, sa mère était polynésienne mais il a grandi en France… Je lui ai demandé : est-ce qu’il y a des Polynésiens francophones ? » Là encore,  la réponse fut négative.

« J’ai trouvé des Polynésiens, mais pas de Polynésiens français, explique Valentine. Des gens des Tonga, des Samoa, des îles Cook, d’Hawaii… Nous sommes tous Polynésiens mais ils ne parlent pas français. » Et si le tahitien que parle Valentine ressemble à l’hawaïen, il reste difficile de se comprendre.

Samedi 1er novembre, dans le cadre de la Semaine nationale de l'immigration francophone, la Journée d'accueil des nouveaux arrivants s'est tenue à la Cité francophone d'Edmonton. Au programme : des ateliers, des stands, des spectacles et des discours enthousiastes.
 

Plusieurs ateliers étaient organisés dès la fin de la matinée, notamment un consacré à l’habillement hivernal. De nombreuses familles ont ainsi pu récupérer gratuitement des manteaux, gants et autres vêtements chauds issus d’une précédente collecte auprès de la communauté.

Des stands disposés autour de la rotonde de la Cité francophone permettaient de découvrir des produits d’origines variées ou tout simplement de s’acheter à manger à l’heure du midi.

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