Le Forum des jeunes ambassadeurs de la francophonie des Amériques (FJAFA) a lancé son cinquième coup d’envoi, le trois juillet dernier. Parmi la soixantaine de jeunes passionnés de francophonie âgés de 18 à 35 ans, deux Franco-Albertaines font partie du lot. Arzouma Kalsongui, de Calgary, et Natasha Bergeron, de Grande Prairie, se joindront aux autres leaders à l’Université de Montréal pour représenter la province. Jusqu’au 11 juillet, celles-ci auront l’occasion de discuter des différents enjeux avec des francophones provenant de partout en Amérique.

carrefour-2-L’école Maurice Lavallée a vu son Carrefour fermer boutique voilà plusieurs semaines. En juin 2015 le Carrefour, basé alors à la Cité francophone, avait été délocalisé au Campus Saint-Jean depuis son rachat par l’Université de l’Alberta.  L’idée originale d’un Carrefour francophone rassemblant la communauté autour du livre s’éteint à petit feu. Si les bonnes intentions sont là, la vision n’y est toujours pas ou a tout simplement disparu. Que va-t-il advenir du Carrefour ? La question reste en suspens.  

 

« Le Carrefour a besoin de renaître, il faut une personne avec la bonne vision et la passion ; si tous ces éléments se regroupent, la communauté suivra », déclare Danielle Dentinger, fille de feu Carole Roy. Mme Dentinger y a travaillé pendant 12 ans, du temps où sa mère était alors gérante en chef de la librairie, entre la fin des années 80, et ce, jusqu’en 2004.

Me Allan Damer1

Le banquet qui a suivi l’Assemblée générale annuelle (AGA) de l’Association des juristes d’expression française (AJEFA) a permis de souligner l’engagement de l’un de ses piliers au sein de la communauté francophone.

NPD

Le 7 avril dernier, le député François Choquette, porte-parole du NPD en matière de Langues officielles, était de passage à la Cité francophone. Une visite qui ne pouvait pas mieux tomber, puisque les enjeux et les défis ne font que s’accentuer, notamment depuis le rejet définitif de la cause Caron. Voici un état des lieux auprès d’un représentant des langues officielles très à l’écoute lors de cette journée.

FNEW« Chalets de l’Alberta », c’est la nouvelle série documentaire qui a débuté sur la chaine Unis TV, le dimanche 10 janvier. Si les chalets sont le fil conducteur de  cette série, ils sont aussi le prétexte afin de faire découvrir la présence mais aussi le patrimoine des francophones hors Québec. Cap sur l’Ouest canadien !

Des chalets et des hommes ! C’est sous forme d’aventure humaine que l’animateur Corey Loranger, franco albertain de souche, sillonne la province, afin de faire découvrir au public les chalets de l’Alberta. « C’est toujours une grande fierté en tant que franco albertain de mettre en valeur les gens d’ici » souligne le présentateur. « Une manière de faire découvrir la francophonie d’un bout à l’autre du pays » précise t-il. En effet, la francophonie albertaine est différente de celles des autres provinces.  Chacune possède sa propre originalité.

Alors pourquoi des chalets ?  Le chalet ce n’est pas juste une maison en bois. C’est aussi un symbole, un lieu de rassemblement familial pour de nombreuses familles francophones de l’Ouest canadien. En effet, une histoire de chalet c’est aussi une histoire de famille !

gilles caronVendredi 20 novembre, c’est avec une profonde déception que Gille Caron et avec lui toute la francophonie, ont accueilli la décision de la Cour suprême.  Retour sur une décision qui a fini en coup d’épée dans l’eau.

Le rejet par la Cour suprême du Canada a fait l’effet d’un couperet au sein de la communauté franco albertaine. C’est une Francophonie désabusée qui s’est exprimée tout cette fin de semaine sur les médias sociaux.  Les messages twitter n’ont pas cessé de pleuvoir depuis que le verdict a été rendu.

Douze années de lutte, finalement soldées par un rejet, six juges sur neuf se sont proclamés contre le droit de pouvoir se prononcer en français devant les tribunaux canadiens. Pierre Asselin, président des juristes d’expression française de l’Alberta est lui aussi déçu et commente cette décision : « c’est franchement une situation bien maladroite tant pour les juristes que pour les justiciables ». Rappelons que Rachel Notley avait envoyé une lettre le 12 juin à monsieur Asselin; afin de favoriser les services juridiques en français. Une première main tendue qui semblait de bonne augure pour la cause francophone.

CampLussonLe camp de plein air Lusson à Clyde, au nord d’Edmonton, était de l’histoire ancienne pour plusieurs familles, alors que le camp avait fermé ses portes après l’été 2011. Trois ans plus tard, avec d’énormes efforts de l’ACFA régionale d’Edmonton, le camp renaît, reprenant officiellement du service à compter de dimanche 26 juillet.

 

Bien que la seule langue officielle de la province demeure l’anglais, la communauté francophone est toujours bien vivante en Alberta, et s’organise de mieux en mieux. Cette vitalité est davantage causée par l’immigration de francophones, surtout en provenance d’Afrique et de France, que des Francos-Albertains de souche. Des ressources sont d’ailleurs nombreuses pour accueillir et intégrer ces nouveaux arrivants, qui atterrissent dans un nouveau pays, une nouvelle culture, une nouvelle réalité. Mais, une portion importante des francophones d’Alberta vient des Canadiens qui quittent le Québec ou le Nouveau-Brunswick pour s’installer dans l’Ouest. Qu’en est-il pour eux ?

La question ne date pas d’hier, mais elle demeure toujours d’actualité, alors que chaque année des milliers de Québécois, pour la plupart francophones, quittent leur province en faveur de l’Alberta. Bien que certains Québécois soient réfractaires à l’idée d’aborder ce sujet, d’autres ont accepté de témoigner de leurs défis à leur arrivée et de la perception de cette nouvelle réalité.

Du 3 au 5 juillet, le plus grand rassemblement estival francophone de l’Alberta a regroupé près de 600 festivaliers au David Thompson Resort (DTR). C’est ainsi que la 26e Fête franco-albertaine a encore eu lieu dans la région enchanteresse des montagnes rocheuses, ce qui a su en charmer plus d’un !

« Je pense que la réponse des gens était phénoménale ! Nous avons eu une belle température et les activités ont été très populaires. En fin de compte, je pense que la Fête a été un succès. » Ce sont précisément les mots prononcés par Étienne Alary, président du comité organisateur, pour décrire le déroulement de la 26e édition.

Une 26e édition qui a su créer à son tour une page dans l’histoire en accueillant, en plus d’une variété d’artistes franco-albertains, de nombreux artistes fransaskois, tels que Carmen Campagne, Shawn Jobin, Ponteix (le groupe de Mario Lepage) et Raquette à claquettes; d’où le thème choisi, « Ensemble, une famille! »  Une décision qui a été prise par le comité organisateur afin de souligner le 110e anniversaire de fondation de la Saskatchewan et de l’Alberta.

 L’organisme Le français pour l’avenir organise la 12e édition du Forum national des jeunes ambassadeurs et elle se déroulera à Moncton, au Nouveau-Brunswick, du 13 au 18 août prochain. La province albertaine sera représentée par quatre ambassadrices. Rencontre avec la nouvelle génération de francophones bilingues d’Alberta.   

Chacun a son histoire personnelle concernant son lien avec le francais, et c’est ce qui a amené quatre élèves, Sonia Duchesne, Megan Hopkins, Kimberly Papp et Skylar Van Der Kooi, à représenter la province durant le forum. Pour certaines, le francais a commencé dès leur plus jeune âge. Pour Sonia Duchesne, c’est tout simplement sa langue maternelle : « Tu ne peux pas le parler n’importe où, n’importe quand, mais j’ai grandi dans une communauté francophone, même étant en minorité ». Pour d’autres, c’est le passage par l’école d’immersion française. Ce fut le cas pour Kimberly Papp, 17 ans. Elle explique : « Ce sont mes parents qui, depuis l’âge de 13 ans, m’ont mise dans un programme d’immersion. »

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