C’est au Gazoline Halley au Parc Heritage que s’est tenue la 5ème édition du gala de la Francophonie organisée par l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA) régionale de Calgary, le samedi 3 Novembre. Une soirée placée sous le signe de la reconnaissance et du rassemblement.

les recipiendaires 2018 en compagnie de Ricardo Miranda et Claudette Tardif

Chers francophones et francophiles albertains,

Dans un souci de complète transparence, en tant que président de l’ACFA, organisme porte-parole de la francophonie albertaine, je tiens à faire une mise-à-jour avec vous en ce qui concerne la situation qui perdure au Centre d’accueil et d’établissement (CAÉ).

Comme vous le savez déjà, la situation dans laquelle nous nous trouvons aujourd’hui découle des allégations portées à l’égard de l’ancien directeur général du CAÉ. Les actions du conseil d’administration du CAÉ ont aliéné ses bailleurs de fonds, lesquels ont décidé d’annuler son financement. Ces derniers refusent de financer ces services, pourtant essentiels pour de nombreux nouveaux arrivants, tant la réputation de l’organisme a dégringolé.

Je suis intervenu auprès des décideurs du CAÉ à l’époque avec des suggestions simples et claires, mais elles n’ont pas été écoutées. Nous nous retrouvons maintenant face à la perte possible d’un service essentiel pour la communauté francophone du Nord de l’Alberta et avec un organisme ayant perdu toute crédibilité devant des gouvernements prêts à leur couper les vivres.

Il y a un danger réel de pertes d’emploi. Les employés, pour la plupart, ne sont coupables que d’avoir fait leur travail.

Le secrétariat francophone, voulant protéger programme et emplois et assurer un milieu de travail sain, a réuni autour de la table 9 organismes qu’il jugeait pleinement intéressés par le dossier. Une dixième voix, le Conseil scolaire Centre Nord, a été ajoutée au comité de gestion de crise par la suite.

Nous avons rencontré le ministère du Travail qui est arrivé avec une proposition d’appel d’offres communautaires s’adressant aux organismes réunis, seuls ou en partenariat. Nous avons rejeté cette approche en considérant que cette solution mettrait en compétition plusieurs organismes et finirait par semer la zizanie dans la communauté. Prenant la situation très au sérieux, nous avons aussi consulté un avocat pour un avis juridique et les possibilités d’action.

Le comité de gestion de crise a donc convenu d’une stratégie communautaire qui consisterait à nommer un comité de gestion transitoire pour le CAÉ, composé de personnes totalement imputables, n’ayant jamais été impliquées avec le CAÉ. Nous étions en processus d’obtenir leur aval de siéger pour la période allant jusqu’au 31 mars 2020, date à laquelle il y aurait eu une assemblée générale annuelle après un nettoyage des dossiers et des politiques et procédures et un assainissement de la gestion. À partir de cette date, le CAÉ aurait repris la gestion selon les statuts et règlements en vigueur suite au travail de gouvernance du comité de gestion transitoire.

Cette position était unanime. Or, la province n’a pas accepté ce scénario, ne voulant pas verser un seul dollar au CAÉ, peu importe qui le gérait. Nous avons dû imaginer un plan B, ce qui a été fait lors d’une réunion du comité de gestion de crise le 29 octobre dernier. Cette solution sera partagée avec Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada qui est le principal bailleur de fonds du CAÉ.

Le plan B proposé par la communauté consiste à mandater un organisme unique pour faire les demandes de fonds au provincial et, nous le souhaitons, au fédéral aussi. Le comité de gestion transitoire de sept personnes, quatre femmes et trois hommes et établi par les organismes du comité de gestion de crise prendrait responsabilité pour l’accueil et l’établissement avec pour direction l’organisme choisi. Le comité de gestion transitoire travaillerait sous la direction dudit organisme pour une période de quinze mois. Cet organisme et les noms des personnes siégeant sur le comité provisoire seront annoncés à la communauté dès que son conseil d’administration aura entériné cette décision importante et que toutes les personnes identifiées auront accepté le mandat.

Le but commun des organismes au comité de gestion de crise est de déterminer les meilleures façons pour ne pas interrompre les services essentiels qui sont donnés et les emplois qui sont touchés dans cette histoire. Nous devons nous assurer de la protection de tous les individus qui subissent des dommages collatéraux résultant de cette fâcheuse situation. Toutes les associations présentes ont mis la main à la pâte et se sont assurés du bien commun de la communauté en faisant fi de leur intérêt personnel.

Je souhaite sincèrement qu’une solution finale soie adoptée le plus tôt possible. Nous avons une responsabilité commune de non seulement protéger des employés qui ne savent pas s’ils vont conserver ou non leur emploi, mais aussi d’assurer un service absolument nécessaire pour une partie vulnérable de notre communauté.

Le conseil d’administration du CAÉ a démissionné le 25 octobre et cette démission sera effective lorsqu’un mécanisme de transition sera en place, afin d’éviter un vide de gouvernance. La collaboration de ce CA et les discussions continues permettent de protéger les démarches entreprises par le comité de gestion de crise et ultimement, de protéger le CAÉ, ses clients et son personnel.

Alors que le CAÉ est dans la tourmente, les regards se tournent vers les services offerts aux immigrants francophones : seront-ils maintenus, qui prendra le relais, comment seront-ils gérés ? Marc Arnal, le président de l’ACFA provinciale, donne des réponses.

Immigrants

Près de 250 francophones et francophiles se sont réunis du 19 au 20 octobre, à l’hôtel Westin d’Edmonton, afin de participer au congrès annuel de la francophonie albertaine. Organisé par l’Association canadienne-française albertaine (ACFA), l’évènement a permis de présenter son nouveau cadre conceptuel. Ouverture, inclusion et diversité étaient à l’honneur.

Congres annuel ACFA

L’ACFA provinciale a tenu une conférence de presse le 19 septembre à la Rotonde, deux jours après la réunion du conseil d’administration et de l’entrée des nouveaux membres. Une bonne partie des chefs de file était présente. Communication et transparence étaient les deux mots d’ordre de cette conférence.

Marc Arnal conference ACFA

Suite à leur départ annoncé le mardi 7 août du conseil d’administration de l’ACFA provinciale, les 5 membres démissionnaires avaient publié une lettre que Le Franco a partagée dans le cadre d’un entretien avec M. Marc Arnal, actuel président de l’ACFA, répondant aux accusations qui lui étaient adressées. Le journal a contacté à plusieurs reprises (le vendredi 10, le jeudi 23 et le vendredi 24 août) deux des membres du CA, Albert Nolette et Pierre Asselin, afin de passer des entrevues et d’exposer au mieux leur perspective sur cette affaire. Messieurs Nolette et Asselin ont décliné chacune de ces demandes. Nous tenons à préciser que contrairement à ce qui a été rapporté sur Twitter lors de la demande d’entrevue faite le 10 août par téléphone, il avait été aussi précisé qu’une entrevue serait demandée à Marc Arnal, dans le but d’exposer tous les points de vue à la communauté. Voici, par souci de transparence vis-à-vis de nos lecteurs, les démarches qui ont été vraiment entreprises et les questions que nous aurions aimé leur poser.

Depuis le 14 août, le CE a désigné Hélène Guillemette comme directrice générale par intérim de l’ACFA. Mme Guillemette a accordé une entrevue au Franco, afin de parler essentiellement des dossiers prioritaires et comment elle aborde ses nouvelles fonctions par intérim.

Les cinq démissionnaires du CA de l’ACFA provinciale ont tenu à répondre par voie de lettre sur les raisons de leurs démissions. Marc Arnal répond aux accusations qui lui sont adressées. Entrevue à cœur ouvert avec le président de l’ACFA.

Marc Arnal photo recadree

L’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA) a annoncé le jeudi 2 août le départ d’Isabelle Laurin de la direction générale, qui prendra effet le 14 août.

Isabelle Laurin

La 29e édition de la Fête franco-albertaine s’est tenue du 6 au 8 juillet au David Thompson Resort, à Nordegg. Plus de 550 festivaliers se sont réunis pour passer quelques jours dans les montagnes avec comme préoccupation première, l’écoresponsabilité. Spectacles et activités de plein air ont animé toute cette fin de semaine. De nombreuses familles se sont donné rendez-vous comme à chaque année, à Nordegg.

Fete franco albertaine 2018

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