Les francophones hors Québec seraient en train de mourir. Telle est l’idée colportée par Denise Bombardier sur le plateau de l’émission Tout le monde en parle le 21 octobre. Des propos qui ont fait sursauter aux quatre coins du pays, y compris au Québec, et qui sont symptomatiques du lien brisé entre deux francophonies canadiennes qui ne se parlent plus.

Francopresse 1024 Reactions Denise Illustration de Marc Keelan Bishop sur les propos controverses de Denise Bombardier

C’est au Gazoline Halley au Parc Heritage que s’est tenue la 5ème édition du gala de la Francophonie organisée par l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA) régionale de Calgary, le samedi 3 Novembre. Une soirée placée sous le signe de la reconnaissance et du rassemblement.

les recipiendaires 2018 en compagnie de Ricardo Miranda et Claudette Tardif

Chers francophones et francophiles albertains,

Dans un souci de complète transparence, en tant que président de l’ACFA, organisme porte-parole de la francophonie albertaine, je tiens à faire une mise-à-jour avec vous en ce qui concerne la situation qui perdure au Centre d’accueil et d’établissement (CAÉ).

Comme vous le savez déjà, la situation dans laquelle nous nous trouvons aujourd’hui découle des allégations portées à l’égard de l’ancien directeur général du CAÉ. Les actions du conseil d’administration du CAÉ ont aliéné ses bailleurs de fonds, lesquels ont décidé d’annuler son financement. Ces derniers refusent de financer ces services, pourtant essentiels pour de nombreux nouveaux arrivants, tant la réputation de l’organisme a dégringolé.

Je suis intervenu auprès des décideurs du CAÉ à l’époque avec des suggestions simples et claires, mais elles n’ont pas été écoutées. Nous nous retrouvons maintenant face à la perte possible d’un service essentiel pour la communauté francophone du Nord de l’Alberta et avec un organisme ayant perdu toute crédibilité devant des gouvernements prêts à leur couper les vivres.

Il y a un danger réel de pertes d’emploi. Les employés, pour la plupart, ne sont coupables que d’avoir fait leur travail.

Le secrétariat francophone, voulant protéger programme et emplois et assurer un milieu de travail sain, a réuni autour de la table 9 organismes qu’il jugeait pleinement intéressés par le dossier. Une dixième voix, le Conseil scolaire Centre Nord, a été ajoutée au comité de gestion de crise par la suite.

Nous avons rencontré le ministère du Travail qui est arrivé avec une proposition d’appel d’offres communautaires s’adressant aux organismes réunis, seuls ou en partenariat. Nous avons rejeté cette approche en considérant que cette solution mettrait en compétition plusieurs organismes et finirait par semer la zizanie dans la communauté. Prenant la situation très au sérieux, nous avons aussi consulté un avocat pour un avis juridique et les possibilités d’action.

Le comité de gestion de crise a donc convenu d’une stratégie communautaire qui consisterait à nommer un comité de gestion transitoire pour le CAÉ, composé de personnes totalement imputables, n’ayant jamais été impliquées avec le CAÉ. Nous étions en processus d’obtenir leur aval de siéger pour la période allant jusqu’au 31 mars 2020, date à laquelle il y aurait eu une assemblée générale annuelle après un nettoyage des dossiers et des politiques et procédures et un assainissement de la gestion. À partir de cette date, le CAÉ aurait repris la gestion selon les statuts et règlements en vigueur suite au travail de gouvernance du comité de gestion transitoire.

Cette position était unanime. Or, la province n’a pas accepté ce scénario, ne voulant pas verser un seul dollar au CAÉ, peu importe qui le gérait. Nous avons dû imaginer un plan B, ce qui a été fait lors d’une réunion du comité de gestion de crise le 29 octobre dernier. Cette solution sera partagée avec Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada qui est le principal bailleur de fonds du CAÉ.

Le plan B proposé par la communauté consiste à mandater un organisme unique pour faire les demandes de fonds au provincial et, nous le souhaitons, au fédéral aussi. Le comité de gestion transitoire de sept personnes, quatre femmes et trois hommes et établi par les organismes du comité de gestion de crise prendrait responsabilité pour l’accueil et l’établissement avec pour direction l’organisme choisi. Le comité de gestion transitoire travaillerait sous la direction dudit organisme pour une période de quinze mois. Cet organisme et les noms des personnes siégeant sur le comité provisoire seront annoncés à la communauté dès que son conseil d’administration aura entériné cette décision importante et que toutes les personnes identifiées auront accepté le mandat.

Le but commun des organismes au comité de gestion de crise est de déterminer les meilleures façons pour ne pas interrompre les services essentiels qui sont donnés et les emplois qui sont touchés dans cette histoire. Nous devons nous assurer de la protection de tous les individus qui subissent des dommages collatéraux résultant de cette fâcheuse situation. Toutes les associations présentes ont mis la main à la pâte et se sont assurés du bien commun de la communauté en faisant fi de leur intérêt personnel.

Je souhaite sincèrement qu’une solution finale soie adoptée le plus tôt possible. Nous avons une responsabilité commune de non seulement protéger des employés qui ne savent pas s’ils vont conserver ou non leur emploi, mais aussi d’assurer un service absolument nécessaire pour une partie vulnérable de notre communauté.

Le conseil d’administration du CAÉ a démissionné le 25 octobre et cette démission sera effective lorsqu’un mécanisme de transition sera en place, afin d’éviter un vide de gouvernance. La collaboration de ce CA et les discussions continues permettent de protéger les démarches entreprises par le comité de gestion de crise et ultimement, de protéger le CAÉ, ses clients et son personnel.

Alors que le CAÉ est dans la tourmente, les regards se tournent vers les services offerts aux immigrants francophones : seront-ils maintenus, qui prendra le relais, comment seront-ils gérés ? Marc Arnal, le président de l’ACFA provinciale, donne des réponses.

Immigrants

La société éditrice du journal franco-manitobain La Liberté entame pour 2019 sa transformation en entreprise sociale. Presse-Ouest Ltée (POL) et son propriétaire, la Société de la francophonie manitobaine (SFM) ont reçu le mandat d’enclencher le processus pour mener le journal à l’indépendance.

1023 Francopresse 1023 Liberte Poirier Raymond

Près de 250 francophones et francophiles se sont réunis du 19 au 20 octobre, à l’hôtel Westin d’Edmonton, afin de participer au congrès annuel de la francophonie albertaine. Organisé par l’Association canadienne-française albertaine (ACFA), l’évènement a permis de présenter son nouveau cadre conceptuel. Ouverture, inclusion et diversité étaient à l’honneur.

Congres annuel ACFA

Une piètre bonne nouvelle, en plus servie réchauffée pendant la Semaine nationale des journaux. Une semaine qui a rassemblé plus de 400 journaux au Canada pour rappeler haut et fort au gouvernement fédéral l’intérêt que portent les citoyens et citoyennes à lire des reportages fouillés, de qualité, à l’heure où les fausses nouvelles mettent en danger les démocraties des pays les plus libres.

Melanie Joly 2014

Alors que la « nouvelle orthographe » de 1990 a du mal à se faire accepter, une période de cohabitation s’est installée : graphies ancienne et moderne coexistent. Si l’usage fait la norme, il faudra attendre encore la prochaine génération pour voir l’orthographe rectifiée entrer complètement dans les mœurs.

Le tout premier Dictionnaire de lAcademie francaise paru en 1694

Établie en 1991, la Loi sur la radiodiffusion est d’une autre époque. Pas adaptée à l’ère du numérique, elle ne défend plus correctement les acteurs du paysage radiophonique et télévisuel canadien. Un groupe de sept experts aura la lourde tâche d’examiner la loi et de dresser un cadre légal afin de la moderniser.

CRTC

Au pays des princes William et Harry et du plum-pudding, le Canada fait parler de lui en Angleterre. Un colloque sur la langue et l’identité dans la francophonie canadienne a rassemblé, cet été à Londres, une vingtaine de spécialistes. Ils se sont penchés sur cette épineuse question concernant le rôle de la francophonie canadienne dans l’identité canadienne.

Francopresse 0919 colloque Londres AIEQ members at CQFCS conference

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