Pas évident de venir brasser des affaires en Alberta. C’est du moins ce qu’a réalisé la microbrasserie Le Corsaire de Lévis en banlieue de Québec. Après s’être établie dans plusieurs points de vente en Saskatchewan, la microbrasserie maintes fois primée peine à pénétrer le marché albertain, notamment en raison de lois jugées trop strictes.

Le groupe Média TFO vient de lancer sa 2e tournée numérique à la recherche des nouveaux talents francophones de YouTube. Intitulée FLIPTUBEUR 2.0, la nouvelle saison convie depuis le 1er septembre tous les Franco-Canadiens âgés de 12 à 15 ans vivant en milieu minoritaire à participer aux auditions. L’occasion pour eux de concrétiser leur rêve de carrière du Web mais aussi de combler le manque criant de Franco-Canadiens vivant hors Québec sur les plateformes numériques.

La soumission des candidatures afin d’élire les 12 prochains membres du Conseil d’administration (CA) de l’ACFA  provinciale, ainsi qu’une nouvelle présidence, s’achève le 25 août. Cette année, le taux de participation à ces élections n’est pas très élevé. Comment expliquer un manque d’intérêt pour désigner les représentants majeurs de la communauté francophone de demain ? Le Franco a parlé aux membres de la communauté.

Le 30 juin dernier, l’UniThéâtre a annoncé le départ d’une grande figure des arts de la scène, de la communauté franco-albertaine. Après six ans de bons et loyaux services, le directeur artistique de l’UniThéâtre, Brian Dooley a décidé de passer prochainement le flambeau et de tirer sa révérence. Retour sur l’itinéraire d’un homme aussi passionné par la vie que par la comédie!

Lors de son dévoilement en février 2016, le slogan « Right Fiers » de la 7e édition des Jeux de la francophonie canadienne (JeuxFC) avait semé la controverse. Le dossier étant clos depuis un bon moment, certains ont décidé de le ramener au grand jour lors de la tenue des JeuxFC en juillet 2017.  

 

Le slogan « Right Fiers » avait été proposé aux Jeux de la francophonie canadienne par un groupe de jeunes. Ce dernier avait pour but d’illustrer l’identité acadienne étant notamment une expression en chiac, soit une variété de Français parlé par les Acadiens dans les provinces des Maritimes. Le chiac emprunte plusieurs éléments linguistiques à l’anglais. 

Ce choix de slogan adhérait également à la mission du Par et Pour les jeunes de l'événement explique la présidente des JeuxFC, Mélissa Martel, « On voulait vraiment utilisé le slogan que les jeunes nous avaient proposé puisque c’est ce que la jeunesse voulait. Même si c’est une expression de la région de Moncton, ça représentait beaucoup plus que ça. »

En effet, selon Mélissa Martel, ce message se veut positif dans le cadre des discours sur l’insécurité linguistique qui préoccupe actuellement la jeunesse. « Les jeunes de partout au Canada, surtout en milieu minoritaire, se font souvent dire que leur français n’est pas assez bon. Ainsi, nous voulions mettre l’accent sur le fait que les jeunes peuvent s’exprimer comme ils le veulent, s’assumer et montrer leurs couleurs, » explique-t-elle.

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Ce choix a toutefois choqué plusieurs défenseurs de la langue française lors de son dévoilement, et a continué à en choquer plusieurs durant les JeuxFC, dont la chroniqueuse québécoise du Journal de Montréal, Sophie Durocher. Cette dernière a publié deux chroniques s’intitulant « Tigidou Right Trou » et « Right fiers d’être des Dead Ducks » qui soulignaient que le choix d’un slogan bilingue était « absurde ».

Mme Durocher a notamment indiqué que « les organisateurs des jeux à Moncton-Dieppe ont montré à quel point le français parlé dans certains coins du Canada est devenu un franglais bâtard ». Radio-Canada avait d’ailleurs publié un article sur le fait que des jeunes parlaient en anglais aux JeuxFC, en adressant la présence d’anglophones et le rôle du slogan, à la suite de la première chronique de Mme Durocher. 

Les messages véhiculés par ces chroniques n’ont toutefois pas fait l’unanimité dans les milieux minoritaires, étant encore une fois un manque de compréhension du Québec par rapport aux réalités des minorités de langue française hors Québec.

Éric Doucet, entraîneur pour Équipe Alberta en musique aux JeuxFC 2017 et 2014, mais aussi participant en 2011, a notamment  voulu rectifier l’image dépeinte par ces chroniques en répondant à Sophie Durocher dans une lettre ouverte le 19 juillet 2017.   

 

Vous pouvez lire sa lettre ouverte en vous rendant à la page https://ericdoucetblog.wordpress.com/2017/07/19/lettre-ouverte-a-sophie-durocher/

Du 11 au 15 juillet 2017, près de 1 000 participants et 200 accompagnateurs d’expression française de partout au Canada se sont réunis à Moncton et Dieppe pour célébrer les 7es Jeux de la francophonie canadienne (JeuxFC). Une édition record quant au taux de participation et à laquelle l’Alberta a participé, en défendant fièrement ses couleurs.

La 2ème édition de la Course des régions pancanadienne 2017 est sur le point de démarrer. Une vingtaine de jeunes cinéastes émergents québécois et franco-canadiens seront sélectionnés d’ici la fin du mois d’août afin de bénéficier de soutien et d’encadrement dans la réalisation d’un documentaire. En plus de mettre en lumière des nouveaux talents, ce projet vise aussi à unir la francophonie canadienne à travers le pays, tissant des liens d’est en ouest.

Suzanne Corneau a été la directrice d’Accès Emploi, basé au sein de la Cité francophone à Edmonton, de 2002 à 2017. En 15 ans, celle qui est partie à la retraite le 31 mars dernier a pu observer l’évolution du marché de l’emploi. Elle aura aussi été spectatrice de la croissance de la communauté franco-albertaine depuis son arrivée dans la province dans la fin des années 1980. Suzanne Corneau revient sur son parcours, ainsi que sur les avancées et transformations dont elle a pu être la témoin privilégiée.

« Quand l’égalité des votes a été annoncée, on a tous les deux été estomaqués, explique le nouveau président de la FCFA du Canada, Jean Johnson, on ne s’attendait pas à ça. ». Le 10 juin, il a fallu un deuxième tour de la présidentielle, qui a produit encore 9 voix contre 9, sauf pour un bulletin invalide pour la présidente sortante, Sylviane Lanthier. C’est dire la division au sein de l’organisme parapluie.

Entre ceux qui conçoivent les évolutions linguistiques comme des dégradations ou des appauvrissements, et ceux qui plaident pour la modernisation du français à des fins pratiques, le débat sur la qualité de la langue n’a pas fini de diviser. Faut-il embrasser le changement linguistique ou s’en préserver ?

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