Au revoir chandails, écharpes, tuques, bonnets et tricot. L’été est enfin là et chacun peut enfin respirer, marcher courir, faire du vélo ou encore aller nager. Les beaux jours arrivant, c’est aussi l’occasion de vivre au rythme de la nature et de profiter de ses bienfaits. Et pour bien commencer, rien de mieux que de faire preuve de civisme en développant une conscience écologique.

Le 7e continent

Les élèves de la maternelle à la 11e année de l’école francophone de La Source, à Calgary, jouent aux apprentis jardiniers grâce à l’initiative du jardin communautaire. En candidature pour devenir une école officielle de l’UNESCO, La Source s’investit aussi sur les grands événements environnementaux, à l’instar de la Journée mondiale de l’environnement du 5 juin pour laquelle l’école a organisé plusieurs activités qui sensibilisent la génération de demain.

Screen Shot 2017-05-02 at 10.37.09 AMPlusieurs activités sont venues ponctuer la Journée de la Terre du 22 avril au sein des écoles francophones du sud de l’Alberta. Les projets étaient variés entre créations de murales collectives, confections de babillards, recyclage, et jardinage. Ces animations marquent ainsi le caractère essentiel de cette journée propice à l’enseignement des gestes citoyens et responsables aux plus jeunes.

L'Alberta est à la croisée des chemins. D'un côté, il y a la voie que l'on connait déjà, celle des sables bitumineux, des modèles reposant sur les énergies fossiles, polluants et déjà en déclin. De l'autre, l'horizon d'un avenir énergétique diversifié, s'appuyant sur des modes de production plus propres et durables. La route que l'on va emprunter dépend de tous.

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Politique et environnement ne forment pas toujours un mariage évident. L’approche amorcée par le gouvernement concernant la question de l’énergie en Alberta et les promesses non tenues par ce dernier créent de la méfiance. Comment croire alors et avoir confiance dans les politiques qui nous représentent, quand on assiste à une volte-face aussi dérangeante ? La parole engagée est sérieusement ébranlée, et l’avenir des futures générations complètement spolié.  

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Certes, les maisons traditionnelles répondent aux besoins immédiats de la société. Poussant la réflexion à un autre niveau, l'organisme Aspen Centre lance un projet unique dans la province de l'Alberta. Avec le Greenship, l'organisme introduit une maison autonome et écologique qui présente des avantages en temps réel, mais aussi sur le long terme.

Pour plusieurs observateurs, l’Alberta est à la croisée des chemins en matière de développement durable. Beaucoup de ses municipalités présentent des infrastructures vieillissantes. Leur remplacement demeure une occasion à saisir pour faire preuve d’innovation et employer les meilleures pratiques en matière d’environnement.

C’est du moins ce qu’en pense Dany Robidoux, directeur d’Éco-Ouest, un organisme ayant pour mission d’assurer la croissance et la prospérité des municipalités de l’ouest du Canada grâce à la planification et la mise en œuvre de l’infrastructure de l’économie verte. « Le problème se trouve dans la capacité à mettre en œuvre les plans de développement durable. Il faut que les fonctionnaires municipaux apprennent à penser Outisde the box pour mettre en place des systèmes innovants », partage-t-il. À son avis, c’est justement cette capacité-là qui fait défaut chez la majorité des municipalités avec lesquelles Eco-Ouest travaille. « Ce sont les ressources humaines qui peuvent permettre aux villes de penser autrement et d’avoir la confiance d’agir », insiste-t-il.

Selon lui, toutes les villes possèdent désormais un plan de développement durable. « Les citoyens les demandent de plus en plus », assure Dany Robidoux. Malheureusement, comme il le fait savoir, les municipalités choisissent souvent les projets aux plus bas coûts. « C’est dommage, car souvent les technologies durables coutent plus cher au départ, mais durent plus longtemps et rapportent plus à long terme », renchérit-il. L’expert donne l’exemple de systèmes de traitement des eaux usées qui génèrent des revenus ou encore de gestion proactive de sites d’enfouissement.

Calgary skylinL’Alberta, un cancre?
Les sables bitumineux viennent certainement ternir le bulletin de la province en ce qui a trait au développement durable. Cela dit, le tableau n’est pas tout noir. « Il y a beaucoup d’innovation en Alberta. Simplement en ce qui concerne la gestion des déchets, l’organisme Alberta Innovate vise à abolir les sites d’enfouissement d’ici 25 ans. On voit alors les déchets comme un produit brut que l’on peut développer en autre chose. C’est très avant-gardiste, car en Saskatchewan, il y a plus de 700 sites d’enfouissement et on espère réduire ce nombre à 400 », se réjouit Dany Robidoux. Pour lui, l’Alberta présente une attitude très progressiste par rapport à la gestion des déchets.

Une ministre de l’Environnement motivée
Par ailleurs, l’arrivée des néo-démocrates au pouvoir apporte de l’eau au moulin des environnementalistes, et c’est la ministre de l'Environnement de l'Alberta, Shannon Phillips, qui le dit elle-même. « Les anciens gouvernements fédéraux et provinciaux des conservateurs n’ont pas pris ces sujets-là au sérieux, mais nous avons un nouveau gouvernement, et notre approche est beaucoup plus collaborative avec l’industrie, les groupes environnementaux et les sociétés civiles pour être leaders en matière d’environnement», soutient-elle.

La ministre est cependant consciente de l’ampleur de la tâche à abattre. « Nous avons beaucoup de choses à faire en terme de conservation et de diversification des industries vertes », admet-elle. En guise d’exemple, elle cite le plan du gouvernement néo-démocrate pour éliminer la combustion du charbon pour produire l’électricité, et ce, d’ici 2030. Pourquoi prendre autant de temps pour régler ce dossier? « Le même plan du précédent gouvernement conservateur était prévu pour 2061, répond du tac au tac Mme Phillips. Petit à petit, l’Alberta fait son nid… environnemental!

 

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L’expression est sur toutes les lèvres depuis quelques années. Le développement durable est aujourd’hui une réalité que les entreprises et les gouvernements ne peuvent plus ignorer. Le dernier Jour de la Terre qui a eu lieu le 22 avril est donc l’occasion parfaite pour faire le point sur l’état du développement durable dans notre communauté. Survol.

arenaDistricÇa bouge à Edmonton! La revitalisation du centre-ville est en route, marquée par un évident désir de faire mieux… et de voir grand!  Prolongement du train léger sur rail (LRT), construction de gratte-ciel, développement urbain durable… la table semble mise pour que la capitale albertaine entre dans les ligues majeures des villes du monde. Et pas plus tard que d’ici 5 ans !

Le député d’Edmonton-Centre, Randy Boissonnault, s’emballe lorsqu’il évoque le futur de la ville d’Edmonton. « Les investissements historiques annoncés dans le dernier budget vont donner encore plus de souffle à la ville », commence-t-il. D’autant plus qu’à son avis, Edmonton est déjà sur une lancée. « Toronto a bénéficié d’investissements majeurs dans les années 70, ce qui a permis sa croissance. Or, je crois que c’est à notre tour, en 2016, de recevoir ces investissements de base pour permettre à nos villes de croitre. »

DSC 0387Après la venue de l’ambassadeur de France à Calgary, c’était au tour du consul de Vancouver, Jean-Christophe Fleury, de parler de la Conférences des Nations unies sur les changements climatiques (COP21), le 29 octobre, au Château Lacombe d’Edmonton lors de la conférence FACTS. Une belle occasion pour la province de l’Alberta de s’interroger sur les améliorations qu’elle voudra elle-même apporter au sein de son gouvernement.

 

« L’Alberta doit choisir si elle veut réglementer l’effet de serre afin d’amener des améliorations au sein des secteurs industriels, du pétrole et de l’énergie », explique Sam Dyer, directeur de L’Institut Pembina, en Alberta. La COP21, qui se tiendra du 30 novembre au 11 décembre à Paris, permettra à des chefs d’État et ministres de l’Environnement, d’aboutir à un nouvel accord international sur le climat, applicable à tous, pour maintenir le réchauffement climatique en-dessous de 2°C.

 

Rappelons que le Canada, sous Stephen Harper, s’est retiré du protocole de Kyoto sur les changements climatiques. Le Consul de France à Vancouver, Jean Christophe Fleury, compte entreprendre des démarches auprès du nouveau gouvernement de Justin Trudeau pour lui faire part de l’état de la situation de la négociation au sein de la COP. « Bien entendu nous voulons l’encourager afin de faire des annonces supplémentaires à celles qui ont été faites par le gouvernement conservateur », a-t-il indiqué. En effet, le précédent gouvernement avait alors annoncé une baisse de l’INDC (La contribution nationale à l’action climatique) d’environ 30% du gaz à effet de serre pour 2030 par rapport aux niveaux de 2005, soit une baisse de 14 % par rapport à 1990.  

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