12202215 10153774990753885 1193596268 n 1Ce samedi 31 octobre, dans le contexte de la semaine de l’immigration Francophone, le centre d’accueil et d’établissement (CAE) d’Edmonton a organisé une journée à la Cité francophone. Cet évènement souligne la présence des derniers arrivants, arrivés de 2014 à octobre 2015.  C’est, d’après Kaji-Ngulu Béda, coordonnateur des services d’intégration de l’association CAE et organisateur, le moment qui ouvre la semaine de l’immigration francophone pour la communauté.

 

« Nous sommes une communauté francophone minoritaire et la communauté s’enrichit de nouveaux membres. Il y a un nouveau monde de l’immigration à Edmonton. Que ce soit des individus du monde ou des autres provinces du Canada », souligne monsieur Béda.

 

Plus de 400 personnes se sont inscrites à l’occasion de la journée de la diversité canadienne et plusieurs activités leur étaient proposées. Les organismes communautaires ont donc ouverts des stands, afin de favoriser un contact direct avec les nouveaux arrivants francophones. Le but étant de leur offrir des opportunités d’intégration en les informant de leurs droits et des services mis  à leur disposition.

 

Un séminaire a été organisé et, c’est sous forme d’atelier que l’histoire de la communauté francophone en Alberta et de ses enjeux a été abordée. Puis, des visites d’associations culturelles  et enfin un grand rassemblement se sont également tenus. Le maire Don Iveson s’est déplacé pour l’évènement et a glissé quelques mots à cette occasion. Cette journée s’est cloturée avec une série de spectacles de chants et de danses des différentes communautés culturelles et francophones.

 

12188473 10153774990843885 1695089446 nToutes ces activités visaient à célébrer la diversité culturelle de la communauté francophone en Alberta. « Durant la semaine, puisque l’immigration est l’affaire de tous, nous voulons célébrer notre diversité culturelle francophone et accueillir les nouveau arrivants. Nous voulons souligner leur présence et créer des liens entre les nouveaux membres de la communauté francophone d’Edmonton », nous rappelle le coordonnateur des services d’intégration de l’association.

 

D’après lui, pour qu’il y ait de la facilité dans l’intégration des nouveaux membres et pour créer un sens d’appartenance à une communauté, il faut les aider à donner le meilleur d’eux-mêmes en participant aux activités communautaires. 

 

Ce rassemblement aura encore lieu l’année prochaine pour faciliter l’accueil des prochains arrivants francophones.

 

Photos: Sarah Chériet

 

Nos journalistes ont fait le tour des pâtisseries des nos grandes villes pour vous faire découvrir les meilleures. En voici quatre; deux d'Edmonton et deux de Calgary qui vous feront sans doute saliver!... À vos fourchettes!

 

COUP D’ŒIL SUR L’OFFRE SUCRÉE D’EDMONTON

Lorsqu’on évoque l’expression « pâtisserie française », le réflexe de bien des Edmontoniens est de penser à Duchess, le réputé café sur la 124e rue. Bien que l’on ne puisse pas trouver des fournisseurs de bonnes pâtisseries à tous les coins de rue, quelques entreprises locales offrent ce type de desserts si prisé des connaisseurs. En voici quelques-unes qui méritent que l’on s’y attarde.

 


La Cité francophone tient plus que jamais son rôle de pôle culturel dans le cadre du 34e Fringe Festival.  Véritable satellite du quartier francophone, la Cité a vu l’engouement des festivaliers littéralement décoller en l’espace d’une année pour ce que les gens nomment à présent : le Fringe du quartier francophone. Coup de projecteur sur l’un des festivals coup de cœur d’Edmonton !

 

Un diamant dans un écrin ! « Cela fait presque 3 ans que la Cité est reconnue comme satellite officiel » déclare son directeur, Daniel Cournoyer. Au fil du temps, l’un des plus gros festivals a su prendre sa place dans le quartier francophone; et il ne pouvait pas mieux choisir que le quartier de Bonnie Doon en matière de diffusion culturelle.

Pourquoi  ? Tout simplement parce que ce quartier a une histoire, celle d’une francophonie dont l’emplacement constitue à la clé de voute de son rayonnement.

Originaire d’Edmonton, l’auteure-compositrice-interprète Karimah a fait beaucoup de chemin depuis le début de sa carrière, il y a une dizaine d’années déjà. Surtout depuis qu’elle a fait un virage de l’anglais au français, il y a deux ans. Après ses passages remarqués à Polyfonik et à Chant’Ouest en 2014, c’est au tour du Festival international de la chanson de Granby (FICG) au Québec de l’inviter à faire ses preuves sur scène. Portrait d’une jeune artiste pleine de potentiel.

Ashanti Karimah Mcleod Marshall, abrégé à Karimah sur scène, a toujours eu des inspirations variées pour son art. Elle cite le Motown, la soul et le jazz parmi ses influences, qui ont pris tout leur sens lorsqu’elle s’est mise à chanter en français. «Comme artiste, je suis inspirée par beaucoup de musiques qui ne sont pas vraiment écoutées dans la francophonie», admet l’Edmontonienne dans la mi-vingtaine. Celle-ci se targue d’offrir une musique francophone avec, malgré tout, une petite saveur anglophone. «Je chante des petites phrases en anglais», mentionne celle qui a triomphé à Polyfonik en 2014.

Après 10 jours et 55 spectacles, le Festival international de jazz d’Edmonton s’est terminé le 28 juin dernier. Un festival qui, à en juger par les plusieurs spectacles à guichet fermé, a connu un bon succès. Compte rendu de l’événement.

C’est le saxophoniste edmontonien Don Berner qui a donné le coup d’envoi du Festival, en débutant le 19 juin à midi sur la scène du square Churchill. Il faisait chaud et sa performance était jumelée à The Works, festival d’art visuel dont les dates coïncident avec le Festival de jazz. Quelques centaines de personnes se sont assises pour se laisser porter par la musique. D’autres spectacles gratuits, notamment ceux au Old Strathcona Performing Arts Centre et à la Yardbird Suite, ont aussi connu un grand succès; une plus petite salle bien remplie fait meilleure figure qu’une grande salle presque vide. C’est un peu la problématique qu’ont connu les performances de Lisa Fisher et The Bad Plus Joshua Redman au Winspear Centre, qui ont peiné à vendre le tiers des billets disponibles.

 

L’artiste franco-albertaine Pierrette Requier débute officiellement son contrat de deux ans comme poète de la Ville d’Edmonton le 1er juillet. Elle est la première lauréate francophone à recevoir cet honneur.

 

La poète originaire de Donnelly, dans la région de Rivière La Paix,  deviendra en quelque sorte l’ambassadrice de la littérature de la Ville d’Edmonton. Elle aura l’occasion d’organiser des évènements et de mettre sur pied des projets visant à faire grandir la poésie dans la capitale albertaine. « C’est sans doute l’un des plus grands moments de ma vie. J’ai hâte d’inspirer les gens et de les aider à faire ressortir le poète en eux », affirme l’artiste qui cumule plus de 15 ans d’expérience dans le domaine.

La mort tragique du constable Daniel Woodall le lundi 8 juin dernier a ébranlé Edmonton et la communauté albertaine au grand complet. Avec raison : la dernière fois qu’un policier s’est fait tuer en service dans la capitale albertaine, c’était il y a 25 ans. Une vague de sympathie s’en est suivie, jusqu’à l’hommage final lors de ses funérailles, le mercredi 17 juin.

Le mot-clic #EPSstrong semblait omniprésent depuis le 8 juin sur les réseaux sociaux, représentant l’épreuve que traverse le service de police d’Edmonton. Les autorités l’ont aussi utilisé pour inviter la population à montrer son soutien physiquement, en venant rendre un hommage le 14 juin, puis le 17 au défilé, suivi des funérailles de l’argent Woodall. Les Edmontoniens ont répondu à l’appel et se sont massés par centaines aux abords des rues où passait le défilé, vêtus de bleu et arborant le symbolique ruban bleu. Le transport en commun a été court-circuité pendant ce temps au centre-ville, alors que plusieurs lignes ont cessé d’opérer le temps de l’événement, ce qui n’a pas plu à certaines personnes pour qui c’était une journée ordinaire. Outre quelques haussements de ton entre usagers et chauffeurs de bus, il ne semble pas y avoir eu d’autres incidents notoires.

La fin de semaine du 20 et 21 juin était chargée : entre les quelques festivals en cours, la Journée des autochtones (Aboriginal Day) le samedi, et la Fête de la musique (Make Music) le dimanche, la population d’Edmonton avait besoin d’une bonne excuse pour ne pas sortir de chez elle. La Fête de la musique, apparue seulement l’an dernier sur nos calendriers, a permis d’attirer plusieurs centaines de curieux.

De midi à 17 h, 85 artistes, surtout locaux, se partageaient 15 scènes le long de la 124e rue, entre l’avenue Jasper et la 110e avenue. Et les passants étaient conviés à déambuler à leur guise entre les spectacles, tous gratuits, pour y faire des découvertes. Et découvertes il y a eu : la scène musicale edmontonienne est dynamique et variée. Les sonorités rock, blues, jazz, pop et surtout folk se faisaient entendre le long de la rue et dans certains commerces. À noter, en revanche, que la francophonie s’est faite, comme prévu, timide lors de cette journée. Seulement une poignée d’artistes chantaient en français, principalement des reprises des grands paroliers français.

La Ville d’Edmonton l’a promis voilà quelques semaines : le plus gros changement en 20 ans pour  l’Edmonton Transit System (ETS), officiellement présenté le 23 juin à l’hôtel de ville en format « open house ». La population a été invitée, entre 11 h et 19 h, à voir ce qui allait changer dans son quotidien en termes de transport en commun.

Plusieurs curieux se sont présentés à l’hôtel de ville dès 11 h, pour mieux comprendre les changements annoncés. Des publicités ludiques les accueillaient à l’entrée, signe qu’ils étaient au bon endroit, puis des employés de la Ville les attendaient derrière leurs kiosques, prêt à répondre à leurs interrogations. Il était question de développement du réseau de LRT, de l’application permettant de visionner en temps réel les ralentissements dans la circulation, mais surtout de la reconfiguration de plusieurs trajets de bus, entrant en vigueur dès le 28 juin.

Du 20 juin au 11 août, l’artiste Sylvie Pinard donne une rétrospective de 22 de ses œuvres à la galerie PAVA d’Edmonton. Un univers artistique qui fait la part belle à la couleur, en essayant de rendre de manière exhaustive les couleurs de notre environnement et, en apporte aussi à notre vie.

Cette rétrospective est une incitation aux voyages tant physiques que métaphysiques, à savoir le monde des émotions et celui de l’imagination. Géologue de formation, doctorante de l’Université de Montréal, Sylvie Pinard puise son inspiration dans la roche, les paysages, leurs textures, leurs courbes et leurs couleurs. « Je fais des paysages abstraits, la composition dans le tableau est importante ». C’est avec la peinture à l’huile que Sylvie Pinard  s’exprime le mieux : « Avec l’huile, c’est plus facile de travailler les couleurs que l’on veut vraiment, avec l’acrylique c’est plus difficile; chaque médium à ses limites ».

Ses premières toiles datent de 2003 et n’ont pas cessé d’évoluer, tant au niveau du style que de la maturité personnelle de l’artiste. Les premières toiles, de grands serpentins de couleur, font presque penser à des vues aériennes de la planète Terre. La déformation professionnelle de son métier de géologue n’est certainement pas étrangère au sujet de ces toiles.  Sylvie a deux passions dans la vie, la peinture et la géologie, qu’elle a enseigné 5 ans et demi à l’université de Mount Royal, Calgary : « La nature permet de se recentrer », dit-elle.

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