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Tous victimes

Bien qu’à des milliers de kilomètres, l’ouragan Irma, qui a dévasté les Caraïbes la semaine passée, nous touche tous de près. Alexandra de Moor, ancienne stagiaire au journal le Franco, séjournait sur les Îles Vierges et a dû être rapatriée en urgence dans sa région natale, le Québec. Cet incident nous rappelle que nous sommes tous exposés.


Enfin réunie avec sa famille, Alexandra de Moor est sortie de l’hôpital cette semaine. « J’ai eu de la chance dans ma malchance », nous explique-t-elle. « Le fait que je me sois blessée est la seule et unique raison pour laquelle je suis revenue au Canada. Sans cette blessure, je serais toujours prise sur l'île de Saint-Thomas, à prier pour un miracle », précise la jeune femme.

En études au sein de l’Université de Sherbrooke, Alexandra de Moor était en année d’échange à l’international sur les Îles Vierges, une destination tropicale qui a viré à l’enfer la semaine dernière. Frappée de plein fouet par le plus violent des ouragans de l’histoire, la petite île de Saint-Thomas a été ravagée.

Dans l’impossibilité de trouver un vol de retour, Alexandra avait décidé d’affronter la tempête dans la maison d’un ami résidant en montagne. Après le passage d’Irma, elle s’était blessée en chutant et avait ainsi dû être évacuée par hélicoptère jusqu’à Porto Rico, atteinte d’une commotion cérébrale.

4f1aa9e TOR344 STORM IRMA 0907 11Le calme après la tempête

Alors que l’ouragan est désormais affaibli, Alexandra se retrouve elle aussi au calme auprès des siens. « Dès mon arrivée à Montréal dans la nuit du samedi 9 au dimanche 10 septembre, j'ai été transportée à l'hôpital général de Montréal, qui se spécialise en trauma. Ils ont dû refaire mes points de suture au complet et m'en rajouter de nouveaux dans la bouche. Je suis sortie de l'hôpital hier en soirée pour gagner ma maison, enfin ! », souffle-t-elle, soulagée.

Rescapée, la jeune femme n’est pas pour autant sereine. « Maintenant que je suis saine et sauve et de retour chez moi, je ne me sens pas pour autant plus rassurée. Je ne fais que penser à tous mes amis qui se trouvent encore sur l'île. Cet endroit est misérable, ravagé », exprime-t-elle.

La jeune femme s’évertue ainsi à aider ceux restés sur l’île, notamment en « mettant le spotlight sur leur situation et en faisant bouger les choses ». Malgré les exhortations au repos de sa famille, Alexandra explique qu’elle « ne pourra pas se reposer tant et aussi longtemps que [ses] amis ne seront pas en sécurité à leur tour ».

Le bilan des dégâts

Les Antilles ont été touchées en plein cœur par l’ouragan de catégorie 5. Alexandra de Moor relève que « l'île prendra beaucoup de temps avant de se remettre sur pied, car les immeubles sont détruits, le campus est détruit, l'aéroport est détruit, des vies sont détruites... ». Celle qui était en échange universitaire a désormais l'impression que « Saint-Thomas ne sera plus jamais pareille », avant d’ajouter que « Irma a volé toute la beauté de l'île, et les citoyens sont en deuil ».

Malgré le traumatisme, Alexandra  rapporte qu’elle aimerait retourner à Saint-Thomas en hiver, mais craint « que le campus ne soit pas prêt à accueillir des étudiants ».

Pour celles et ceux qui souhaiteraient soutenir l’île de Saint-Thomas et ses habitants, rendez-vous sur : https://www.youcaring.com/residentsoftheusvi-938327

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