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Edmonton, un parc à portée de main

Le bonheur est dans le pré ou presque. Conservation de la Nature Canada (CNC) a tenu une conférence le 21 mai dernier au club de golf Blackhawk à la périphérie d’Edmonton. Le double objectif de cette rencontre, présenter son nouveau projet, un parc d’une superficie de 610 acres.Le chantier de ce projet semble bien parti, mais pour aboutir, il devra atteindre son deuxième objectif, rassembler les fonds manquant dans le courant de l’année 2015. Récit d’une balade en terre Edmontonienne.

 

 

 

Une touche de vert dans la capitale de la province albertaine, c’est un peu comme une oasis en plein désert. C’est sur la route 51111 RR 255, Spruce Grove à environ 40 mn du centre d’Edmonton que Bunchberry Meadows Conservation Area, le nom du parc, verra prochainement le jour.  À son approche, ce vaste espace vert éloigné de la ville prend des allures de sanctuaire, et pour cause : il n’y a pas eu traces d’âmes qui vivent depuis des dizaines d’années. Comme le souligne Marie Tremblay, directrice de conservation pour la région à CNC « le territoire est à l’état totalement naturel ». Ce projet en cours de développement depuis plusieurs années, a pris une tournure accélérée depuis qu’une entente a été signée par les propriétaires en automne dernier. Cinq familles locales ont décidé de faire don à la communauté, en vendant leurs parcelles de terre pour la moitié du prix estimé. Ce territoire représente une section complète, soit 640 acres. Sur cette large étendue, 20% de ce territoire est en milieu humide et appartient donc à la Couronne. Ce qui représente une superficie réelle de 610 acres. 

 

L’intérêt de ce projet, explique Marie Tremblay est simple : « ça fait longtemps que l’on veut créer un bureau à Edmonton, on a pensé que ce serait bien d’avoir un projet signature ». Présent à Calgary, CNC voit à travers ce projet une opportunité d’affirmer de façon certaine sa présence dans la capitale de l’Alberta.

 

Le territoire est si vaste et si intact qu’il est propice à une biodiversité riche, « on s’est perdu plus d’une fois, il n’y a pas une habitation, c’est tellement préservé» : lance Jaimee Dupont Morozoff, responsable de la gestion de la conservation des parcs et des prairies.  Cette forêt vierge accueille une faune et une flore propice à la randonnée. Un autre aspect important du projet souligne Mme Tremblay, « c’est qu’il est adjacent au jardin botanique Devonian ». Un point auquel se rallie Anne Lisa Jenkins député-maire pour le Comté de Parkland, qui y voit aussi des perspectives de tourisme intéressantes entre la River Valley et le jardin botanique Devonian : « c’est une occasion de profiter de la nature, c’est important de préserver cet habitat  naturel de la pression extérieure et de faire en sorte qu’il le reste ». 

 

Une faune et une flore diversement peuplée

À la manière d’un jardin d’Eden le parc est un véritable paradis pour les animaux. Il possède une faune très diversifiée qui coexistent tel que des orignaux, des chevreuils, le cerf de Virginie, des castors, d’innombrables oiseaux aquatiques comme le petit Garrot ou encore des chouettes et le Grand-Duc.

Cette propriété possède également une flore diversifiée.  Elle contient des forêts matures, à savoir des forêts assez vieilles, mixtes et typiques du sud boréal. Ce territoire possède une autre particularité, l’existence d’une catégorie de baie non comestible qui donnera son nom au futur parc : le Bunchberry ou Quatre-temps en français.

 

Plan d’aménagement et financement

Des aménagements sont aussi à prévoir. Notamment, l’installation d’un sentier de 6 km qui facilitera la randonnée pédestre, des aires de pique-nique, des panneaux d’interprétation afin de renseigner les randonneurs sur la faune et la flore environnante, des aires de stationnement ainsi que des toilettes. La chasse, les véhicules ainsi que les chiens seront interdits.  

 

Cette journée a permis de faire du bouche-à-oreille afin de promouvoir le projet. La somme totale représente 13 millions de dollars. 70% de la somme totale, soit 9 millions, ont déjà été rassemblés. Les propriétaires ont apporté la contribution principale : les terres. Cependant, il reste 4 millions de dollars à récolter dans le courant de l’année 2015 pour compléter le financement.  Un appel aux dons est lancé auprès des entreprises régionales, des fondations familiales  communautaires et des particuliers. Les informations pour faire un don sont sur le  site web au www.conservebunchberry.ca.

 

Ce projet communautaire suit son bonhomme de chemin et, si tout va bien, ouvrira ses portes en 2016 pour le grand bonheur des amoureux de la nature.

 

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