Bien qu’à des milliers de kilomètres, l’ouragan Irma, qui a dévasté les Caraïbes la semaine passée, nous touche tous de près. Alexandra de Moor, ancienne stagiaire au journal le Franco, séjournait sur les Îles Vierges et a dû être rapatriée en urgence dans sa région natale, le Québec. Cet incident nous rappelle que nous sommes tous exposés.

On prend l’eau pour acquis jusqu’à ce qu’on en soit privé ou inondé. L’inondation nous pousse à prendre acte de sa présence et de son langage. Elle nous force à reconnaître que notre façon de considérer l’eau a dépassé les limites. Sa journée mondiale, le 22 mars, est une occasion de regarder dans le miroir de l’eau.

Dube Journee de leau Ruisseau Junction

DSC 0387Après la venue de l’ambassadeur de France à Calgary, c’était au tour du consul de Vancouver, Jean-Christophe Fleury, de parler de la Conférences des Nations unies sur les changements climatiques (COP21), le 29 octobre, au Château Lacombe d’Edmonton lors de la conférence FACTS. Une belle occasion pour la province de l’Alberta de s’interroger sur les améliorations qu’elle voudra elle-même apporter au sein de son gouvernement.

 

« L’Alberta doit choisir si elle veut réglementer l’effet de serre afin d’amener des améliorations au sein des secteurs industriels, du pétrole et de l’énergie », explique Sam Dyer, directeur de L’Institut Pembina, en Alberta. La COP21, qui se tiendra du 30 novembre au 11 décembre à Paris, permettra à des chefs d’État et ministres de l’Environnement, d’aboutir à un nouvel accord international sur le climat, applicable à tous, pour maintenir le réchauffement climatique en-dessous de 2°C.

 

Rappelons que le Canada, sous Stephen Harper, s’est retiré du protocole de Kyoto sur les changements climatiques. Le Consul de France à Vancouver, Jean Christophe Fleury, compte entreprendre des démarches auprès du nouveau gouvernement de Justin Trudeau pour lui faire part de l’état de la situation de la négociation au sein de la COP. « Bien entendu nous voulons l’encourager afin de faire des annonces supplémentaires à celles qui ont été faites par le gouvernement conservateur », a-t-il indiqué. En effet, le précédent gouvernement avait alors annoncé une baisse de l’INDC (La contribution nationale à l’action climatique) d’environ 30% du gaz à effet de serre pour 2030 par rapport aux niveaux de 2005, soit une baisse de 14 % par rapport à 1990.  

DeveloppementDurableCalgaryMoins de dix édifices municipaux sont chauffés en partie ou en totalité par l’énergie solaire à Calgary, mais ce nombre pourrait bientôt augmenter. La Ville de Calgary a mis en place, le mois dernier, une stratégie qui vise à trouver des solutions « vertes » à sa consommation croissante d’électricité. D’après un expert dans le domaine, ce n’est qu’un timide début.

 Un groupe de 90 propriétaires fonciers de la région de Livingstone, à environ 150 kilomètres au sud-ouest de Calgary, exige que le gestionnaire du système électrique de l’Alberta, Alberta Electric System Operator (AESO), revienne sur sa décision de construire un réseau de fabrication et de transport d’énergie dans une région de la province où l’écosystème est très fragile. L’association a partagé ses inquiétudes à AESO dans une lettre envoyée en juin.

D’un côté comme de l’autre de l’autoroute 22, la célèbre Cowboy Trail, les prairies sont à perte de vue avec, en arrière-plan, à l’ouest, les montagnes Rocheuses. Une partie de ce territoire demeure à ce jour vierge, c’est-à-dire qu’elle est couverte d’herbes indigènes, et sert d’habitat naturel à une variété d’espèces menacées dans la province, incluant le grizzli.

Le bonheur est dans le pré ou presque. Conservation de la Nature Canada (CNC) a tenu une conférence le 21 mai dernier au club de golf Blackhawk à la périphérie d’Edmonton. Le double objectif de cette rencontre, présenter son nouveau projet, un parc d’une superficie de 610 acres.Le chantier de ce projet semble bien parti, mais pour aboutir, il devra atteindre son deuxième objectif, rassembler les fonds manquant dans le courant de l’année 2015. Récit d’une balade en terre Edmontonienne.

 

 

 

Une touche de vert dans la capitale de la province albertaine, c’est un peu comme une oasis en plein désert. C’est sur la route 51111 RR 255, Spruce Grove à environ 40 mn du centre d’Edmonton que Bunchberry Meadows Conservation Area, le nom du parc, verra prochainement le jour.  À son approche, ce vaste espace vert éloigné de la ville prend des allures de sanctuaire, et pour cause : il n’y a pas eu traces d’âmes qui vivent depuis des dizaines d’années. Comme le souligne Marie Tremblay, directrice de conservation pour la région à CNC « le territoire est à l’état totalement naturel ». Ce projet en cours de développement depuis plusieurs années, a pris une tournure accélérée depuis qu’une entente a été signée par les propriétaires en automne dernier. Cinq familles locales ont décidé de faire don à la communauté, en vendant leurs parcelles de terre pour la moitié du prix estimé. Ce territoire représente une section complète, soit 640 acres. Sur cette large étendue, 20% de ce territoire est en milieu humide et appartient donc à la Couronne. Ce qui représente une superficie réelle de 610 acres. 

 

L’intérêt de ce projet, explique Marie Tremblay est simple : « ça fait longtemps que l’on veut créer un bureau à Edmonton, on a pensé que ce serait bien d’avoir un projet signature ». Présent à Calgary, CNC voit à travers ce projet une opportunité d’affirmer de façon certaine sa présence dans la capitale de l’Alberta.

 

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