"Notre Legs aux générations futures", un projet initié par la Fédération des aînés franco-albertains (FAFA) et organisé dans le cadre du thé du club de l’Amitié de la Paroisse Saint-Thomas, le 8 février dernier a accueilli près de 37 personnes. L’objectif de cette présentation : permettre aux jeunes retraités et aux aînés de transmettre leur histoire.

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Le 150e est sur toutes les lèvres. Pour certains, cet anniversaire commémore la pierre angulaire du Canada, à savoir la naissance de la Constitution. Être Canadien est une fierté nationale. Cependant, pour d’autres, l’histoire du Canada n’a pas débuté il y a 150 ans. Du point de vue des Premières Nations, l’histoire est ancestrale et commence il y a 10 000 ans. Quant aux Québécois, certains ne se rallient tout simplement pas à la bannière du fédéralisme. Le 150e anniversaire donne matière à réfléchir sur l’histoire que l’on transmet aux nouvelles générations.

Revivre la migration fondatrice de la francophonie des Amériques, telle fut la vision du patron des Productions Rivard à l’approche du 150e de la Confédération. Louis Paquin a proposé de célébrer le périple de milliers des colons par une nouvelle traversée de l’Atlantique. La série nous transporte de La Rochelle à Caraquet, en Acadie, avant d’aboutir à Québec, contrairement à The Story of Us de la CBC.

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Une vingtaine de personnes ont participé, dimanche 25 mars, à l’atelier d’écriture organisé par la Fédération des aînés franco-albertains (FAFA). Une activité qui s’inscrit dans le projet Je me raconte – Mon arrivée en Alberta qui incite les aînés à écrire et transmettre leur histoire.

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La ville de Legal, située au nord d’Edmonton, possède la plus grosse concentration de peintures murales par habitant au monde. Une situation qui vaut à la ville son surnom de capitale de la fresque. Ce sont plus de quarante peintures murales que l’on peut admirer dans les rues de Legal, tandis que la ville de Morinville, établie à quelques kilomètres, en compte, elle, une quinzaine. Toutes ont pour vocation à informer sur la contribution des francophones dans l’histoire du Canada et de la province.

Peinture murale a Legal par Natalya Bukhanova

Pour la 21e année consécutive, le mois de l’histoire des Noirs est célébré au Canada. Plusieurs membres de la communauté francophone en Alberta ont été invités, le 6 février, au Musée de l’Histoire, à Gatineau. C’est une première pour un gouvernement de lancer ce type d’initiative. Cette année, ils ont reconnu le fait de l’immigration de la communauté noire au Canada, mais aussi le fait de la discrimination. Une reconnaissance qui aura sans nul doute touché ces invités.

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Récemment, Denis Perreaux, directeur général de la Société historique francophone de l’Alberta, a visité les archives des Jeux francophones de l’Alberta, un mouvement pour lequel il a beaucoup donné par le passé. « Il manquait les archives des années où j’ai été là, car j’ai moi-même participé à la purge de cinq grands classeurs de documents. Il fallait faire de la place », se désole-t-il. Le passionné d’histoire a expliqué l’importance de ne pas se débarrasser de ses archives personnelles et professionnelles lors d’un atelier organisé par la Fondation franco-albertaine, le 19 mai dernier.

FNEW« Chalets de l’Alberta », c’est la nouvelle série documentaire qui a débuté sur la chaine Unis TV, le dimanche 10 janvier. Si les chalets sont le fil conducteur de  cette série, ils sont aussi le prétexte afin de faire découvrir la présence mais aussi le patrimoine des francophones hors Québec. Cap sur l’Ouest canadien !

Des chalets et des hommes ! C’est sous forme d’aventure humaine que l’animateur Corey Loranger, franco albertain de souche, sillonne la province, afin de faire découvrir au public les chalets de l’Alberta. « C’est toujours une grande fierté en tant que franco albertain de mettre en valeur les gens d’ici » souligne le présentateur. « Une manière de faire découvrir la francophonie d’un bout à l’autre du pays » précise t-il. En effet, la francophonie albertaine est différente de celles des autres provinces.  Chacune possède sa propre originalité.

Alors pourquoi des chalets ?  Le chalet ce n’est pas juste une maison en bois. C’est aussi un symbole, un lieu de rassemblement familial pour de nombreuses familles francophones de l’Ouest canadien. En effet, une histoire de chalet c’est aussi une histoire de famille !

2014-03-22 14.21.39Des organismes francophones et anglophones de Calgary, incluant le Bureau de visibilité de Calgary ainsi que l’ACFA régionale, invitent la population à se familiariser avec l’histoire et le patrimoine francophones. Cet évènement se triendra le 12 novembre, à la résidence pour personnes âgées Fountains of Mission.

 

Ken LaPointe, un anglophone qui s’intéresse depuis plusieurs années à l’histoire de la francophonie, fera une présentation pour expliquer le rôle qu’ont joué les francophones dans la fondation de Calgary, et plus particulièrement du quartier de Rouleauville.

 

La présentation, qu’il donne en anglais depuis 2008, a été améliorée. Cette année, elle inclura la francophonie internationale pour illustrer la diversité culturelle.  « Il faut qu’on ait la traduction en français de cette présentation, mais tout le monde était trop occupé pour le faire à temps pour cet évènement », a précisé Suzanne de Courville-Nicol, présidente-fondatrice du Bureau de visibilité de Calgary. Cette dernière espère que la version française de la présentation sera prête pour les Rendez-vous de la francophonie, qui se tiendront en mars.

Daniel Eugène Cournoyer rend hommage aux Canadiens francophones de la Première et de la Seconde Guerre mondiale au travers d’une exposition à la Cité francophone.

« Les livres parlent très peu de l’histoire de la guerre des Canadiens de langue française », affirme Daniel Eugène Cournoyer. Pour y remédier, le vétéran de 91 ans a décidé de mettre sur pied une exposition se concentrant sur les francophones de l’Alberta qui ont participé aux deux guerres mondiales. Dans l’atrium de la Cité francophone (juste à droite après l’entrée principale de la rotonde), les soldats sont regroupés par région d’origine afin que les visiteurs puissent s’y retrouver facilement.

Edmond Croteau et la bataille de Vimy

« L’an dernier, on est allé visiter le monument de la crête de Vimy, raconte M. Cournoyer. Sur le monument, ils ont les noms de tous les Canadiens qui sont morts et dont les corps n’ont jamais été retrouvés. »

La bataille de la crête de Vimy a eu lieu en avril 1917, dans le nord de la France. Après de nombreuses tentatives infructueuses de la part des  Français et des Britanniques, les Canadiens se sont lancés à l’assaut de la crête fortifiée par les Allemands. L’affrontement dura trois jours et, malgré de lourdes pertes – 3 598 morts et plus de 7 000 blessés sur un total de 15 000 soldats impliqués –, l’opération canadienne est un succès.

Parmi les victimes de la bataille, M. Cournoyer cite Edmond Croteau, l’oncle de son épouse. « Il y avait quatre frères Croteau qui sont allés à Bonnyville. Probablement que s’il avait survécu, il serait venu rejoindre ses frères ». Au lieu de ça, Edmond est mort dans la conquête du « bourgeon », le point culminant de la crête de Vimy. « Le régiment de la Saskatchewan avait trop de pertes, alors ils ont appelé la compagnie F du 47e bataillon, et lui était de ce groupe. Il a été blessé et transporté à un hôpital. […] Il est mort deux jours plus tard. »

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