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L’expression est sur toutes les lèvres depuis quelques années. Le développement durable est aujourd’hui une réalité que les entreprises et les gouvernements ne peuvent plus ignorer. Le dernier Jour de la Terre qui a eu lieu le 22 avril est donc l’occasion parfaite pour faire le point sur l’état du développement durable dans notre communauté. Survol.

Le Colloque de l’ACFAS s’est ouvert de très belle façon le 7 avril dernier, avec  la présentation d’une conférence de l’ancien ministre libéral québécois, Benoît Pelleter. « Quelle est la place du Québec dans la francophonie canadienne? », a-t-il demandé aux convives réunis dans le Grand Salon de la Faculté Saint-Jean.  Pour lui, il s’agit d’un véritable défi de bien vivre ensemble dans une seule et même Francophonie.

Avocat de formation, Benoît Pelletier a commencé sa conférence en expliquant qu’au Canada, les droits linguistiques ne sont pas des droits individuels fondamentaux et que la Cour suprême choisi de les interpréter de façon uniforme, peu importe la communauté. « Par contre, au Québec, cette interprétation devrait être plus nuancée, car la langue de la majorité québécoise est la langue de la minorité canadienne », a-t-il partagé. Du même souffle, il a souhaité que la Cour suprême soit plus souple envers le fait français au Canada, afin de protéger la langue de Molière.

Au Québec, afin de freiner l’assimilation à la majorité anglophone, le gouvernement a mis sur pied la loi 101, honnie du reste du pays. « La Cour suprême a dit, dans différents jugements, qu’elle comprenait les objectifs poursuivis par la loi 101, qu’ils étaient même nobles, mais que les moyens utilisés par le Québec pour poursuivre ces mêmes objectifs étaient démesurés et disproportionnés », a fait savoir Benoît Pelletier.

Ringard, le français?
Quebec City 01Pour le professeur en droit de l’université d’Ottawa, le français est fragilisé au Canada, et même au Québec. Or, selon lui, la Belle province n’en fait pas assez pour protéger la langue française. « Les Québécois ont tort de considérer que la défense du français est ringarde. Nous sommes tous dans le même bateau, nous devons ramer dans la même direction et surtout éviter les confrontations », a-t-il insisté.

Selon lui, si tous les francophones du pays œuvraient collectivement pour la protection du français, le concept de dualité linguistique du Canada serait possible et  serait plus sensé. « Or, il n’est pas évident de dire aux Québécois, dont plusieurs estiment qu’il est inutile de maintenir des relations serrées avec le reste du pays, de revenir dans le giron de la Francophonie canadienne », s’est-il désolé. Il ajoute qu’un certain travail de sensibilisation auprès des Québécois devrait être effectué afin de raffermir ces relations, « ce qui n’enlève en rien au caractère national du Québec. Les Québécois forment une nation, la Chambre des communes l’a reconnu. »

Une seule Francophonie canadienne
Les Québécois peuvent-ils réellement réintégrer la grande famille de la Francophonie canadienne? « Politiquement, la tâche est difficile, car dans une perspective québécoise, il est plus simple de faire cavalier seul », répond le conférencier.  Or, à son avis, il n’y aucune raison qui explique que le Québec ne veuille pas s’inclure dans le concept de Francophonie canadienne, alors qu’il le fait pour la Francophonie internationale. « C’est complètement contradictoire. Quand on aime une langue, on veut qu’un maximum de gens la parlent! »

C’est d’ailleurs un des moyens privilégiés par Benoît Pelletier pour assurer l’avenir de la langue française au Canada. « La Francophonie canadienne doit devenir une grande société d’accueil. Nous devons travailler ensemble, avec le Québec. C’est ensemble que nous sommes, et c’est ensemble que nous serons », a-t-il conclu.

 

NPD

Le 7 avril dernier, le député François Choquette, porte-parole du NPD en matière de Langues officielles, était de passage à la Cité francophone. Une visite qui ne pouvait pas mieux tomber, puisque les enjeux et les défis ne font que s’accentuer, notamment depuis le rejet définitif de la cause Caron. Voici un état des lieux auprès d’un représentant des langues officielles très à l’écoute lors de cette journée.

Pour Jean Johnson, président de l’ACFA, la rencontre au sommet entre les acteurs de la francophonie albertaine, la première ministre Rachel Notley et le ministre de la Culture et du Tourisme, Ricardo Miranda, est le premier pas vers la création d’une politique sur les services en français.

Rachel girlLa rencontre, qui a eu lieu le 30 mars dernier, étaient attendue depuis longtemps. Or, selon les dires de Jean Johnson, la première ministre était très bien renseignée et s’est tout de suite montrée ouverte à collaborer avec l’ACFA. « Elle a fait des déclarations intéressantes. Par exemple, de nous dire qu’elle était étonnée et gênée d’apprendre que l’Alberta est la seule province qui n’a pris aucune mesure pour reconnaître les francophones comme peuple fondateur du pays. » Va-t-elle corriger le tir? Selon lui, le travail devrait plutôt porter sur le développement d’une politique sur le services en français.

Le contingent franco-albertain souhaitait au départ le développement d’une loi sur les services en français. Or, pour Madame Notley, le contexte économique ne se prête pas à cet exercice. « Une loi exige des investissements, et ce n’est pas le bon moment pour investir », aurait-elle dit.

Questionné à savoir si le jugement de la Cause Caron ne jette pas un peu d’ombre sur le futur développement de cette politique, Jean Johnson répond par la négative. « La loi 60 impose des restrictions au sein de la législature. Mais au niveau des opérations, l’horizon est très ouvert. Il y a plusieurs éléments qui pourraient inciter le gouvernement à reconnaître le statut particulier de la francophonie en Alberta », pense-t-il.

Des paroles, des paroles et encore des paroles?
De l’aveu même de Jean Johnson, ces rencontres avec les premiers ministres ne donnent parfois que du vent et rien de concret. Or, cette fois-ci, le président de l’ACFA a senti un réel désir de la part de la première ministre de faire avancer les choses. « Nous devons déjà rencontrer le ministre responsable de la Francophonie d’ici quelques semaines, monsieur Miranda, pour commencer à travailler sur un processus et développer un plan de match », se réjouit le principal intéressé.

D’autres dossiers ont également été abordés lors de cette rencontre, notamment ceux de l’agrandissement du Campus Saint-Jean et de la création d’un comité aviseur sur les questions de santé des francophones, externe à Alberta Health Services. À suivre.

Dans un récent article publié par le National Post, quelques jours avant le gala des Prix Juno, le chroniqueur David Berry a affirmé que la culture populaire au Canada n’existait pas. En ce qui concerne les Franco-albertains, la situation est-elle la même? La culture francophone de l’Alberta est-elle populaire? Quelques éléments de réponse.

culture pop« Il faut arrêter de croire que la culture canadienne est de la culture populaire, car c’est faux. La culture populaire, c’est la culture américaine », a écrit le chroniqueur du  quotidien pancanadien.  Sylvie Thériault, directrice du Regroupement artistique francophone de l’Alberta (RAFA), juge que ce n’est pas représentatif de la culture franco-albertaine. « Ce n’est pas vrai que les artistes cherchent à se plier aux cultures américaines. Ici, les artistes cherchent à faire connaitre leur voix, leur unicité, leur individualité. Ils ne cherchent pas à se conformer à un certain genre », a-t-elle expliqué.

Les artistes émergents de la Francophonie albertaine se heurtent souvent à des obstacles qui les empêchent de rejoindre un plus large public. Selon Mme Thériault, le problème viendrait du manque d’accessibilité à des agences de production. « Pour se faire voir comme artiste, se faire connaitre, il faut vraiment être novateur dans nos approches. Il faut aller chercher les stratégies. Nous, au RAFA, on regroupe les artistes, mais on n’est pas des agents », a-t-elle soutenu. La directrice ajoute que la situation des artistes franco-albertains est difficile parce que la compétition est immense.

À la radio
La demande pour la diffusion de musique francophone d’ici vient souvent des regroupements d’artistes comme le RAFA, et parfois aussi des artistes eux-mêmes. Or, si le public ne fait pas toujours sonner les lignes téléphoniques pour faire entendre les artistes franco-albertains, les diffuseurs comme Radio-Canada Alberta s’en font un devoir.

Selon les informations du Recensement de 2011, l’Alberta est la province qui connait la plus grande croissance francophone au Canada. La population francophone albertaine a augmenté d'environ 18 % depuis 2006. La situation est la même du côté des arts. « Quand j’ai commencé, je pouvais compter les artistes du RAFA sur les doigts de la main », a déclaré Mme Thériault. « Aujourd’hui, on est à un potentiel de plus de 100 artistes », termine-t-elle. Que penserait David Berry de la variété grandissante de l’offre culturelle franco-albertaine?

 

Capture decran 2015-11-04 a 12.49.34Deux députés représentant les grandes villes de l’Alberta font partie du nouveau Conseil des ministres de Justin Trudeau. Kent Hehr, député de Calgary Centre, a été nommé ministre des Anciens combattants et ministre associé de la Défense nationale. Amarjeet Sohi, député d’Edmonton Mill Woods, est pour sa part le nouveau ministre de l'Infrastructure et des Collectivités.

 

Kent Hehr est bien connu à Calgary. Il a représenté la circonscription provinciale de Calgary-Buffalo à l’Assemblée législative de l’Alberta pendant sept ans. Kent Hehr a annoncé qu’il se présentait comme candidat fédéral libéral dans la circonscription de Calgary Centre à la fin de l’année 2014. Le 19 octobre, jour du scrutin, il a vaincu la candidate conservatrice sortante, Joan Crockatt, avec moins de mille voix d'avance.

DSC01331Depuis la mi-septembre, on peut voir des plaques historiques bilingues apparaitre à Saint-Paul, au cœur du centre-ville. L’organisme « Champions for Change » et ses partenaires ont voulu commémorer les moments marquants de l’histoire du village. À la fois artistiques et informatives, elles accrochent le regard des passants et revitalisent la rue principale tout en célébrant le passé.

 

Depuis l’arrivée du Père Lacombe en 1896, ce village du nord-est de l’Alberta s’est développé grâce au dévouement et à la détermination de ses habitants. Saint-Paul est un village avec une histoire à raconter. Lorsqu’on y habite, on perçoit assez rapidement la richesse du passé de cette région. C’est ce que l’organisme « Champions for Change » désirait célébrer grâce à la création et l’installation de plaques historiques bilingues sur la rue principale du village.

image5Stéphanie Bourgault-Dallaire, une enseignante, mère de deux jeunes enfants et écrivaine, donne une conférence le 19 septembre au centre communautaire Centralta de Legal sur la motivation. En donnant des exemples personnels, elle tentera de donner à son auditoire l’envie et la motivation de réaliser ses rêves les plus fous.

 

« J’en ai le rose aux joues chaque jour quand je travaille sur ma conférence. Ce sera ma première, et je suis vraiment excitée. Je pense que surtout, je veux parler de l’attitude à préconiser face à un projet et au fait qu’il faut rester positif même lorsque le but semble compliqué à atteindre », explique Stéphanie Bourgault-Dallaire.

 

La jeune maman de deux enfants de moins de trois ans a publié le roman Abigaëlle et le date coaching, en mars, et le deuxième tome de sa trilogie, Abigaëlle et la séduction prénatale, sera publié en octobre.

DessinLa Société de la petite enfance et de la famille du sud de l’Alberta (SPEFSA) tient une journée portes ouvertes le 12 septembre pour faire connaître ses ateliers pour les enfants, les adolescents et les mamans. Cette année, l’organisme offre près de dix ateliers les soirs de semaine et la fin de semaine, allant de l’art dramatique à l’activité physique.

JJ

L’organisation du deuxième tournoi de golf de la Fondation franco-albertaine est satisfaite de la température et des profits amassés, même si elle n’a pas atteint son objectif de 5 000 dollars. L’activité du 20 août a généré 4300 dollars qui permettra d’offrir des bourses et de l’aide financière à des francophones de la région de Calgary.

Une trentaine de personnes se sont rendues au club de golf Apple Creek, à quelques kilomètres au nord d’Airdrie pour y participer. Les golfeurs venaient pour la plupart de Calgary et des alentours, mais une dizaine sont venus d’Edmonton.

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