Dimanche 28 octobre à Bonnyville, une trentaine d'aînés du Club de l’Aurore ont pris la parole lors de saynètes mettent en avant des situations d’abus ou de maltraitance. Une façon innovante de sensibiliser aux droits des personnes âgées que la Fédération des aînés franco-albertains (FAFA) en partenariat avec l’Association des juristes d’expression française de l’Alberta (AJEFA) renouvelleront à travers la province.

Sinformer pour saffirmer

BONNYVILLE ACCUEILLE UN GRAND TOURNOI DE VOLLEYBALL

Le tournoi de volleyball a occupé le gymnase de l’école des Beaux-Lacs, à Bonnyville, du jeudi 23 au samedi 25 novembre. La compétition concernait les équipes féminines de la 10e à la 12e année en catégorie 1A. En tout, ce sont près de 200 personnes, en comptant parents et membres de la communauté, qui ont fait le déplacement. Bien organisé, l’événement a montré que Bonnyville pouvait constituer une ville-hôte de qualité.


La 4e édition du francothon annuelle de la Fondation franco-albertaine a encore une fois amassé d’importantes sommes grâce à la générosité de nombreux donateurs. À cet effet, les régions de Saint-Isidore, Bonnyville et Legal ont remis un grand total de 26 065$ à la fondation dans l’objectif d’assurer l’épanouissement de la francophonie en Alberta.

Samedi 24 juin, comme chaque année, la fête de la Saint-Jean est l'occasion de se retrouver et de marquer le début de l'été. La Fête nationale du Québec est également célébrée en Alberta par les communautés francophones. Les ACFA régionales de Canmore-Banff, Grande Prairie et Bonnyville-Cold Lake n'ont pas dérogé à la tradition. Malgré des programmes bien différents, la Saint-Jean a été couronnée de succès dans les trois régions.

carrefour-2-L’école Maurice Lavallée a vu son Carrefour fermer boutique voilà plusieurs semaines. En juin 2015 le Carrefour, basé alors à la Cité francophone, avait été délocalisé au Campus Saint-Jean depuis son rachat par l’Université de l’Alberta.  L’idée originale d’un Carrefour francophone rassemblant la communauté autour du livre s’éteint à petit feu. Si les bonnes intentions sont là, la vision n’y est toujours pas ou a tout simplement disparu. Que va-t-il advenir du Carrefour ? La question reste en suspens.  

 

« Le Carrefour a besoin de renaître, il faut une personne avec la bonne vision et la passion ; si tous ces éléments se regroupent, la communauté suivra », déclare Danielle Dentinger, fille de feu Carole Roy. Mme Dentinger y a travaillé pendant 12 ans, du temps où sa mère était alors gérante en chef de la librairie, entre la fin des années 80, et ce, jusqu’en 2004.

Déjà connue dans le milieu de l’éducation francophone en Alberta, l’enseignante Simone Desilets, née à Bonnyville, est réputée pour son sens de l’écoute et son désir d’aider les autres. Cela l’a amené à faire du bénévolat outremer, chaque été depuis 2012. D’ailleurs, elle vient de débuter son nouveau périple au Togo, jusqu’en fin juillet. Portrait d’une Franco-Albertaine d’exception et de sa façon de changer le monde, une personne à la fois.

À Ottawa au moment de l’entrevue, Simone Desilets quittait le pays quelques heures plus tard pour son quatrième voyage avec le Projet outremer, qui envoie chaque année quelques dizaines d’enseignants canadiens bénévoles vers d’autres pays pour offrir de la formation au corps professoral du pays hôte. « Étant jeune, j’ai eu la chance d’avoir plusieurs enseignants venant d’autres pays à travers le monde, ou des enseignants qui ont voyagé. Comme jeune fille, c’est resté », admet-elle. « J’ai commencé à m’impliquer avec la Fédération canadienne des enseignants lorsque j’ai appris que l’on cherchait des enseignants bénévoles pendant l’été pour faire de la formation. Je connaissais le programme depuis longtemps et j’ai toujours été tentée de le faire, mais les circonstances familiales n’étaient pas en ma faveur », se souvient Mme Desilets, aussi mère de deux enfants. Une fois que ceux-ci étaient assez vieux, elle a tenté sa chance et a été sélectionnée pour un premier voyage, en Ouganda.

 

Forte du succès que connaît la cabane à sucre à Bonnyville, la famille Tellier a accueilli cette année sur son épinettière le lever du drapeau franco-albertain et le lancement du guide touristique de l’Alberta en français lors de son événement annuel des sucres.

Au rythme des cuillères du groupe Les Bûcherons, et suivant la bonne odeur de jambon et de fèves au lard, les 500 invités de la cabane à sucre se sont amassés dans la clairière sur la propriété de la famille Tellier. Le temps de se mettre à leur aise, ils ont ensuite été encouragés à se joindre à l’hymne national chanté par Rachelle, une jeune fille de la région, alors que la mascotte franco-albertaine, Gribbit, levait le drapeau.

Cette clairière entre les conifères, recouverte de copeaux de bois pour le confort des participants, appartient à la famille Tellier depuis 1928. Elle fait partie du terrain de la ferme avoisinante, que possède la troisième génération de Tellier, « et bientôt la quatrième », rappelle le patriarche, Louis Tellier.

« À l’origine, dans les débuts 1900, c’était les Marcelet. C’était tous des francophones qui étaient ici dès le début. Ensuite ça s’est vendu à un M. Côté, M. Cayouette, M. Vallaire-Roy, puis ensuite M. Vallaire-Roy nous l’a vendu. Nous, on est voisin au sud ici, donc ça nous a accommodé beaucoup pour agrandir pour l’agriculture », dit-il.

Depuis 9 ans, Gaby et Louis Tellier accueillent la cabane à sucre régionale. Mais rien n’aurait été possible sans la communauté. « Chacun fait sa petite part et à la fin de la journée, ce n’est pas si mal que ça parce que tout se passe bien, affirme Louis Tellier. Tu vois les femmes à la cuisine, moi je claire le site, un autre monsieur transporte la rip. Tout est fait comme une coopérative. Moi j’aime beaucoup ça. »

L’organiste Jeanne Robinson a réussi une impressionnante collecte de fonds pour réparer le vieil orgue de l’église de Bonnyville. La somme amassée permettra à un spécialiste de la société Casavant de venir à début décembre pour donner une nouvelle jeunesse à l’instrument.

« Chaque fois qu’un réparateur venait, j’allais à l’église le rencontrer et il disait toujours : ce que je fais ici, c’est comme un petit pansement, votre orgue a vraiment besoin d’une bonne réparation », raconte l’organiste Jeanne Robinson, qui est aussi représentante du Nord-Est au sein du conseil d’administration de l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA).

La musicienne fait alors estimer le coût d’une réparation complète de l’orgue, dont le cuir commence à se fendre. Le devis est salé : environ 70 000 $. « J’en avais parlé à la paroisse qui trouvait ça pas mal dispendieux. J’ai dit : moi je vais m’en occuper. » Elle décide donc d’aller frapper à la porte des commerces et des paroissiens pour tenter de réunir la somme requise. « N’importe quelle donation était très appréciée : 5, 10, 15, 20 $… », précise-t-elle.

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