Pour Jean Johnson, président de l’ACFA, la rencontre au sommet entre les acteurs de la francophonie albertaine, la première ministre Rachel Notley et le ministre de la Culture et du Tourisme, Ricardo Miranda, est le premier pas vers la création d’une politique sur les services en français.

Rachel girlLa rencontre, qui a eu lieu le 30 mars dernier, étaient attendue depuis longtemps. Or, selon les dires de Jean Johnson, la première ministre était très bien renseignée et s’est tout de suite montrée ouverte à collaborer avec l’ACFA. « Elle a fait des déclarations intéressantes. Par exemple, de nous dire qu’elle était étonnée et gênée d’apprendre que l’Alberta est la seule province qui n’a pris aucune mesure pour reconnaître les francophones comme peuple fondateur du pays. » Va-t-elle corriger le tir? Selon lui, le travail devrait plutôt porter sur le développement d’une politique sur le services en français.

Le contingent franco-albertain souhaitait au départ le développement d’une loi sur les services en français. Or, pour Madame Notley, le contexte économique ne se prête pas à cet exercice. « Une loi exige des investissements, et ce n’est pas le bon moment pour investir », aurait-elle dit.

Questionné à savoir si le jugement de la Cause Caron ne jette pas un peu d’ombre sur le futur développement de cette politique, Jean Johnson répond par la négative. « La loi 60 impose des restrictions au sein de la législature. Mais au niveau des opérations, l’horizon est très ouvert. Il y a plusieurs éléments qui pourraient inciter le gouvernement à reconnaître le statut particulier de la francophonie en Alberta », pense-t-il.

Des paroles, des paroles et encore des paroles?
De l’aveu même de Jean Johnson, ces rencontres avec les premiers ministres ne donnent parfois que du vent et rien de concret. Or, cette fois-ci, le président de l’ACFA a senti un réel désir de la part de la première ministre de faire avancer les choses. « Nous devons déjà rencontrer le ministre responsable de la Francophonie d’ici quelques semaines, monsieur Miranda, pour commencer à travailler sur un processus et développer un plan de match », se réjouit le principal intéressé.

D’autres dossiers ont également été abordés lors de cette rencontre, notamment ceux de l’agrandissement du Campus Saint-Jean et de la création d’un comité aviseur sur les questions de santé des francophones, externe à Alberta Health Services. À suivre.

Dans un récent article publié par le National Post, quelques jours avant le gala des Prix Juno, le chroniqueur David Berry a affirmé que la culture populaire au Canada n’existait pas. En ce qui concerne les Franco-albertains, la situation est-elle la même? La culture francophone de l’Alberta est-elle populaire? Quelques éléments de réponse.

culture pop« Il faut arrêter de croire que la culture canadienne est de la culture populaire, car c’est faux. La culture populaire, c’est la culture américaine », a écrit le chroniqueur du  quotidien pancanadien.  Sylvie Thériault, directrice du Regroupement artistique francophone de l’Alberta (RAFA), juge que ce n’est pas représentatif de la culture franco-albertaine. « Ce n’est pas vrai que les artistes cherchent à se plier aux cultures américaines. Ici, les artistes cherchent à faire connaitre leur voix, leur unicité, leur individualité. Ils ne cherchent pas à se conformer à un certain genre », a-t-elle expliqué.

Les artistes émergents de la Francophonie albertaine se heurtent souvent à des obstacles qui les empêchent de rejoindre un plus large public. Selon Mme Thériault, le problème viendrait du manque d’accessibilité à des agences de production. « Pour se faire voir comme artiste, se faire connaitre, il faut vraiment être novateur dans nos approches. Il faut aller chercher les stratégies. Nous, au RAFA, on regroupe les artistes, mais on n’est pas des agents », a-t-elle soutenu. La directrice ajoute que la situation des artistes franco-albertains est difficile parce que la compétition est immense.

À la radio
La demande pour la diffusion de musique francophone d’ici vient souvent des regroupements d’artistes comme le RAFA, et parfois aussi des artistes eux-mêmes. Or, si le public ne fait pas toujours sonner les lignes téléphoniques pour faire entendre les artistes franco-albertains, les diffuseurs comme Radio-Canada Alberta s’en font un devoir.

Selon les informations du Recensement de 2011, l’Alberta est la province qui connait la plus grande croissance francophone au Canada. La population francophone albertaine a augmenté d'environ 18 % depuis 2006. La situation est la même du côté des arts. « Quand j’ai commencé, je pouvais compter les artistes du RAFA sur les doigts de la main », a déclaré Mme Thériault. « Aujourd’hui, on est à un potentiel de plus de 100 artistes », termine-t-elle. Que penserait David Berry de la variété grandissante de l’offre culturelle franco-albertaine?

 

640px-Kids at daycareSelon une série de sondages conduits en 2016 par la Fédération des Parents Francophones de L’Alberta (FPFA), il n’y a pas suffisamment de places dans les garderies en milieu francophone. Un constat qui inquiète la FPFA ainsi que les parents. L’un des risques principaux étant de voir le taux d’assimilation augmenter. Une étude conjointe avec le Conseil de Développement Économique (CDÉA) est en cours, afin de trouver une solution au problème, à savoir : vers quel modèle économique les garderies francophones pourraient-elles tendre ?  

« L’impact de mettre un enfant dans un service de garde en anglais amène l’enfant à avoir des besoins de francisation » explique Mireille Péloquin, directrice de la Fédération des Parents francophones de L’Alberta (FPFA). Le risque de voir par la suite de très jeunes enfants continuer dans un système éducatif anglophone est grand. « …On voit vraiment le service de garde comme une porte d’entrée à une identité culturelle, une identité francophone » souligne la directrice de la FPFA. Le manque de places dans les garderies interfère donc directement avec le processus d’apprentissage linguistique chez les touts petits.

Capture decran 2015-11-04 a 12.49.34Deux députés représentant les grandes villes de l’Alberta font partie du nouveau Conseil des ministres de Justin Trudeau. Kent Hehr, député de Calgary Centre, a été nommé ministre des Anciens combattants et ministre associé de la Défense nationale. Amarjeet Sohi, député d’Edmonton Mill Woods, est pour sa part le nouveau ministre de l'Infrastructure et des Collectivités.

 

Kent Hehr est bien connu à Calgary. Il a représenté la circonscription provinciale de Calgary-Buffalo à l’Assemblée législative de l’Alberta pendant sept ans. Kent Hehr a annoncé qu’il se présentait comme candidat fédéral libéral dans la circonscription de Calgary Centre à la fin de l’année 2014. Le 19 octobre, jour du scrutin, il a vaincu la candidate conservatrice sortante, Joan Crockatt, avec moins de mille voix d'avance.

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L’organisation du deuxième tournoi de golf de la Fondation franco-albertaine est satisfaite de la température et des profits amassés, même si elle n’a pas atteint son objectif de 5 000 dollars. L’activité du 20 août a généré 4300 dollars qui permettra d’offrir des bourses et de l’aide financière à des francophones de la région de Calgary.

Une trentaine de personnes se sont rendues au club de golf Apple Creek, à quelques kilomètres au nord d’Airdrie pour y participer. Les golfeurs venaient pour la plupart de Calgary et des alentours, mais une dizaine sont venus d’Edmonton.

 

Le Regroupement artistique francophone de l’Alberta (RAFA) a engagé celle qui a été sa présidente de 2007 à 2012. Josée Thibeault sera la responsable des services aux arts. Le RAFA l’a engagée dans le cadre de sa planification stratégique visant à revoir son offre et à réorganiser ses postes en fonction des besoin de l’industrie artistique francophone de l’Alberta.

L’actuelle ministre fédérale de la Santé, Rona Ambrose, avait annoncé en février dernier l’obligation pour les compagnies pharmaceutiques de dévoiler leurs pénuries de médicaments, chose qui avait longtemps été réclamée par le milieu de la santé à travers le pays. Environ cinq mois plus tard, les problèmes de pénuries ne semblent toujours pas réglés.

Cette réglementation récente rappelle le projet de loi C-523, battu en chambre une année plus tôt : le projet, déposé par le Nouveau Parti démocratique (NPD), suggérait déjà de rendre la divulgation des pénuries de médicaments obligatoire, imposant des sanctions à quiconque omettrait d’en informer les services de santé. C’est la députée de  Saint-Bruno–Saint-Hubert, Djaouida Sellah, qui était derrière le projet de loi. « J’avais présenté le projet de loi qui avait demandé au gouvernement de rendre la divulgation des pénuries de médicaments obligatoire, chose qui était faite auparavant de façon volontaire », confirme la députée néo-démocrate. Or, un an plus tard, les conservateurs ont ramené le projet sur le tapis, l’adoptant « en grande pompe », au dire de la députée.

Les grandes villes de l’Alberta ont joint la campagne « 20 000 foyers » de l’Alliance canadienne pour mettre fin à l’itinérance lancée à Toronto le 16 juin. En tout, 21 municipalités à travers le pays se donnent trois ans pour atteindre l’objectif d’héberger les 20 000 sans-abri les plus
vulnérables du pays dans des logements sociaux.


Chaque nuit, 35 000 per­sonnes à travers le Canada dorment dans la rue ou dans un refuge pour sans-abri. Vingt-et-une municipalités canadiennes, dont six sont albertaines (soit Calgary, Edmonton, Grande Prairie, Lethbridge, Medicine Hat et Red Deer), se sont engagées à mettre les ressources en place pour donner un toit à 20 000 d’entre elles. Chacune des mu­nicipalités se fixe ses propres cibles à atteindre. Calgary et Edmonton ont des objectifs très ambitieux, selon l’Alliance canadienne, pour mettre fin à l’itinérance, sans préciser le nombre de sans-abri qu’elles voudraient aider.

Pour y mettre fin l’Alliance s’est inspirée de la campagne « 100 000 foyers » aux États- Unis, qui a réussi à assigner plus de 105 000 personnes dans des résidences permanentes.

L’industrie du film en Alberta est en plein essor. La région de Calgary à elle seule génère environ 100 millions de dollars en revenus chaque année. L’organisme Développement économique Calgary (Calgary Economic Development) croit qu’en l’espace de cinq ans, ces profits pourraient quintupler si la province, qui offre des mesures incitatives et des subventions aux compagnies venant produire un film ou une série télé en Alberta, investissait davantage.

Un mois après la création de Productions Loft, le téléphone des deux cofondateurs, Steve Jodoin et Marie-France Guerrette, commence à sonner. Ils n’ont peut-être pas encore signé de contrat avec un client, mais les organismes oeuvrant en français ou en anglais commencent à les questionner sur les services qu’ils offrent. « Plusieurs personnes m’approchaient pour me demander quelle entreprise de production elles devraient engager pour produire du contenu vidéo. Au fil du temps, je me suis rendu compte qu’il y avait un besoin. C’était rendu compliqué de les référer, Marie-France et moi avons donc décidé de le faire nous-mêmes », lance le cofondateur de Productions Loft et réalisateur, Steve Jodoin.

L’ouverture officielle du Centre albertain d’information juridique (CAIJ) de l’AJEFA (Association des juristes d’expression française de l’Alberta) aura lieu le jeudi 30 avril à La Cité francophone. Le CAIJ est en fait ouvert de façon informelle depuis le 1er février.

La continuité de la clinique

« Toutes les activités de la clinique [juridique] sont transférées au centre », précise son directeur Ali Rachid.

Le centre continuera donc à proposer de l’information juridique gratuite (c’est-à-dire référer les clients aux dispositions législatives et règlementaires susceptibles d’être pertinentes, à la différence d’un avis juridique qui offre une opinion sur une situation donnée), en français ou en anglais, de façon confidentielle. « Nous pouvons accueillir la personne pour environ 30 minutes, donner l’information juridique ou orienter vers les organismes appropriés », explique M. Rachid. Les demandes les plus courantes concernent le droit du travail, le droit de l’immigration, le droit de la famille et le droit immobilier.

Au besoin, l’organisme peut aussi mettre en relation ses clients avec des avocats francophones.

Par ailleurs, le service d’assermentation créé en janvier est maintenu.

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