Le 23 avril à La Cité francophone, 80 élèves francophones de la 6e à la 9e année ont pris part à la deuxième journée du mentorat organisée par l’AJEFA. Les nouveaux mentors transmettront ensuite les savoirs acquis aux élèves du projet Espoir.

C’est la deuxième année que l’Association des juristes d’expression française de l’Alberta (AJEFA) permet à plusieurs jeunes francophones d’acquérir des connaissances dans le but qu’une fois de retour dans leur école, ils puissent enseigner ce qu’ils ont appris aux jeunes du programme Espoir du Conseil scolaire Centre-Nord (CSCN).  Le rôle de ce projet, c’est d’accompagner et soutenir les élèves en transition. C’est-à-dire qu’ils vivent un déménagement, qu’ils éprouvent un deuil, un divorce, etc.

Jeudi 23 avril à La Cité francophone, 80 élèves de la 6e à la 9e année – issus des écoles À la Découverte, Alexandre-Taché, Gabrielle-Roy, Joseph-Moreau et Père-Lacombe – ont ainsi participé à douze ateliers de formation. On pouvait par exemple monter une saynète sur la cyberintimidation ou pratiquer des activités telles que le théâtre, la cuisine ou la musique.

C’est ce qu’a dit l’accusé à la fin du procès simulé par les élèves du cours de droit criminel de l’école de la Rose Sauvage. Ce procès a eu lieu au palais de justice de Calgary le 18 avril, en présence d’une vraie juriste comme juge, d’un jury de 12 personnes et de 17 membres du public.

Cette phrase en titre se dit sans doute toujours mieux quand on est déclaré « innocent », mais dans ce cas-ci l’accusé a été trouvé « coupable » de posséder une arme à feu sans permis, mais heureusement « innocent » quant au chef d’accusation voulant qu’il ait braqué cette arme sur quelqu’un, dans le contexte d’une soirée de fête qui avait mal tourné. Le personnage accusé a su tirer son épingle du jeu car le procès n’a pas été facile, avec la partie adverse armée d’arguments persuasifs et d’un tas de questions.

De la préparation pour ce procès simulé, il y en a eu pendant plus de deux mois, notamment grâce au travail des six élèves, de Marc Fecteau, enseignant responsable des cours de droits à l’école de la Rose Sauvage, et de Me Bianca Kratt, avocate et membre de l’Association des juristes d’expression française de l’Alberta (AJEFA).

 

L’équipe de préparation ce procès criminel simulé (de gauche à droite) : Me Bianca Kratt, avocate, Alison Berthelot (jouant le rôle de l’avocate de la défense), Martin Vachon (l’accusé), Mariem Ghunay (témoin de la défense), Rebecca Jones (procureure de la poursuite), Jonathan Boulanger (victime), M. Marc Fecteau, enseignant, et Catherine Lacombe (rôle de policière, témoin de la poursuite).

Le 17 avril à La Cité francophone, six personnes ont pu profiter d’une formation gratuite sur le thème ‘‘Développer et adapter ses activités scolaires en fonction du programme d’études albertain et du niveau de français des élèves’’, dans le cadre du projet Accent. 

« L’ACFA (Association canadienne-française de l’Alberta) nous a demandé de développer cette formation pour aider les pourvoyeurs de services à aller atteindre les objectifs très spécifiques du milieu scolaire de l’Alberta », raconte Anita Rudichuk. Elle et Huguette Hébert ont ainsi animé l’atelier ‘‘Développer et adapter ses activités scolaires en fonction du programme d’études albertain et du niveau de français des élèves’’, vendredi 17 avril à La Cité francophone, à Edmonton.

« J’ai une compagnie (Tradansa, NDLR) qui offre des ateliers de danse en milieu scolaire. J’adapte ma formation aux différents milieux langagiers. J’ai appris quelque chose et je suis là pour le transmettre, explique simplement Mme Rudichuk. Je me suis associée à Huguette qui a un bagage universitaire et a enseigné à de futurs enseignants. » Aujourd’hui à la retraite, Mme Hébert a plus de 25 ans d’expérience en éducation. « J’ai eu un contrat avec le ministère de l’Éducation pour développer le guide [albertain] de mise en œuvre du programme d’éducation physique adapté à l’immersion et au milieu francophone », prend-elle pour exemple.

Le Conseil des écoles fransaskoises (CEF) a décidé de transférer l’école Sans-Frontières de Lloydminster au Conseil scolaire Centre-Nord le 2 juillet prochain. Lors de la rencontre organisée en novembre dernier, le CEF avait évoqué des problèmes financiers liés à la contribution moindre de l’Alberta pour chacun de ‘‘ses’’ élèves (par rapport à la Saskatchewan). Or plus de trois quarts des enfants de cette école viennent de l’Alberta...

« C’était un choix très difficile. On a réfléchi longtemps, on a regardé toutes les alternatives… La pire de toutes, c’était de fermer l’école aux élèves de l’Alberta », raconte André Denis, président du Conseil scolaire fransaskois (CSF, la table des élus). Ce choix, c’est le transfert de la gestion de l’école Sans-Frontières de Lloydminster au Conseil scolaire Centre-Nord (CSCN), décidé vendredi 27 mars. Techniquement, l’école fermera le 2 juillet – pendant les vacances donc – et rouvrira dans la foulée, probablement dès le lendemain.

Une des raisons de ce transfert : un manque d’argent au Conseil des écoles fransaskoises (CEF, l’entité administrative). Sur les 46 élèves que compte l’école francophone, 34 viennent de l’Alberta ; or la province n’offre que 13 000 $ annuels par élève, contre 21 000 $ en Saskatchewan.

Près de 80 personnes ont répondu à l’appel du Conseil scolaire Centre-Nord (CSCN), qui a invité de nombreuses familles de Sherwood Park et des environs à assister à une rencontre d’information le 23 mars sur la possibilité d’ouvrir une école francophone dans leur communauté. Devant cette salle comble de l’hôtel de ville de Sherwood Park –composée de parents, enseignants, conseillers scolaires et directions d’école –, le directeur général du CSCN, Henri Lemire, a présenté le projet d’école.

D’emblée, il a affirmé qu’il serait possible d’ouvrir une école francophone à Sherwood Park, de la prématernelle à la 6e année, dès septembre 2015. Selon le directeur général, il y a suffisamment d’ayant-droits dans la région. Environ 150 enfants inscrits dans les écoles du CSCN vivent à Sherwood Park. Le conseil a aussi calculé, à partir de données partagées par les conseils Elk Island Public et Elk Island Catholic, que près de 450 enfants d’ayant-droits sont inscrits dans les écoles anglophones et d’immersion de la région.

Mardi 10 mars, les députés albertains ont voté en faveur du projet de loi 10 amendé favorisant la création d’alliances gais-hétéros dans les écoles. Une décision soutenue par les conseils scolaires francophones de la province*.
Alors que la version initiale du projet de loi 10 autorisait les conseils d’écoles à bloquer l’éventuelle création d’alliances gais-hétéros, la troisième version a finalement fait sauter ce verrou. Mardi 10 mars à l’Assemblée législative de l’Alberta, le projet de loi amendé a été voté à la quasi-unanimité.

Une alliance gais-hétéros est un groupe dirigé par des élèves au sein d’une école offrant un lieu de soutien et de socialisation pour réunir les jeunes en minorité sexuelle (gais, lesbiennes, bisexuels, transgenres…) et les hétérosexuels. L’un des objectifs est de lutter contre le sexisme et l’homophobie.

Au moins trois des quatre conseils francophones de l’Alberta* se disent prêts à appliquer la loi même si, pour le moment, aucune demande de création d’alliance n’a été enregistrée.

« On est super content que cette loi ait été adoptée comme ça, réagit Kevin Bell, le président du Conseil scolaire Centre-Nord. On était rendu à la 7e ébauche d’une politique qui ressemble en tous points à la loi… Ça s’accorde merveilleusement bien. » Pas question de mettre en place une différenciation entre les écoles publiques et les écoles catholiques. « C’est une question de droits humains, pas de religion ou de croyance personnelle », insiste M. Bell.

Vert et or. Ce sont les couleurs officielles de l’Université de l’Alberta, mais on ne peut pas dire que ce soient les couleurs que l’on trouve dans ses coffres-forts. Après des coupures importantes de 147 millions de dollars en 2013, les institutions postsecondaires en Alberta ont souffert et ont dû être créatives pour maintenir leur niveau de service. Certes, elles ont survécu, mais encore une fois, on dirait que ce sont les étudiants qui vont devoir fouiller dans leurs poches vides pour payer l’addition.

En avril 2013, la première ministre Alison Redford avait promis que le budget du gouvernement de l’Alberta ne serait pas équilibré sur le dos des étudiants. Néanmoins, ces derniers jours, c’est un tout autre refrain que nous entendons de la part de M. Prentice.À cause de la situation économique précaire, Jim Prentice a annoncé aux Albertains une des options qu’il considère pour ménager le portefeuille albertain: l’augmentation des frais de scolarité.

Telles sont les sages paroles de M. Lemire au sujet de la contentieuse question des trois écoles de Legal.

Voici les faits tels que rapportés par la journaliste Paula Simons dans le Edmonton Journal du mardi 17 février 2015: une école catholique anglophone (Legal School) n’ayant que 220 élèves pour 475 places refuse d’accommoder une petite école publique anglophone qui se cherche de l’espace. Il se trouve aussi dans le village une école catholique francophone (Citadelle) de 140 élèves occupant un ancien (1923) couvent réaménagé et une salle communautaire.

Le surintendant de la première avance que « le partage n’est pas facile » avec les non-catholiques parce qu’ « une infiltration se produit » (pour qu’on ne m’accuse pas de trahison déloyale du sens, je vous donne les autres mots du dictionnaire pour traduire le mot anglais employé « permeation » : « pénétration » et « imprégnation »). Et, ajoute-t-il, dans les paroles rapportées par la journaliste : « Quand les écoles catholiques partagent un espace avec les écoles publiques, cela peut saper (« undermine ») la capacité des écoles catholiques à garder les espaces d’enseignement complètement catholiques ». En d’autres mots, comme le disaient certains parents catholiques dans les années 1980 à Maurice-Lavallée, on ne veut pas que nos enfants soient contaminés par les non-catholiques!

Vendredi 20 février, dans le cadre du 7e Forum local d’Edmonton organisé par l’organisme Français pour l’avenir au Campus Saint-Jean, quelque 230 élèves de la 10e à la 12e année ont participé à une quinzaine d’ateliers, notamment un consacré au journalisme et un autre consacré aux sciences.

Destinés aux jeunes de la 10e à la 12e année de français langue maternelle, langue seconde ou immersion, le Forum local d’Edmonton propose de passer une journée au Campus Saint-Jean pour participer à diverses activités en français. Environ 230 élèves du Grand Edmonton, mais aussi de Cold Lake, Plamondon, Bonnyville, Red Deer, Wainwright, Saint-Paul ou encore Spruce Grove ont répondu à l’appel le vendredi 20 février.

Outre la conférence  du président de l’Alliance française Todd Babiak (lire ci-dessous), les jeux brise-glace, la cabane à sucre et le spectacle d’Isaël Huard, les écoliers pouvaient choisir deux ateliers parmi la quinzaine qui était proposée : leadership, cuisine, raquette, danse franco-canadienne, jonglerie, zumba...  mais aussi vidéo-journalisme et labo de sciences. Ces deux derniers ont attiré notre attention.

Après l’annulation de sa dette vis-à-vis de l’Université de l’Alberta en juin 2014, le Campus Saint-Jean est reparti sur des bases saines mais doit désormais élaborer de nouveaux programmes pour résister à la prochaine vague de coupures annoncée par le gouvernement.

« Il est certain qu’à l’heure actuelle, l’Université de l’Alberta peut difficilement éponger des coupures supplémentaires », reconnaît le doyen du Campus Saint-Jean (CSJ) Pierre-Yves Mocquais. Après les coupures de 7% imposées par le gouvernement Redford, celles du gouvernement Prentice devraient tourner autour de 5%. En cause : la chute du prix du pétrole qui aurait fait perdre 7 milliards de dollars à la Province ces six derniers mois.

« L’Université est en train d’envisager des moyens pour permettre aux facultés de se retourner, explique le doyen. Elle essayera de faire le pont financièrement de manière à ce que les facultés soient en mesure de générer certains revenus. » Dans le cas du CSJ, la création de nouveaux certificats professionnels permettrait de générer les revenus nécessaires. Il s’agirait de formations post-bac en deux ans, principalement destinées aux professionnels. Des cours qui  pourraient être suivis sur des périodes intensives d’un mois.

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